[91] Mag de l'Essonne n°131 mai 2012
[91] Mag de l'Essonne n°131 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°131 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (142 x 189) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Domaine de Chamarande... la culture en partage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’Essonne c’est nous 2 000 sites archéologiques sont répertoriés en Essonne.rchéo Au bord de la RN20 à Morigny-Champigny, des archéologues Dans les coulisses d’un chantier archéologique de l’Inrap* intervenant pour le Conseil général fouillent les vestiges d’une ancienne nécropole gallo-romaine (II e -IV e siècles). Leur mission : enregistrer et étudier ce patrimoine archéologique avant la construction d’une déviation par les services du département. Cachés par un épais panneau routier, une douzaine d’archéologues en chaussures de sécurité et tenues de chantier s’accordent leur traditionnelle pause café matinale. Indispensable, surtout quand il fait froid. « C’est un travail physique qui demande une bonne condition », déclare Paulette Lawrence-Dubovac, archéologue responsable du chantier, sur lequel apparaissent déjà des dizaines de squelettes, allongés dans des sépultures rectangulaires... Depuis fin mars, cette « archéo-anthropologue » de l’Inrap, « spécialiste du funéraire », dirige les recherches sur ce site de Morigny-Champigny, en bordure de la RN20. C’est ici que le Conseil général a prévu de construire une déviation afin de désengorger le centre-ville d’Étampes. Un aménagement attendu de longue date par les *Institut national de recherches archéologiques préventives. 18• Le mag de l’Essonne/mai 2012/n°131 habitants. Mais en 2006, lors du diagnostic archéologique obligatoire avant ce type de travaux, « on a découvert plus de 250 sépultures gallo-romaines sous ce terrain, raconte Paulette Lawrence- Dubovac. Le tracé de la déviation a été revu en conséquence. » Aujourd’hui, l’Inrap intervient donc pour la phase de fouilles proprement dites, financées par le Conseil général sur un terrain qui lui appartient. Les travaux de la déviation devraient ensuite démarrer en mars 2013. D’ici là, la totalité du site de 6 000 m² aura été retournée et explorée en profondeur par les archéologues. Sur les vestiges de l’ancienne nécropole, ils sont six à s’affairer aujourd’hui. Delphine et Victor par exemple sont penchés au-dessus d’un trou rectangulaire d’un mètre de profondeur, au fond duquel gît un squelette aux membres disloqués. « On a d’abord pris des photos. Maintenant, on reproduit à la main le croquis de la fosse », explique Delphine. Quelques mètres plus loin, armée de pinceaux et d’outils de dentiste, une autre membre de l’équipe nettoie des os à peine sortis de terre, tandis que sa voisine dégage à la truelle les contours d’une nouvelle sépulture, où se devine la forme d’un crâne. Au bord d’une fosse, Priscilla range elle son matériel : « Mon travail de relevés est fini. Maintenant, la chef va sortir le squelette. » C’est en effet au tour de Paulette de remplir cahiers et croquis : « Sur le terrain, mon travail consiste à observer les squelettes et à essayer de comprendre les habitudes de l’époque. La position des os par exemple permet de déduire le mode d’inhumation. Ensuite, je les extrais de
• à votre service public Céline, une des archéologues de l’équipe, nettoie les os à peine sortis de terre à l’aide de pinceaux... et d’outils de dentiste. Paulette (à gauche), responsable du chantier, intervient après les photos et les relevés pour la phase d’observation des squelettes. la fosse et ils sont stockés dans des caisses, aux côtés des autres objets retrouvés, avant d’être acheminés vers nos laboratoires. » Et c’est donc là-bas, au centre archéologique de l’Inrap à Pantin, que les squelettes de nos ancêtres finiront de livrer leurs secrets... Chaque sépulture est mesurée au millimètre près, puis reproduite à la main sous la forme de croquis. La position des os permet de déduire le mode d’inhumation de ces Gallo-Romains. Les squelettes et tous les objets retrouvés dans cette ancienne nécropole seront ensuite étudiés en laboratoire. Les fouilles expliquées au public Le chantier de fouilles de Morigny-Champigny sera exceptionnellement ouvert au public les 23 et 24 juin à l’occasion des Journées nationales de l’archéologie. À partir du 19 mai et jusqu’au 30 septembre, le Musée intercommunal d’Étampes propose aussi une exposition sur la recherche archéologique à Morigny-Champigny depuis le XIX e siècle. Et pour les plus jeunes, le Conseil général anime deux ateliers pédagogiques, d’initiation à la fouille de sépulture gallo-romaine et de fabrication de fibules, dans les écoles, collèges et lycées de l’Étampois. www.inrap.fr n°131/mai 2012/Le mag de l’Essonne•19



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