[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
[93] Seine Saint-Denis n°46 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : COP21 pour le climat, tous égaux et responsables !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Montreuil rue des Jasmins (une réalisation de l’Office public de l’habitat montreuillois, photo en première page), avenue Waldeck-Rochet à La Courneuve, rue Cartier-Bresson à Pantin, ou rue des Fillettes à Saint-Denis. Crise oblige, le Département est parti à la recherche de financements internationaux pour booster le dispositif Rénov Habitat 93. Aux côtés de l’agence locale de l’énergie MVE (Maîtrisez votre énergie), il a répondu cet été à un appel à projets international. L’idée  : trouver des financements pour la rénovation énergétique des logements en Seine-Saint-Denis sur la période 2015-2020. « Le Département n’a pas attendu la COP21 pour s’engager en faveur du climat. » Et si la Seine-Saint-Denis de demain pouvait retrouver ses arbres et ses rivières ? Un programme de reforestation urbaine intitulé « Change » prévoit pour les trois prochaines années de planter dans les parcs, les berges, les collèges, les espaces publics, des milliers d’arbres. Le Département en collaboration avec Plaine Commune mobilise pour cela les entreprises du territoire, le grand public et les jeunes. Il a missionné la fondation Goodplanet pour trouver des mécènes. Des projets à plus long terme visent à retrouver nos rivières. La Vieille Mer est le principal cours d’eau du département. Elle traverse le parc Georges-Valbon actuellement dans des canalisations. Mais d’ici à 2023, le Conseil départemental s’est engagé à démarrer des travaux. Un projet à forte valeur ajoutée écologique. D’autres cours d’eau à fort potentiel, comme le Sausset et le ru d’Arras, pourraient aussi être concernés. « Biodiversité, eau, air, climat, énergie, tout est lié », comme le clament les parcours proposés aux collégiens de Seine-Saint-Denis. Et si les grands de ce monde rendaient visite aux familles qui ont relevé le défi des économies d’énergie ? A Montreuil, Pantin, au Pré-Saint-Gervais, Noisy-le-Grand, sans révolutionner leur vie, 50 familles ont appris en équipe à avoir les bons réflexes. « On ne nous a pas demandé de prendre des douches froides de cinq minutes, ni d’aller au lavoir laver notre linge », explique une maman (extrait de la vidéo réalisée par Est Ensemble, est-ensemble.familles-a-energie-positive.fr). Une autre a juste coupé le chauffage pendant ses vacances, installé un coupe-veille sur sa télé. Ceci leur a permis de réaliser entre 20 et 23% d’économie sur la facture énergétique, soit 200 euros de moins par an en moyenne pour chaque participant. Le prochain « défi famille énergie positive » proposé par l’agence locale de l’environnement MVE démarre le 21 novembre. Une manière ludique, concrète et positive de participer pour améliorer le climat. Et si nos désirs ne faisaient qu’un avec la COP21 ? 14 N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS Dans les jardins partagés du quartier Rougemont à Sevran. Le point de vue de Belaïde Bedreddine Vice-président chargé de l’écologie urbaine « J’interviendrai pour le département à la Conférence internationale sur l’eau dans les mégapoles, organisée en décembre au siège de l’Unesco à Paris par l’association Arceau-IDF et d’autres institutions. Cet évènement confrontera scientifiques, techniciens, responsables politiques, citoyens, intervenants de renommée mondiale (Unesco, OCDE, etc.) sur la prise en compte du changement climatique dans les politiques publiques de gestion des eaux dans les mégapoles. La Seine-Saint-Denis participe pleinement à cette démarche. Les enjeux de gestion des eaux se jouent dans les rapports entre centreville et périphéries. C’est pourquoi dans nos banlieues, les habitants doivent avoir voix au chapitre du développement métropolitain. En 2025 PLUS D’UN MILLIARD D’HUMAINS habiteront dans une centaine de villes de très grande taille. »
Hervé Le Treut, spécialiste du climat, directeur de l’institut Pierre-Simon Laplace et membre du Giec Ping, Clown Citoyen de la Cie Arzapar (Juliet Coren-Tissot) Audrey Moizo, urbaniste, membre de YA + K Projet de fosse aux lions à Bagnolet « Les réductions de gaz à effet de serre ne peuvent plus attendre. Notre rôle à nous, scientiques, n’est pas de peser sur les décisions, mais de les éclairer. Et les citoyens ont aussi un rôle à jouer  : comprendre ce qui se passe près de chez soi, c’est déjà une première manière d’agir. » « On sent qu’il y a un déclic. Quand on aborde un sujet avec des gens dans la rue, il y a une première personne qui vient, puis une deuxième. Le clown se retire et la discussion est lancée sur le cadre de vie, le gaspillage alimentaire, les dérèglements climatiques...On se sent utile. » « Notre projet permet de réinvestir une dalle délaissée en attente d’un projet urbain depuis des années et d’y instiller de nouvelles pratiques un peu plus responsables comme l’agriculture urbaine. En Seine- Saint-Denis, il y a plein de microprojets de ce type. Ils manquent de visibilité et de cohérence mais il y en a de plus en plus, à des tailles très différentes. » Stéphane Troussel président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis Dans quelques jours, la Seine-Saint-Denis va accueillir la COP 21. Mais les commentateurs ne parlent souvent que de Paris. Cela ne vous agace pas un peu ? Ce n’est pas une question de compétition entre territoires…Simplement, je veux remettre notre département sur la carte de la transition énergétique. Ce n’est pas sans raison si la Seine-Saint-Denis a été choisie pour être le territoire hôte de la COP21. Qui devra affronter les conséquences des dérèglements climatiques ? Les jeunes qui grandissent en Seine-Saint-Denis. Où est-ce que les gains de nos efforts pour la rénovation énergétique des logements ou pour le développement des transports en commun seront les plus nets ? Toujours en Seine-Saint-Denis. Rappeler la réalité de l’implantation de la COP21, c’est aussi dire que la transition écologique n’est pas un « truc de bobo » réservé aux beaux quartiers. « L’écologie ne doit pas être un luxe réservé aux nantis » disait déjà François Mitterrand au Sommet de Rio en 1992. C’est d’abord et avant tout des solutions aux problèmes quotidiens rencontrés dans les banlieues. La préservation du climat, l’avenir de notre planète… On vous sent mobilisé sur ces questions. Notre département peut-il être un terrain d’expérimentation ? Bien sûr ! Les fractures environnementales recouvrent parfaitement les inégalités sociales et économiques. Ceux qui sont le plus exposés aux pollutions, aux phénomènes climatiques extrêmes, ceux qui connaissent le plus souvent les situations de précarité énergétique sont toujours les mêmes  : les habitants des quartiers populaires. C’est là que les risques de l’inaction sont les plus forts et les bénéfices des efforts les plus élevés. Rénovation thermique des logements, mobilité durable  : j’appelle tous les acteurs à engager la transition. En préparant cette enquête, on a découvert une belle énergie citoyenne en faveur de l ‘écologie urbaine. Mais tout le monde va-t-il dans le même sens ? Je suis fier de ces femmes et de ces hommes qui chaque jour, en Seine-Saint-Denis, s’engagent pour notre environnement  : c’est une bouffée d’optimisme, un remède anti-sinistrose ! Même les entreprises aujourd’hui ont parfaitement compris que les enjeux climatiques n’étaient pas une contrainte mais une chance. La Seine-Saint-Denis a une opportunité historique  : être « LE » territoire des écoactivités et des éco-industries. Propos recueillis par Sabine Cassou Trois questions à... N°46 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS 15



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