[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
[93] Seine Saint-Denis n°30 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (199 x 274) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : le département s'occupe de vous au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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1 Grand format BÉNÉDICTE MADELIN « A Profession Banlieue, nous avons réalisé un rapport intitulé On voudrait entendre crier toutes les voix de nos cités (...) Les habitants nous parlent de l’absence des services dans les quartiers : les commerces de proximité, le commissariat de police, Pôle Emploi. (...) Il faut avoir confiance dans leur capacité à élaborer des réponses car ils le font déjà au quotidien. Les quartiers pourraient exploser dix fois plus s’il n’y avait pas ces solidarités qui existent entre les habitants. Jamais ça ne fait l’objet, le cœur ou l’inspiration d’une autre manière de conduire les politiques publiques. » une situation financière catastrophique JACQUES CHAUSSAT « Comment retrouver une autonomie financière dans un contexte de crise et raréfaction de l’argent public en Seine-Saint- Denis ? On assiste à une insuffisance chronique de l’investissement et en même temps Il faut à mon sens agir sur trois axes : 1) revoir complètement l’organisation du Département dans ses fondements, 2) diminuer les dépenses de fonctionnement, 3) renforcer l’investissement. » GILLES GARNIER « Faut-il que la région parisienne et la métropole connaissent un sort différent des autres métropoles ? Je pense que oui. Paris et sa région sont dans une obligation de service visà-vis de la Nation et de l’Europe. Il y a des charges supplémentaires que ce soit en matière de transport, de sécurité. Il faut qu’on prenne ça en compte. L’État ne peut pas simplement dire aux collectivités débrouillez-vous ! » LES GRANDS TÉMOINS : Michel Klopfer, consultant et spécialiste des finances localesIlBénédicte Madelin, directrice de Profession BanlieueIlMarie-Françoise Pérol-Dumont, présidente du Conseil général de la Haute-VienneIlFrancis Rol Tanguy, ingénieur général des ponts et des eaux et forêts. JEAN-MICHEL BLUTEAU « On ne fait bien quelque chose que lorsqu’on le connaît et on est spécialiste dans ce domaine. N’importe quel professionnel vous le dira. C’est le bon sens et la logique. Si une collectivité peut être le détecteur d’une demande du citoyen, c’est bien la ville. S’il doit y avoir un échelon au-dessus pour la prospective, le financement et pour pouvoir être en chef de file, ce peut être en effet le Département-Région. » DANIEL GUIRAUD « Pour ne pas les enfermer dans des mouroirs, il faut donner aux départements existants les moyens d’assurer leurs missions. Actuellement, les règles du jeu ne sont pas conçues dans le sens de la péréquation. Arrêtons ce jeu pervers consistant à asphyxier les collectivités, pour ensuite dire « Vous voyez bien qu’elles ne peuvent plus fonctionner et qu’elles vont mourir » … » Plus d'informations sur www.seine-saint-denis.fr/4442 Les Assises de la Décentralisation en Seine-Saint-Denis étaient co-animées par : Pierre Laporte, vice-président du Conseil général de la Saint-Denis, président du groupe communiste, citoyen, front de gauche, pour une transformation sociale et écologique, Jean-Michel Bluteau, conseiller général, président du groupe La Seine-Saint-Denis pour demain, Josiane Bernard, vice-présidente du Conseil général de la Seine- Saint-Denis, Jean-François Baillon, vice-président du Conseil général, Emmanuel Constant, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, président du groupe socialiste, gauche citoyenne et Europe écologie les verts, Jacques Chaussat, conseiller général, président du groupe union des démocrates et indépendants, Daniel Guiraud, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Gilles Garnier, conseiller général délégué. 14
2 Réussir B.GOUÉDARD Pour en savoir davantage www.djena-cole.fr PORTRAITIlDJENA COLE Aller au bout de son rêve De la volonté, elle en a à revendre et sa réussite fait plaisir à voir. Grâce à l’Adie, Djena Cole a pignon sur rue et exerce le métier de styliste ongulaire à Montfermeil. Derrière un large sourire, elle affiche une assurance bien trempée. Installée dans son échoppe depuis trois ans, rue Henri-Barbusse à Montfermeil, Djena Cole est une jeune femme épanouie. Elle rêvait « d’aller au bout de son rêve », elle a réussi. Longtemps au chômage, avec pour tout bagage un BEP vente, elle multiplie les petits boulots sans lendemain. Petit à petit l’idée de « monter sa boîte, de changer les choses », germe dans sa tête. « Grâce à mon conseiller d’insertion, à Clichy-sous-Bois, j’ai réussi à obtenir une formation de prothésiste ongulaire, financée par le Conseil général. » Révélation et coup de cœur ! Cette formation lui ouvre des horizons insoupçonnés jusqu’alors, et elle décide que son avenir se construira autour de cet univers. En attendant de trouver les moyens et un lieu pour exercer, Djena reprend le chemin des jobs éphémères. Avec un statut d’autoentrepreneur, elle exerce en free-lance dans un salon de coiffure, jusqu’au jour où sa demande de financement auprès de l’Adie est acceptée. Les banques lui ayant refusé un prêt, l’Association pour le droit à l’initiative économique le lui accorde. Elle le rembourse en un an. L’Adie l’accompagne alors dans toutes ses démarches juridiques mais aussi pour trouver un lieu pour poser ses valises. « À chaque fois que j’ai eu des problèmes, ils étaient là. » Djena Cole, onglerie et tatouage éphémère… Vous ne pouvez pas manquer l’enseigne. « Je suis en boutique ! » dit-elle, comme si elle n’arrivait pas y croire encore. Sa clientèle ? De la jeune fille de 18 ans à la mamie de 75 ans. « Elles viennent se faire poser un vernis, ou des faux-ongles ou du gel, explique-t-elle. Moi, je reste une heure avec chaque personne et quand c’est fini elle repart le sourire aux lèvres. » C’est aussi un moment privilégié pour partager les mots et les maux de ses clientes. « Des histoires, j’en connais plein ! » L’avenir, elle le voit dans le développement de l’événementiel autour du tatouage éphémère. « Je les réalise lors d’événements privés comme un mariage, une animation en discothèque ou une soirée. » Djena Cole, ambitieuse jusqu’au bout… des ongles. Claude Bardavid Seine-Saint-Denis.fr/janvier-février 2013/n°30 15



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