[91] Mag de l'Essonne n°152 novembre 2014
[91] Mag de l'Essonne n°152 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... au coeur des solidarités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 zoom Sociale et solidaire, l’économie de demain Depuis 2011, l’Essonne soutient l’économie sociale et solidaire (ESS) dont on célèbre le "Mois" en novembre. Une façon d’entreprendre autrement, qui résiste bien à la crise. Pour accompagner le développement de ce secteur, une première loi sur l’ESS a été adoptée par l’Assemblée nationale en juillet. Elle donne toute sa place à cette économie alternative. Scop, Scic, Amap*… Derrière ces mystérieux acronymes, se cachent des structures vraiment pas comme les autres. Ces coopératives, associations ou encore sociétés partagent une même façon d’"entreprendre autrement". Au cœur de l’économie sociale et solidaire (ESS), elles conçoivent l’économie sans rechercher le profit mais en misant sur la solidarité et l’utilité sociale et donc l’intérêt collectif. Cette philosophie se retrouve aussi dans la gestion quotidienne de ces structures, avec 29 939 C’est le nombre de salariés de l’économie sociale et solidaire en Essonne une gouvernance partagée et une répartition équitable des résultats de l’activité. Une vision peu réaliste car trop utopique ? Pas vraiment  : en L’Ess, une économie qui profite à tous… dix ans, l’ESS a créé 440 000 nouveaux postes en France, malgré la crise. 600 000 sont attendus d’ici à 2 020. L'ESS représente déjà 10% des emplois au niveau national, soit 2,4 millions de salariés dont près de 30 000 en Essonne. Dans quels secteurs ? La palette est large  : depuis les services aux personnes et aux entreprises jusqu'aux éco-filières, notamment dans le bâtiment. En pleine transition énergétique, ces dernières vont se développer, la chasse aux logements énergivores imposant des travaux d’isolation et de rénovation (lire aussi p.5). Notre département ne manque pas de structures sociales, solidaires et innovantes. À l’image des coopératives où les salariés sont les associés majoritaires  : une forme juridique qui leur permet de reprendre une entreprise en difficulté et de sauver leur outil de travail, comme l’ont fait "les Hélio Corbeil". Et aussi des Amap, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne. L’Essonne en compte * Société coopérative et participative, Société coopérative d'intérêt collectif, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.
une quinzaine  : elles proposent aux Essonniens adhérents des paniers de fruits, de légumes produits par des agriculteurs du territoire. Ces bons produits locaux vendus en circuits courts à des prix justes garantissent aux agriculteurs des revenus décents et sûrs. Le Conseil général en soutient plusieurs. "D'une façon plus large, le département anime le développement de l'ESS en Essonne depuis 2011, notamment via ses subventions", souligne Guy Bonneau, vice-président du Conseil général chargé du secteur. La recyclerie des Portes de l’Essonne, implantée sur les quais de Seine à Athis-Mons, en a bénéficié, en particulier pour que des chômeurs de longue durée, des allocataires du RSA et des jeunes aient la possibilité de suivre des formations tout en y travaillant. Leur job ? Redonner une deuxième vie à des objets (jouets, vaisselle, meubles en tous genres, livres…) que les habitants de l’agglomération ne veulent plus. Une fois réparés et rénovés, ces objets sont revendus à la boutique de la recyclerie à des prix défiant toute concurrence. "Quand on a un budget serré comme le mien, on est bien content de pouvoir s’équiper à moindre frais. C’est de la récup’donc c’est écolo et en plus ça donne du travail à des gens qui galéraient", témoigne cet habitué. Un exemple parmi tant d’autres de ce qu’est l’ESS en Essonne. Cette économie de demain sera à l'honneur du 4 au 26 novembre dans notre département. Il sera question de consommation plus responsable, d’échanges d’expériences entre professionnels, de partages de bonnes pratiques entre associations, de sensibilisation des étudiants au vaste champ de l’ESS... Mais aussi d’innovation sociale, avec la remise de prix le 26 novembre (lire ci-contre). mag+ essonne.fr/economie-amenagement En ligne, une rubrique complète sur l’ESS. Au village de l’éco-consommation C’est à la salle Gérard Philipe de Sainte-Geneviève-des-Bois que se clôturera le mois de l’ESS*. Les 25 et 28 novembre, rendez-vous sur le village de l’éco-consommation. Jeunes et moins jeunes apprendront à devenir des consomm’acteurs solidaires et responsables en participant à des ateliers ludiques et pédagogiques sur les thématiques de l’eau, du commerce équitable, de l’alimentation... Le 26 novembre, sur le village de l’ESS, retrouvez des professionnels qui sauront répondre à vos questions sur l’entrepreneuriat social, l’épargne solidaire ou encore la consommation responsable. Le soir, entre 18h et 20h, le Conseil général remettra son prix de l’innovation sociale. Dix projets sont encore en lice sur les 45 présentés. Combien seront retenus au final ? Nul ne le sait. Les lauréats se partageront une enveloppe de 25000 euros pour les aider à démarrer leur activité. Nous prendrons aussi des nouvelles des trois gagnants 2013  : Nathalie Lemoine, 1er prix pour Moino 91, un atelier d’insertion et de recyclage de pain à Brétigny dont l’activité a commencé en septembre ; Baptiste Rabourdin, fondateur du site www.via-sapiens.com, un portail d’offres touristiques durables qui a le statut de Scop ; et Claire Cauchetier qui a créé www.troctagarde.com. Cette plateforme internet qui met en lien des parents d'une même école pour échanger les gardes (occasionnelles) de leurs enfants commence à marcher très fort. * Par la communauté d’agglomération du Val d’Orge, en partenariat avec l’association e-graine. mag+ mois-ess.essonne.fr En ligne, le programme complet. Découvrez également les portraits des finalistes. Une semaine à la ferme À l’occasion du mois de l’ESS, la ferme du potager à Marcoussis ouvre ses portes, du 16 au 22 novembre. Un lieu emblématique qui a érigé l’économie sociale et solidaire en art de vivre. Gérée par l’association Les Potagers de Marcoussis, la ferme forme et embauche des Essonniens en insertion. Ces apprentis maraîchers cultivent les fruits et légumes bio, assurent leur conditionnement et les distribuent sur place, sous forme de paniers, aux adhérents de l’association. Depuis peu, ils préparent aussi compotes et soupes à la conserverie, un nouvel équipement financé par le Conseil général qui sera inauguré le 22 novembre. Au programme aussi, des ateliers culinaires, un marché de l’ESS, des activités spécialement dédiées aux scolaires... [infos] 01 64 49 52 80/www.lespotagersdemarcoussis.org mag de l’Essonne novembre 2014 152 15



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