[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : COP21 pour le climat, tous égaux et responsables !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mis en place une pédagogie alternative supplémentaire pour les aider à surmonter leurs difficultés scolaires. Ça nous a conduits à avoir une grande amitié avec ces jeunes. Ils ont passé le bac l’an dernier et ont obtenu plus de 90% de réussite. « Le personnage fondateur, inspirateur, c’est Gabriel Garran. » Le théâtre de la Commune a 50 ans. Que vous inspire son histoire ? Le personnage fondateur, inspirateur c’est Gabriel Garran. Pourquoi on fait naître dans un lieu de stricte pauvreté un théâtre alors qu’il y a tellement de théâtres parisiens ? Pourquoi on fait ça ? Quelle est l’originalité de ce lieu ? C’est de là que sont nées les pièces d’actualité. Chercher le théâtre, le mettre en crise, l’agiter dans tous les sens pour voir comment il va être vivant, c’est la grande spécialité de Brigitte Jaques. Alfredo Arias et Didier Bezace ont réussi à rassurer tout le monde. Ils ont réussi quelque chose de très populaire. Vous avez monté une brigade au théâtre de La Commune. Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des gens qui m’avaient écrit parce qu’ils avaient vu Hypérion, parce qu’ils étaient contents que je sois nommée. Ils étaient 70 à peu près, je leur ai dit de venir. Le samedi matin, le dimanche matin, on travaille ensemble. Et ils ont d’excellentes idées. Si on arrive à créer de l’amitié avec les gens en prenant le temps de se connaître, le lien avec le théâtre va se faire… et ce sera profond. +web Marie-Josée Malis nous parle de sa prochaine création sur seine-saint-denis.fr/12639 Lire le reportage sur la pièce 81 avenue Victor- Hugo sur seine-saint-denis.fr/12605 32 N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS La sélection Instagram Vous aussi postez vos photos de la Seine-Saint-Denis sur Instagram avec le hashtag #SSD93. À Saint-Denis, maraîchage et jardin d’insertion… par @diboq Découvrez toutes les photos sur instagram.com/seine_saint_denis ou scannez ce QR code I Bénévolat fraternel Les petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles pour accompagner régulièrement des personnes âgées isolées, en situation de précarité ou malades. L’association a actuellement besoin d’accompagnant-e-s et de visiteurs en établissements et à domicile. N°Indigo  : 0 825 833 822
Elsa Pharaon Cette directrice de casting dans le le cinéma a travaillé pour les plus grands. Elle s’intéresse aux beautés « atypiques » qu’elle trouve parfois au coin de sa rue. Par Isabelle Lopez Photographie Bruno Lévy.elluso(g lesproeffluseg> roll &D'Orj mllgo m'.ellz Portrait Casting-caméléon Cet été, en rentrant chez elle à 3 heures du matin, Elsa a arrêté des jeunes gens dans sa rue. Elle cherchait des ados pour tourner dans le prochain film de Mia Hansen-Løve, L’avenir. Cette Romainvilloise très attachée à la Seine-Saint-Denis (elle a vécu à Bagnolet et aux Lilas) fonctionne à l’instinct. Avec son flair, Elsa a déniché les enfants pour le Polisse de Maïwen, ceux de La vie en grand, a travaillé pour Arnaud Desplechin, Aki Kaurismaki et Claude Miller. « Pour un enfant à trouver, j’en vois une centaine. Et quand je le trouve à la cinquième audition je continue à en voir. » Elle découvre le Stanois Rod Paradot dans un lycée professionnel de Gennevilliers. Il ouvrira le Festival de Cannes 2015 avec La Tête haute. « Je savais que c’était lui. Il était incroyable… mais j’en ai vu 900. » Mini-bio 1995 Casting pour Comment je me suis disputé d’Arnaud Desplechin 2010 Casting pour Le Havre d’Aki Kaurismaki 2015 Casting pour La tête haute d’Emmanuelle Bercot en ouverture du Festival de Cannes et La vie en grand de Mathieu Vadepied en clôture Voilà 24 ans qu’elle s’occupe de casting enfant. « J’aime bien les beautés atypiques. Ma mère était directrice artistique dans la mode. Dans son bureau, il y avait beaucoup de catalogues de mannequins. Je voyais tous ces visages. Quand elle me faisait participer, je me souviens que j’étais à la recherche du visage le plus insolite. C’est parti de là, en fait. » Une maman bourgeoise du Nord, un papa antillais de la banlieue parisienne  : Elsa le caméléon se sent à l’aise dans tous les milieux. « C’est peut-être parce que je suis métisse. » Ses premiers pas sur un plateau, elle les fait un peu par hasard lors d’un stage de maquillage-coiffure sur le film Le Fils préféré de Nicole Garcia. « J’ai arrêté mes études aux Beaux-Arts de Valenciennes pour partir sur ce tournage. » De fil en aiguille, elle devient stagiaire mise en scène, deuxième assistante mise en scène et se retrouve à s’occuper du casting enfant de Comment je me suis disputé dans le Nord. Elle travaille alors en direct avec Arnaud Desplechin, et apprend son métier avec lui. « Ma formation, c’est auprès des réalisateurs que je l’ai eue. C’est marrant parce qu’aux Beaux-Arts, mes profs me reprochaient de changer de style à chaque projet… de ne pas avoir de personnalité, en gros ! Et là, le fait d’être un caméléon justement me permet de fusionner avec le réalisateur, de rentrer dans son univers et de trouver ses personnages. » Un reproche dont elle a fait son atout. +web Les conseils d’Elsa pour un casting sur seine-saint-denis.fr/12640 N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS 33



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