[91] Mag de l'Essonne n°136 janvier 2013
[91] Mag de l'Essonne n°136 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°136 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (140 x 185) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : logement... l'Essonne relève le défi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Grand angle•logement Cécile Duflot, la ministre du Logement, en visite de terrain. Ici, à Brétigny-sur-Orge, sur le futur éco-quartier Clause Bois Badeau, actuellement en travaux. Les annonces de la Ministre « Je suis ici pour assurer le pacte de l’État avec les collectivités locales, car l’État doit assumer ses responsabilités. » C’est par ces mots et sous une pluie battante que Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, a débuté sa visite de l’Essonne, le 14 décembre. Un déplacement de près de huit heures, qui visait à promouvoir le nouveau label natio - nal ÉcoQuartier, mais aussi à valoriser les logements « accompagnés », pour les familles en difficulté, les femmes victimes de violen - ces ou les gens du voyage. Ce n’est pas un hasard si la ministre a choisi l’Essonne. Trois jours avant le vote des « Nouvelles orientations du Conseil général en matière de politique habitat-logement », cette visite sonnait comme une reconnaissance de l’action du département dans ce domaine : « La venue de Mme Duflot aujourd’hui est la preuve que l’Essonne contribue à l’effort national en matière de logement social », a relevé Jérôme Guedj, député et président du Conseil général. Première étape : Sainte-Geneviève-des- Bois. Sur un programme de logements de l’association SNL Essonne (lire p.10-11), Cécile Duflot a salué l’engagement du dépar tement et de son président, puis a 12• Le mag de l’Essonne/janvier 2013/n°136 rendu hommage au « maire bâtisseur » Oliver Leonhardt, et à tous les acteurs locaux mobilisés. Elle a aussi rendu visite à une famille bénéficiant du dispositif de logements « accompagnés ». Direction ensuite Évry et le Conseil général, où elle a assisté à la signature de l’Accord collectif départemental (ACD) de l’Essonne. Accord qui porte le nombre de places de loge ments dédiées aux ménages en grande difficulté à 900 par an, contre 620 aupara - vant. La ministre a évoqué aussi le nouvel Observatoire des loyers natio nal, qu’elle avait lancé le matin même à Paris. L’objec - tif de cet outil, qui sera testé en Essonne à Massy, Palaiseau et Chilly-Mazarin ? « Scruter à la loupe les loyers pour mieux connaître l’état du mar ché locatif et donc mieux adapter nos dispo sitifs. » Séquence label EcoQuartier. Après un passage sur les Docks de Ris-Orangis, Cécile Duflot a officiellement lancé ce label national, « véritable instrument de la transition écologique vers la ville durable », sur le chantier du futur écoquartier Clause Bois Badeau à Brétigny-sur-Orge. Une opération pilote « exemplaire » de 54 logements sociaux à « zéro énergie ». Le principe : le lotissement produira autant d’énergie qu’il en consommera, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, éclairage...). Toujours à Brétigny, la ministre a rencontré des représentants de la Fédération natio - nale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes, à la résidence Chemin du Vieux Pavé, où seront construits 27 loge ments locatifs sociaux destinés à des gens du voyage sédentarisés. Fin de ce marathon essonnien à Palaiseau, avec une visite de 15 logements d’insertion. Cécile Duflot a été accueillie par Claire Robil lard, vice-présidente du Conseil général et maire de Palaiseau, et son prédécesseur François Lamy, aujourd’hui ministre de la Ville. L’occasion de rappeler que la prio - rité sera donnée, ici aussi, à la construc - tion de logements « très sociaux » pour les familles en attente. Cette dernière étape a permis au président du Conseil général de dérouler les princi paux axes de la délibé - ration habitat, votée à l’una nimité le 17 décembre (lire p.10-11). La journée s’est conclue par un échange entre la ministre et les partenaires du loge ment, très nombreux à s’être déplacés pour ce rendezvous exceptionnel.
