[93] Seine Saint-Denis n°45 sep/oct 2015
[93] Seine Saint-Denis n°45 sep/oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de sep/oct 2015

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : tous motivés pour la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Service public Ici, les parents apprennent à jouer avec leur enfant, à parler avec lui. » Georges Kritchmar, responsable de la maison Du Breuil
Aide sociale à l’enfance Des lieux pour aller mieux Par Isabelle Lopez Photographies Francine Bajande C’est une maison où les enfants aiment venir et revenir. Un lieu avec des jouets par milliers, un square privé, une oreille attentive et des regards bienveillants. Un lieu où on cultive le bien-être des enfants et celui des parents. À « Du Breuil » comme ils disent, on est accueilli avec tous les égards. Situé à Bondy dans un quartier pavillonnaire, Du Breuil a été créé par le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis en 2001. La structure dépend de l’Aide sociale à l’enfance et accompagne les parents d’enfants de 0 à 6 ans confrontés à des difficultés. Chaque année, près de 80 familles du département bénéficient de ce service d’accueil de jour. Au cœur de la relation Valérie y est allée chaque semaine pendant quatre ans, accompagnée de ses deux filles : « C’est la crèche qui m’a adressée ici. Je suis une maman seule. Pour mes filles, c’était un peu difficile de vivre sans père. Si, à l’époque je n’avais pas eu Du Breuil je ne m’en serais pas sortie. » Aujourd’hui la page est tournée. Valérie a trouvé un travail à l’hôpital Delafontaine. Elle a déménagé. Ses enfants ont 11 ans et 9 ans désormais. Elles ont des copains, des copines, elles vont à l’école en courant. Valérie se rappelle : « À Du Breuil, tout le monde était là pour nous aider et nous accompagner. J’y ai de bons souvenirs. On nous a pris avec nos différences, nos qualités, nos défauts et nos difficultés. On n’y a pas été jugées, ni moi, ni les enfants… » La plupart des familles passent une demi-journée par semaine à Du Breuil, certaines deux, selon les cas. Pour Georges Kritchmar, responsable depuis 2008, une logique d’alliance et de co-construction s’installe avec les familles dès leur arrivée : « Ce sont des familles fragiles, pas sûres d’elles, en mésestime… et à la fois très courageuses. On les accueille ici non pas pour les observer mais pour stimuler leurs compétences. La sincérité est au cœur de la relation. Les gens nous en sont extrê- Pas toujours facile d’être enfant, d’être ado, d’être papa ou maman. Pleins feux sur Du Breuil à Bondy et Etap’ado à Pantin, des lieux d’accueil alternatifs soutenus par le Conseil départemental. mement reconnaissants. Parce que là, ils ont l’impression d’exister et d’être reconnus comme des personnes capable de changer le cours de leur vie. » C’est pourquoi, lors de la première rencontre, les choses sont dites de manière explicite : « Je dis aux parents qu’après une réunion avec des professionnels, je crois avoir compris un certain nombre de choses. Je précise bien. Ce n’est pas ce que les professionnels pensent mais ce que j’en ai compris. Je suis toujours prudent mais je nomme les choses sans détour : « Vous tapez vos enfants » ; « Monsieur boit » ; « Il y a de la violence » ; « Il y a un problème autour de l’alimentation, autour de l’hygiène ». Ils apprécient qu’on ne garde pas de l’info sous le coude. » « À Du Breuil, tout le monde était là pour nous aider et nous accompagner. » Les familles apportent parfois leur bémol et l’aventure démarre… Valérie, elle n’a rien fait de tout ça. Elle se souvient : « Au début, j’ai eu peur qu’on me prenne mes enfants. Quand on entend ASE… Je n’ai pas voulu y aller. Et puis j’ai pensé au bien-être de mes enfants… Et aujourd’hui je conseille à tous les parents d’y aller. » Sorties culturelles et mini-séjours Educateur spécialisé, assistant social, psychologue, éducateur de jeunes enfants, animateur et familles préparent le repas ensemble, mangent dehors quand il fait beau. Des moments tout simples où les relations N°45 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015 SEINE-SAINT-DENIS 19



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