[91] Mag de l'Essonne n°135 décembre 2012
[91] Mag de l'Essonne n°135 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°135 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (142 x 189) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : emplois d'avenir... 1, 2, 3... prêts ? Signer !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Grand angle• Athis-Mons Récup’solidaire à la recyclerie Des verres à 0,20 euro, des livres à 2 euros, un canapé à 89 euros... La boutique de la recyclerie des Portes de l’Essonne ouverte depuis avril 2011 ressemble à une caverne d’Ali Baba. « On sent une montée en puissance. On a de plus en plus de clients », collèges Le chiffre est édifiant. Chaque année, les 100 collèges de l’Essonne mettent à la pou belle 800 tonnes de nourriture, soit l’équi valent, en termes de déchets, de la produc tion d’une ville de 40 000 habitants. Un gâ chis alimentaire qui coûte au Conseil général, chargé de gérer les collèges et la restauration scolaire, 2 millions d’euros par an. À l’heure où les collectivités doivent réduire leurs dépenses, le département va mener plusieurs actions pour lutter contre ce fléau. C’est l’un des engagements de son nouveau programme 2013-2017 pour réduire les déchets en Essonne. Comment ? En tentant de réajuster quantités commandées et consommées 12• Le mag de l’Essonne/décembre 2012/n°135 www.recyclerie-portesessonne.fr/01 69 57 06 38/La boutique de la recyclerie est ouverte les lundis, mardis, mercredis et vendredi de 9h30 à 16h30 sans interruption et le dernier samedi du mois précise Françoise Couet, la responsable arrivée en septembre dernier. Tous ces articles viennent des entrepôts adjacents. Ils ont été déposés à la recycle rie*, située sur les bords de Seine à Athis-Mons, par des habitants du sec teur. Au lieu de jeter leurs « vieux trucs », ces der - niers ont préféré leur offrir une seconde vie. En cou - lisses, quatre salariés s’affairent (photo). Ils nettoient et réparent des jouets qui seront mis à la vente dans moins d’une heure. « On prépare Noël. C’est bien, les tâches sont variées ici », lance l’un d’entre eux, un large sourire aux lèvres. Jeune et sans quali fication, il a pu suivre une formation de cariste. Comme ses 13 collè gues en CDD, il peinait à trouver un emploi, accumulant les difficultés. La recyclerie lui permet d’engranger une expérience professionnelle, indispensable pour rebondir. Cette entreprise d’insertion dépend de la régie de quartier des Portes de l’Essonne, dirigée par Michel Gerber, à la tête éga lement de la recyclerie. Les déchets, ce professionnel de l’insertion a dû s’y mettre. Il est devenu intarissable. « On récupère tout, y compris du matériel indus triel comme des meubles utilisés dans les imprimeries, des tables et chaises des collèges. Nous assurons le retrait, le transport, le stocka ge, la rénovation et la revente. » Une mis sion d’utilité publique qui sera assu rée, au prin temps 2013, dans un hangar de 2 500 m² flambant neuf. Il abritera la bou tique qui doublera de volume mais aussi les ateliers de réparation. Ce chantier de 2 millions d’euros est subventionné à hauteur de 400 000 euros par le Conseil général. *En plus de la recyclerie des Portes de l’Essonne, notre département en compte une autre, située dans le Gâtinais, à Prunay-sur-Essonne. Celle-ci organise le 15 décembre de 9h à 17h, une vente d’objets divers. Un bon plan pour les achats de Noël. La chasse au gaspillage alimentaire et aux déchets verts mais aussi en sensibilisant les élèves à la nécessité de ne pas gaspiller. Autre solution : étendre le compostage, déjà en place aux collèges Jean Zay de Morsang-sur-Orge* et Albert Camus de La Norville. Les restes des assiet tes sont triés et jetés dans les composteurs - fournis par le Conseil général - qui accueil lent aussi les épluchures de fruits et légumes et les déchets verts. L’ensemble est régulièrement tourné et aéré pour devenir, en quel ques mois, un fertilisant 100% naturel utilisé pour les espaces verts. *Cet établissement pilote a reçu le Grand prix de l’environnement 2010.
3 questions à... Claire Robillard Vice-présidente du Conseil général chargée du développement durable et solidaire, de l’environnement et de l’agriculture À travers sa nouvelle politique dans le domaine des déchets, le Conseil général mise sur la prévention. Pourquoi ? Claire Robillard : Tout simplement parce que nous partons du principe que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, étant entendu qu’un déchet qui n’existe pas ne nécessite pas d’être collecté, traité ou recyclé. On y gagne donc tout autant sur un plan environnemental que sur un plan économique. À travers cette nouvelle politique, nous souhaitons travailler avec tous nos partenaires engagés dans des pro gram mes locaux de prévention pour sensibiliser le plus grand nombre d’Essonniens à la réduction des déchets. Nous allons aussi travailler sur notre propre production pour devenir exemplaires. Justement, une institution comme le Conseil général doit générer une grande quantité de déchets. Quelles actions avez-vous prévu pour la faire diminuer ? C. R. : Nous avons réalisé l’année dernière un diagnostic de notre production de déchets qui nous a permis d’établir un plan d’actions de réduction. Tous les ser - vices départementaux ont été passés au crible, avec la coopération des agents. Prévention des déchets, une solution à la crise Comment une famille de 4 personnes peut-elle, en une année, économiser 2 636 euros tout en réduisant ses déchets de 684 kg ? En suivant ces conseils...• Boire l’eau du robinet revient à réaliser 724 euros d’économies et à éviter de jeter 1 200 bouteilles plastiques, soit environ 40 kg. La prévention des déchets, un impératif écologique et économique• Acheter des vêtements d’occasion et revendre ceux qui ne sont plus portés permet d’économiser 1 020 euros et d’éviter de jeter 24 kg de textiles. COMPOST• Faire son compost, c’est un gain de 60 euros et surtout cela évite de jeter 500 kg de déchets (restes alimentaires, déchets verts...) L’objectif est de réduire de près de 7% notre production, ce qui représente tout de même 316 tonnes de déchets par an. Parmi les actions qui vont nous permettre d’atteindre cet objectif, on trouve évidemment la diminution de la consommation de papier, la réduction du gaspillage alimentaire, la mise en place du compostage à la source des déchets de cantine ou encore la gestion optimisée des déchets d’activité de soin. Vous parliez de sensibiliser les Essonniens à la réduction des déchets, quels bénéfices peuvent-ils en tirer ? C. R. : La prévention des déchets ne doit pas être vue comme une contrainte, mais comme une opportunité de faire des économies, bienvenues en ces temps de crise, en plus d’accomplir un geste pour la planète. L’idée est de permettre à tous de se réapproprier des gestes simples tels que le compostage des déchets de cuisine qui permet d’amender gratuitement son jardin et son potager, l’art d’accommoder les restes de repas afin de limiter le gas - pillage alimentaire ou encore la consommation de produits « durables » en alternative au « tout jetable ». En cette période de fêtes de fin d’année, les sources de réduction sont nombreuses ! • Éviter le gaspillage alimentaire permet de réaliser 832 euros d’économies et d’éviter de jeter 120 kg. n°135/décembre 2012/Le mag de l’Essonne•13 »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :