[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (199 x 274) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : le département s'occupe de vous au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Le sport Samba pour Tatiana et Vanessa Le 17 novembre à Recife au Brésil, Tatiana Malard et Vanessa Daribo ont gagné le championnat du monde de rink hockey avec l’équipe de France. Retour sur cette performance des deux joueuses du CS Noisy-le-Grand Roller. Georges Makowski Elles sont nées avec des patins, ou presque. Toutes deux issues de famille de patineurs, Tatiana Malard et Vanessa Daribo ont signé avec leurs coéquipières une performance exceptionnelle : remporter le titre mondial de rink hockey (hockey en patins à roulettes) devant toutes les favorites. Après les handballeuses en 2003, c’est seulement la deuxième fois dans l’histoire du sport féminin français qu’un événement comme celui-ci se produit. Le fruit d’un travail intensif : stages, tournoi international, matchs en Espagne, Victoire historique pour Vanessa Daribo et Tatiana Malard, les deux joueuses de rink hockey, qui ont remporté la médaille d’or face à l’Espagne. préparation physique, entraînements supplémentaires… Beaucoup de temps et d’efforts, mais les deux Noiséennes ont l’habitude. Tatiana Malard porte le maillot bleu depuis 2002 et Vanessa Daribo compte douze sélections. Tatiana a réussi cette année le concours de professeur de sport et obtenu un poste à l’INSEP, réservé aux sportifs de haut niveau et qui lui permet d’être détachée. C’est moins simple pour Vanessa. Après cinq années passées en Espagne, pays où le rink hockey compte des équipes professionnelles, elle a choisi de revenir à Noisy. Elle savait qu’il serait difficile de trouver un emploi qui lui permette de se libérer. « Tant pis, pour l’instant, j’ai privilégié la compétition. Le travail dans la restauration, ce sera après le Mondial. » FINALE A SUSPENSE Au Brésil, après des débuts difficiles contre la Suisse, les Françaises se rassurent contre le Portugal. Mais Tatiana se fait une belle frayeur en se blessant à la cheville. « J’étais au plus mal, en pleine gamberge. Mais le kiné m’a fait des massages profonds, ceux qui font mal : efficace ! » Plutôt oui, puisque le lendemain, la France gagne 6 à 1 contre le Chili avec cinq buts signés Tatiana ! La demi-finale est tendue face à la Colombie (1-0), puis c’est la finale contre l’Espagne, l’équipe favorite. Les Espagnoles trouvent la faille de la défense de zone française : 2 à 0 en 10 mn. « Nous ne nous sommes pas affolées », explique Vanessa. Tatiana reprend : « On a respecté les consignes et remonté 2 à 2 à la mi-temps. Au retour des vestiaires, on a tenu et ce sont elles qui se sont déréglées. On marque et il reste 13 minutes à tenir. Avec un coup franc pour l’Espagne pendant les dernières secondes, les plus longues de ma vie ! » La France gagne et Tatiana et Vanessa explosent FRANCK RONDOT 36
FRANCK RONDOT de joie : « Une sensation unique, ça vaut tous les sacrifices ! Et après bien sûr on a fait la fête le soir avec toutes les équipes sur la plage, 30 degrés, caïpirinha et salsa, jusqu’au lever du soleil… » De retour en France, l’enthousiasme retombe un peu. Les gagnantes du mondial de rinck hockey sont déçues du peu d’écho de leur titre dans la presse. Tatiana est amère : « Devant l’émission Stade 2 j’attendais quelque chose, mais pas un mot n’a été dit sur nous. Passer inaperçue à Carrefour, je m’en fiche. Mais que l’on ne reconnaisse pas mon sport, ça me blesse beaucoup ! » Le rink hockey, qu’est-ce que c’est ? Un terrain couvert de 40 m sur 20m, de petites cages, une balle très dure qui ne rebondit pas, quatre joueurs de champ et un goal carapaçonné, tout le monde sur des rollers (quad, à roues parallèles) et de la vitesse. L’équipe du CS Noisy Roller, qui évolue en championnat Elite, a été vice-championne de France l’an dernier. Elle est soutenue par le Conseil général. Retrouvez l’actualité du rink hockey et de tous les sports sur www.facebook.com/ssdolympiques JACQUES GUILLAUME NICOLAS BAZIN Cycliste d’hiver Thermomètre en berne, pluie et boue ou ornières gelées, voilà ce qu’attend Nicolas Bazin pour sortir son vélo. Spécialiste du cyclo-cross chez BigMat Auber 93, il explique : « La saison de cyclo-cross va d’octobre à mars, la météo hivernale fait partie du jeu. » Nicolas a commencé le VTT dans les bois, avec son père. Il s’engage ensuite en compétition VTT, puis goûte à la route. Les deux disciplines lui plaisent, mais les calendriers ne sont pas compatibles. Il opte alors pour le cyclo-cross qui lui permet de rouler également sur route durant les beaux jours. Mais son terrain de prédilection reste la terre. Nicolas est un des meilleurs cyclo-crossmen Français (troisième en 2010). Le club d’Auber, qui a le soutien pérenne du Département, a une optique de formation tout autant que de performance et le cyclo-cross est une très bonne école de vélo. Il faut être puissant, courageux et savoir manier un guidon. Les jeunes d’Auber doivent faire leurs preuves dans les chemins, avec Nicolas Bazin comme chef de file. « J’ai deux rôles à BigMat Auber 93, tenter de briller en cyclo-cross et être un soutien pour l’équipe sur la route. Le fait de jouer ma carte durant l’hiver m’aide à être plus disponible pour mes coéquipiers durant l’été. » Grand, plutôt charpenté pour un cycliste, Nicolas Bazin fait partie des coureurs puissants qui peuvent s’illustrer lorsque le terrain est gras. « J’aime bien quand c’est dur, lorsque le terrain fait la différence. » En cyclocross, pas le temps de tergiverser. « On part au sprint, on accélère au milieu et on finit à fond ! » L’effort est intense, une heure durant avec de multiples cassures de rythme imposées par le terrain. Il y a toujours des passages où le cyclo-crossman doit porter le vélo, courir dans la boue et monter en sautant sur sa machine, relancer… épuisant. Mais Nicolas adore sa discipline et aimerait la faire partager au public. « Le cyclo-cross est plus spectaculaire que la route. Une boucle de 2 à 3 km, le public peut se déplacer autour du circuit et voir l’ensemble de la course. En Belgique, le cyclo-cross attire énormément de spectateurs, c’est une vraie fête populaire ! » Il participe à la Coupe du Monde, se classe régulièrement dans les 20 premiers, parfois dans les 10. « Le départ, c’est 50% de la course. Si on n’est pas devant, pas possible de briller ! », déclare-t-il. Or la grille de départ est fixée en fonction du classement UCI (Union cycliste internationale). L’an dernier, Nicolas a souffert d’une toxoplasmose et son classement s’en est ressenti. En octobre, il est donc parti à la chasse aux points au Canada et USA pour être bien placé au départ et a remporté plusieurs victoires. En novembre il a un peu payé ces efforts. Mais il est déterminé à ne pas louper le championnat de France : « Le podium, on y prend vite goût ! » Et Nicolas a de l’appétit… G.M. Seine-Saint-Denis.fr/janvier-février 2013/n°30 37



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