[93] Seine Saint-Denis n°74 octobre 2018
[93] Seine Saint-Denis n°74 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de octobre 2018

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre, les spectateurs à l'honneur !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Service public Emploi La Seine-Saint-Denis bien aiguillée sur la mode Au fi l des fi lières de formation liées aux métiers de la mode, la Seine-Saint-Denis tisse sa toile dans ce secteur. Illustration avec Esmod, fraîchement installée à Pantin, dont nous avons suivi la rentrée. Par Frédéric Haxo Photographie Nicolas Moulard 18 N°74 OCTOBRE 2018 SEINE-SAINT-DENIS Dans l’ancien vestiaire de l’ex-succursale de la Banque de France à Pantin reconverti en « lounge » pour les étudiants d’Esmod, la plus ancienne des écoles de mode créée en 1841, Nathan, Julia, Noah et Charline rêvent en grand pour leur rentrée des classes dans ce lieu chargé d’histoire. Ces quatre récents bacheliers imaginent déjà leur avenir à l’issue de leur cursus de trois ans au sein de l’ISEM Fashion Business, l’école de commerce d’Esmodqui dispense une formation dédiée au marketing et à la communication appliquée au secteur de la création, de l’industrie de la mode et du luxe. « Être ici va nous ouvrir beaucoup de portes », résume Charline. « C’est l’école la plus réputée de la mode. » Laquelle a choisi de s’agrandir et d’installer au printemps 2018 une partie de ses locaux pari-
siens en Seine-Saint-Denis, territoire où les formations liées à la mode forment un solide maillage (lire notre encadré) made « In Seine- Saint-Denis », défendu par de nombreux ambassadeurs de la marque territoriale. Venue de Vendée, Julia a donc appris à situer Pantin et la Le secteur de la mode tisse sa toile Seine-Saint-Denis sur une carte et y a emménagé « avec l’envie de découvrir une ville qui bouge », sur le explique celle qui se « verrait territoire bien organiser un jour des défi- lés pour une grande marque ». His- toiredepro prolonger une « passion de la mode communiquée en partie par ma grand-mère couturière ». Un atavisme partagé par Noah et Nathan  : le premier marche sur les traces d’une « tante directrice de collection », le second a beaucoup « observé une grand-mère brodeuse ». Mais pour l’heure, il s’agissait de « broder », ce matin-là, sur un test d’anglais… Un réseau Made in Seine-Saint-Denis Des premiers pas dont Marie Reichenbach est déjà loin. A 25 ans, la jeune femme bouclera en 2019 sa 3e année du cursus de responsable stratégie commerciale et communication avec l’ambition de devenir « acheteuse pour une maison de mode ou de travailler dans la presse mode ». En attendant, elle s’est promise de prendre le temps de découvrir davantage le quartier  : « J’ai repéré la brasserie Gallia, le Dock B  : comme on est une école très jeune avec beaucoup de nationalités différentes, ils peuvent être des endroits où se retrouver. » Exactement le dessein qu’imagine Christine Walter -Bonini, la directrice de l’école, pour les locaux d’Esmodqui accueillent 450 élèves  : « Nous sommes ici dans une volonté de ne pas rester enfermés dans notre tour d’ivoire, ce qui serait l’antithèse de la mode. » Esmods’est donc déjà rapprochée de différents ambassadeurs du « In Seine-Saint-Denis », comme l’école de mode Casa 93 de Saint-Ouen ou le créateur Jean-Luc François, dont l’association agit en Seine-Saint-Denis pour rendre les métiers de la mode plus accessibles. Et à Pantin toujours, les Compagnons du Devoir, spécialistes de la maroquinerie et de la cordonnerie, font aussi partie du cercle des partenaires de l’école. Bref, Esmodn’avance pas seule, pour la plus grande satisfaction de sa directrice  : « On se sent bien dans le 93 », sourit-elle, « parce que c’est un département avec un bouillonnement artistique incroyable et une énergie folle. Et c’est ce qui fait bouger la mode... » Plus de 80 métiers différents… En dehors du vaisseau amiral d’Esmod, les voies sont multiples pour accéder à un secteur qui, selon la Fédération de la haute couture et de la mode, regroupe plus de 80 métiers. Sans être exhaustif, sachez donc qu’en Seine-Saint-Denis, des bacs « métiers de la mode et vêtements » sont proposés dans les lycées professionnels d’Aubervilliers, Saint-Denis, Noisy-le-Sec ou Bondy. Un BTS peut prolonger ce bac. D’autres voies sont aussi possibles comme celle des Compagnons du Devoir qui forment depuis 2015 à Pantin des cordonniers ou des maroquiniers. Ou encore la Casa 93, école de mode sans conditions de diplôme, installée depuis 2017 à Saint-Ouen. Enfin, avec son association, le créateur pantinois Jean-Luc François travaille à développer les compétences des personnes éloignées de l’emploi (chômeurs, bénéficiaires du RSA) dans le secteur textile. N°74 OCTOBRE 2018 SEINE-SAINT-DENIS 19



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