[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : COP21 pour le climat, tous égaux et responsables !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Florian prépare le concours d’adjoint administratif. travail extrêmement rigoureux, confirme sa responsable, Marie Roques. Ces dossiers sont le cœur du service, la mémoire des enfants qui lui sont confiés. » Madiba, lui, a signé un CDI en mai dernier avec Initiatives Solidaires. Cette association d’Aubervilliers gère deux chantiers d’insertion par l’activité économique, dont un d’hôtellerie-restauration qui assure notamment l’entretien ménager d’un centre de séjour international. Le jeune homme l’avait intégré l’an dernier. Quelques mois plus tard, il grimpait les échelons et devenait l’assistant de l’encadrante technique. Depuis, il l’aide à manager une équipe de 17 salariés en insertion âgées de 19 à 60 ans, alors que lui-même n’en a que 21. « Heureusement que Marie-Lucie [Sciarli, la directrice de l’association] et Stéphanie [l’encadrante] sont là et me poussent, avoue-t-il. Ça m’incite à vouloir apprendre et apprendre tous les jours. » * Un tremplin vers l’emploi C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle le Département a décidé de s’investir dans les emplois d’avenir, car « il y a un réel suivi du jeune dans le cadre d’un accompagnement personnalisé et d’une offre de formation adaptée, tremplin vers l’emploi », explique Eric Stachowiak, du service Développement des compétences. Un propos que nuance cependant Marie-Lucie Sciarli concernant les emplois d’avenir en dehors de l’administration départementale. « Le dispositif est intéressant car il offre un coup de pouce à des jeunes hors dispositifs d’insertion, mais, ajoute-t-elle, les moyens manquent et les missions locales sont débordées. » Madiba a commencé en octobre une formation sur l’encadrement technique. Florian en aura suivi cinq. Anticipant la fin de son contrat, il a par ailleurs entamé en septembre une préparation au concours d’adjoint administratif. S’il ne l’obtient pas ? « Il y a aura toujours des solutions », affirme-t-il, confiant, avant d’ajouter  : « Peut-être pas ici, mais l’emploi d’avenir m’aura permis de travailler pendant trois ans. C’est un coup de pouce. Après, c’est à moi de faire les démarches. » * 20 N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS Mémo L’emploi d’avenir a pour objectif de faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à la qualication des demandeurs d’emploi âgés de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les personnes reconnues travailleurs handicapés). Il prend la forme d’un contrat subventionné d’un an minimum renouvelable deux fois, d’un CDD de trois ans ou d’un CDI et incluant un volet formation. L’aide de l’État s’élève à 75% d’un SMIC brut pour le secteur non marchand et 35% pour le secteur marchand. Dans le cadre de sa politique en faveur de l’emploi, le Conseil départemental a décidé de participer au dispositif en recrutant en son sein une centaine de jeunes et en apportant un soutien nancier complémentaire (3 870 € la première année, 2 320 € la deuxième et 1 160 € la troisième) à certains employeurs œuvrant dans les secteurs social, éducatif, insertion et emploi, environnement, sport et culture. Peuvent en bénécier les associations à but non lucratif, les structures de l’économie sociale et solidaire et les établissements et services sociaux et médico-sociaux publics ou associatifs, dont les actions bénécient à la population séquanodionysienne.
Après son contrat d’avenir Madiba a signé un CDI avec l’association qui l’employait, Initiatives Solidaires. 17770 C’EST LE NOMBRE de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans inscrits à Pôle Emploi à la n du mois d’août 2015, toutes catégories confondues 4557 EMPLOIS D’AVENIR ont été signés en Seine-Saint-Denis au 19 septembre 2015 (3485 dans le secteur non marchand et 1072 dans le marchand) Passeport VAE Le Département s’est engagé à fournir aux jeunes en emplois d’avenir dans ses services, les outils pour les aider à s’inscrire dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE) 75 CONTRATS EMPLOIS D’AVENIR ont été signés au sein du Conseil départemental et 69 postes ont été nancés avec son aide (entre le début du dispositif et septembre 2015) r Zocrego puseollb Entretien avec MohamedBen Youssef Responsable de l’Espace emploi à la mission locale Bobigny/Drancy/Le-Blanc-Mesnil « Un grand soufe » Le démarrage des emplois d’avenir a été lent. Pourquoi ? C’était dû à une méconnaissance du dispositif, mais aussi à une inquiétude des employeurs. Dès qu’on parle de jeunes, ils sont frileux et, en France, le diplôme est le critère n°1. Il a fallu argumenter, nous mobiliser mais, aujourd’hui, ce sont les entreprises qui viennent vers nous. Le regard a changé. Les premiers emplois d’avenir ouvrent la voie aux seconds. L’ouverture du dispositif aux CDD d’un an et à tous les secteurs a aussi boosté les chiffres. Ce sont les missions locales qui gèrent ces nouveaux contrats. Comment se sont-elles organisées ? Chacune a son fonctionnement propre. Nous avons la chance d’avoir un espace emploi dans lequel nous sommes quatre. Toute contractualisation passe par nous et le suivi se fait à 3, 12 et 24 mois, et deux mois avant lan. Le premier est un rendez-vous physique puis, quand tout se passe bien, le suivi se fait par téléphone, car nous ne pouvons pas nous démultiplier. Nous sommes cependant bien lotis par rapport aux autres qui ont une personne dédiée ou des conseilleurs multicartes. Existe-t-il d’autres difcultés ? La formation est un des points faibles du dispositif car il n’a pas été prévu de minimum ou de maximum, mais seulement de tirer les compétences vers le haut. Certains employeurs jouent sur cela, mais ils sont minoritaires. L’autre problème est qu’ils ne savent pas forcément qu’ils peuvent faire appel à l’OPCA [organismes nançant la formation continue] et que les fonds ne sont plus aussi importants… Le bilan est néanmoins positif ? Les emplois d’avenir ont été une très bonne chose. Ils ont permis de laisser de la place aux peu diplômés. Pour la plupart, c’est un premier contrat qui leur permet d’avoir de l’expérience et d’être formés. Pour les missions locales aussi, cela a été primordial, car la mobilisation nous a permis de bénécier de plus d’offres d’emploi, et pas seulement pour les emplois d’avenir, et d’augmenter notre réseau. Cela a été un grand soufe ! N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS * 21



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