[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (199 x 274) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : le département s'occupe de vous au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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1 Grand format LA SEINE-SAINT-DENIS HEU Sur le terrain, au plus près des besoins, le Département de la Seine-Saint-Denis est là. A Sevran, avec Élodie, il veille sur les enfants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). A Clichy-Sous- Bois, avec Joëlle, il fabrique des citoyens. A Stains, avec Femmes dans la cité, il « forme » au permis de conduire. Avec bienveillance, il travaille à davantage de solidarité et garde sa porte toujours ouverte. PHOTOS : FRANCINE BAJANDE JOËLLE, 50 ANS/ASSISTANTE SOCIALE DU CONSEIL GÉNÉRAL, TRAVAILLE À CLICHY-SOUS-BOIS/ « Bien sûr qu’on est un service de proximité » « En tant qu’assistante sociale polyvalente de secteur je suis d’abord là pour ouvrir des droits. Nous sommes dans une société où la loi s’applique. Considérer chaque personne comme un citoyen à part entière est fondamental... Quand je rencontre une personne mon travail est donc de vérifier que tous ses droits sont ouverts. Et c’est de plus en plus long et compliqué aujourd’hui, même avec de l’expérience, même pour des dossiers simples. Parfois les personnes arrivent ici en catastrophe car elles n’ont pas eu de lieu avant pour se poser... Il y a de moins en moins de lieu pour être écouté. Rupture d’hébergement, rupture alimentaire, protection de l’enfance, violences faites aux femmes et détresse psychologique, nous gérons ces urgences. Bien sûr qu’on est un service de proximité. Comme la PMI, on est là sur le terrain. Il y a de quoi se perdre dans toutes les institutions et je dois être capable d’orienter les personnes. Dans le cadre de mes fonctions je leur rappelle qui fait quoi et pourquoi : la Sécurité sociale, la CAF, les caisses de retraite, les permanences juridiques, etc, quelle aide vient de la ville, quelle autre du Département. Je leur précise que je travaille pour le Conseil général Je les resitue dans ce cadre-là. » 8
REUSEMENT SOLIDAIRE ÉLODIE, 30 ANS/ÉDUCATRICE SPÉCIALISÉE DU CONSEIL GÉNÉRAL, TRAVAILLE À L’ASE À SEVRAN/ « Je me sens utile... toujours » « Ce métier est un don de soi. Nous sommes soumis aux pressions des familles, des juges… Quand les enfants fuguent de leur lieu de placement, ils reviennent ici. On est un repère pour eux. Il faut retrouver une autre structure, reconstruire autre chose. Je ne sais jamais à quelle heure je vais rentrer. Mais je me sens utile... toujours. Nous faisons beaucoup de prévention au Conseil général. J’ai envie de continuer. Beaucoup de familles nous demandent un éducateur car elles n’y arrivent pas. Certaines ne peuvent pas financer un suivi thérapeutique alors que l’école en a fait la demande. Le Département est dans le soutien financier et le soutien éducatif des familles. Je me rends à leur domicile et à chaque réunion importante, à l’école, chez le pédopsy...Il y a plus de 300 enfants confiés ici à l’ASE de Sevran. Nous garantissons le suivi éducatif des enfants et travaillons à la reconstruction des liens entre eux et leurs parents. Quand l’enfant est placé par le juge et que les parents n’ont le droit de le voir qu’en présence d’un éducateur, ils viennent ici. Le Département met une cuisine à leur disposition et une salle de jeux. On n’est pas qu’une institution administrative : on voit vraiment les enfants. Ça crie de partout, ça monte, ça descend. Dimanche nous emmenons 15 enfants à l’Opéra Bastille voir Don Quichotte. » OUIZA, 36 ANS/VIENT DE DÉCROCHER LE CODE À STAINS GRÂCE À L’ASSOCIATION FEMMES DANS LA CITÉ, UNE ACTION D’INSERTION SOUTENUE PAR LE CONSEIL GÉNÉRAL/ « Cette nouvelle tombait du ciel ! » « Je ne connaissais pas l’association Femmes dans la cité, c’est ma copine Nora qui m’a inscrite. On était soixante au départ. Mais après des tests de maths, de logiques, de langues, on n’était plus que seize. Et au final, on est huit à avoir décroché le code. Deux journées par semaine, deux moniteurs auto-école ont pris le temps de nous former pendant quatre mois. Badia veut travailler au domicile d’enfants handicapés, Karima veut faire les marchés, avoir sa camionnette. On a toutes des projets professionnels où le permis est indispensable. Je suis hôtesse de caisse à Auchan, je reprends le travail au mois de mars. J’habite au Clos-Saint- Lazare et certains jours je finis mon travail très tard. Le temps de fermer ma caisse, il est 22 heures... Il y a des bus bien sûr, mais attendre en pleine nuit c’est très très long. Il me fallait absolument le permis. Cette nouvelle tombait du ciel ! Ce permis je le dédie à Myriam et Nelson, nos deux moniteurs. Et surtout un grand merci à ma copine Kahina, qui a gardé ma fille pendant les cours. » Seine-Saint-Denis.fr/janvier-février/n°30 9



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