3 questions à... Frédéric Petitta Vice-président du Conseil général chargé du logement et de l’habitat Passer de l’hébergement au logement Face à la crise du logement, la nouvelle politique habitat-logement s’adresse en priorité aux « publics les plus fra giles ». Qui sont-ils et quelles aides leur apportez-vous ? Frédéric Petitta : Depuis plusieurs an - nées maintenant, nous traversons une crise éco nomique et sociale majeure. Dans ce con tex te, le logement est devenu la pre - mière préoccupation des Français et le premier poste de dépenses des ménages. En par lant de publics les plus fragiles, je pense aux familles qui ne peuvent plus sup porter les différents coûts du loge ment ou celles qui, bien que séparées, sont contraintes de partager le même logement ; les jeunes qui ne trouvent plus un logement adapté à leur revenu ; les personnes âgées qui voient leur revenu diminuer et enfin tou tes les personnes que nous appelons désormais les travailleurs pauvres. Face à cette situation, le Conseil général de l’Essonne s’asso cie pleinement à l’effort national de solida rité, avec le déploiement d’un plan d’ur gence de 15 millions d’euros, dès le début de l’année. La construction de logements sera ainsi accélérée et un programme d’actions, défini avec les territoires, inscrira cet engagement dans la durée. Parmi ces publics, vous attachez beaucoup d’importance aux femmes victi mes de violences, qui peuvent se retrou ver du jour au lendemain » sans logement. Quelles solutions leur proposez-vous ? F.P. : La lutte contre les discriminations et l’égalité entre les femmes et les hom - mes est un pilier des politiques départementales essonniennes. Face à la détresse des femmes victimes de violence, la mise à disposition en urgence d’un logement représente un élément vital car il offre un abri et le soutien nécessaire à leur reconstruction. Des logements adaptés et dédiés à leur accueil seront donc créés, en collaboration avec les communes et le soutien des associations. Le logement n’est pas une compé - tence obligatoire des départements. Comment s’articule l’intervention du Conseil général avec celle de l’État et de la région ? F.P. : Malgré une situation financière complexe, notre majorité départementale a souhaité que le Conseil général demeure un acteur à part entière de la politique du logement en Île-de-France. En effet, il est aujourd’hui primordial pour les dépar - tements d’assurer pleinement leur rôle de solidarité avec les territoires. Afin d’accroître la complé mentarité de notre action avec celle de l’État et de la région, nous avons travaillé à l’harmonisation des dispositifs pour qu’ils soient les outils d’une politique pragmatique et efficace, au service de tous les Essonniens. L’Essonne s’associe pleinement à l’effort national de solidarité Hébergement et logement : dans les deux cas, il est question d’un toit. Sauf que l’hébergement n’est par définition que temporaire et ne permet pas une réelle insertion. Le Collectif Relogement Essonne (CRE) agit sur ce créneau depuis 27 ans. Un outil original, articulé autour d’un pôle social et d’un pôle Prospection. « L’idée de départ était de permettre aux personnes sortant d’un centre d’hébergement d’accéder à un logement pérenne, explique Isabelle Meyer-Dusart, directrice du CRE. Depuis, nos missions se sont diversifiées, mais notre objectif prin cipal est toujours d’aider les ménages fragiles à accéder et à se maintenir dans un logement autonome. Chaque année, nous aidons quelque 160 familles à se loger. » Une mission fondamentale à l’heure du mal logement, que le CRE remplit en grande partie grâce au soutien financier du Conseil général, via son Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Il s’agit d’aides financières accordées aux ménages qui ont des difficultés pour accéder à un logement, payer leur loyer ou leurs charges. Le département veut faire du FSL un « levier dans la chaîne hébergement/logement ». CRE : 0169870180/FSL : 0169132300 le chiffre 65 millions d’euros C’est la somme que le Conseil général va mobiliser, sur la période 2013 - 2017, pour contribuer à résorber le déficit de logements sociaux. n°136/janvier 2013/Le mag de l’Essonne•13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :