[91] Mag de l'Essonne n°138 mars 2013
[91] Mag de l'Essonne n°138 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (140 x 185) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : autonomie pour nos aînés... la solidarité de demain s'invente en Essonne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Grand angle• ehpad de Morangis La dernière ligne droite Tout de bois vêtu, l’établissement public d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad) de Morangis a fière allure. En cours d’achèvement, il devrait recevoir ses premiers résidents mi-mai. Au total, 103 personnes âgées dépen dan - tes et auto nomes vivront dans cette résidence médicalisée. Lancée en novembre 2011, c’est la première maison de retraite à 60 euros par jour du Conseil général à ouvrir ses portes. Le choix de Morangis ne doit rien au hasard : la ville compte plus de seniors de 75 ans que la moyenne départementale ; de plus, ce secteur géographique manquait de structures d’accueil pour personnes âgées dépendantes. Un déficit désormais comblé. Montant de cet investissement pour le Conseil général : 2,3 millions d’euros. www.morangis91.com 0164542828 12• Le mag de l’Essonne/mars 2013/n°138 ehpad de Courcouronnes Une 2 e maison de retraite publique à 60 euros Derrière les palissades qui délimi - tent la zone de chantier, des engins de terrassement ont commencé à prépa rer le terrain. À quelques mètres du collège Paul Fort, en plein centreville de Courcouronnes, le Clos de Tho rigny sort de terre. La première pierre de la deuxième maison de retrai te à 60 euros par jour a été posée £offi ciel lement le 21 février dernier, par les élus du département, Jérôme Guedj, président du Conseil général en tête. Michèle Delau nay, ministre chargée des Person nes âgées et de l’Autono mie était présente ainsi que Paulette Guinchard, présidente de la Fonda tion nationale de gérontologie et ancien ne secrétaire d’État qui a créé l’Apa, sous le gouvernement Jospin. Cet équi pement 100% public, construit par le dépar tement pour renforcer l’offre de places dans l’Essonne, accueillera Un 3 e projet aux Ulis début 2015, 60 personnes âgées dépendantes. Il comptera également 12 pla ces d’accueil de jour pour les malades d’Alzheimer. « On a toujours vécu ici. C’est rassurant de savoir qu’on pourra continuer à vieillir là quand on ne sera plus auto nome », confie ce couple de prome neurs qui vient de célébrer ses noces d’or. La résidence qui s’élève sur deux étages disposera, en plus des cham bres et lieux de vie, de salles d’ergothérapie, de balnéo - thé ra pie et d’arthérapie. Des services et des soins loin d’être au rabais mais à des tarifs journaliers bien moins chers que dans les mai sons de retraite pri - vées. L’acces sibilité en terme de prix est le maître mot du Conseil général, qui investit pour la construction de cet établissement public la somme d’1,5 million d’euros. Situé à l'angle des avenues d'Alsace et de Provence sur un terrain mis à disposition par la mairie, le futur établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des Ulis construit par le Conseil général devrait ouvrir en 2016. « Pour le moment, on en est au choix des architectes. Une fois que cette étape sera franchie, il y aura une consultation des entreprises qui construiront le bâtiment. Les travaux devraient démarrer en mars 2015 », indique-t-on à la direction des personnes âgées du Conseil général. D’une capacité d’accueil de 96 places, cette 3 e maison de retraite publique à 60 euros par jour, disposera également de 12 places d’accueil de jour pour les Essonniens malades d’Alzheimer.
• 3 questions à... Marjolaine Rauze Vice-présidente du Conseil général chargée des solidarités et de la santé » Bien vieillir, un grand enjeu de civilisation » Comment analysez-vous les enjeux du vieillissement de la population ? Marjolaine Rauze : D’abord, gardonsnous de cette vision catastrophiste du vieillissement qui domine en France. La vieillesse n’est pas une maladie. L’espérance de vie progresse et l’espérance de vie en bonne santé progresse encore plus. Près de 90% des 11 millions de retraités vont plutôt bien, ils contribuent grandement à la vie sociale et associative par exemple. En revanche, il y a de grandes inégalités de genre (l’espérance de vie est de 85 ans pour les femmes et de 78,5 ans pour les hommes) et sociales, liées aux conditions de vie et de travail, qui privent de nombreuses années de vie les ouvriers, les salariés en horaires décalés.. Et ceux de la dépendance ? M. R : Les êtres humains sont par essence interdépendants. Je préfère la notion de maintien de l’autonomie dans les gestes de la vie quotidienne et dans la vie sociale. Considérer chacun comme pleinement citoyen, même à un âge avancé, c’est une dimension fondamentale de notre contrat social. C’est pourquoi l’autonomie ne doit pas être considérée comme un « risque », Réforme de la dépendance : enfin ! Maintes fois reportée par le précédent gouvernement, la réforme de la dépendance avait tout d’un serpent de mer. Le dossier pourtant crucial et urgent aurait mérité qu’on s’y attarde. Fin janvier, le président de la République François Hollande a confirmé que cette loi verrait le jour d’ici la fin de l’année. La concertation avec les associations va être lancée sous peu. Des pistes ont été évoquées par la ministre des Personnes âgées et de l’Autonomie. Michèle Delaunay évoque un possible encadrement des tarifs d’hébergement des maisons de retraite pour personnes âgées dépendantes afin de limiter le poids du reste à charge du résident. Ou encore une re-distribution des aides publiques pour les rendre plus efficaces. Le but étant de mettre un terme à des inégalités criantes en s’appuyant sur la solidarité nationale. qui renvoie à une notion assurancielle, mais comme un droit. Bien sûr, cela néces - site des moyens, mais c’est une question de choix. Y consacrer 1 à 1,5 point de PIB (ndlr : Produit intérieur brut) de plus sur les 20 prochaines années, c’est loin d’être insurmontable, à condition de ne pas laisser les marchés financiers en décider. Pourquoi cet engagement du dépar - tement de l’Essonne pour des Ehpad publics ? M. R : Le premier enjeu est de répondre à la volonté des personnes âgées de rester le plus longtemps possible à domicile. Les services d’aide à domicile doivent être beaucoup mieux aidés et financés au niveau national qu’ils ne le sont aujourd’hui. Mais vient un temps où une structure plus adaptée peut s’avérer nécessaire. Et l’obstacle financier est cruel pour nombre de familles, du fait des montants élevés restant à leur charge. Face à la prédominance en Essonne des structures privées lucratives, le Conseil général a commencé à construire avec les communes volontaires une véritable réponse de service public, de qualité, mieux adaptée et plus abordable. le chiffre 60 euros par jour C’est le tarif à la journée des maisons de retraite publiques du Conseil général. Dans le privé, ce coût journalier varie de 75 euros à 100 euros. n°138/mars 2013/Le mag de l’Essonne•13



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