[91] Mag de l'Essonne n°129 mars 2012
[91] Mag de l'Essonne n°129 mars 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°129 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (142 x 189) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'égalité ça ne se brade pas !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Faire avancer les mentalités. C’est toute l’ambition des premières Rencontres nationales de l’adoption et de l’homoparentalité, organisées au Génocentre d’Évry le 6 avril, par le Conseil général dans le cadre de son plan de lutte contre les discriminations. Un temps d’échanges destiné aux collec tivités, élus, professionnels et associatifs sensibilisés à la question de l’homopa rentalité et de l’adoption. Il y a quasiment un an, le président du Conseil général délivrait son premier agrément à une femme homosexuelle vivant en couple et voulant adopter un + d’infos sur essonne.fr/rencontres-adoption.fr À l’écoute des ados 12• Le mag de l’Essonne/mars 2012/n°129 enfant. Un acte conforme à la loi et fidèle au principe de l’égalité des droits. Dans la foulée, fin juin, les conseillers généraux s’enga geaient, dans une motion, pour le mariage homosexuel et l’homoparentalité. Puis à l’automne, le président du Conseil général invitait ses homologues à signer une charte d’engagement, l’objectif étant que les départements qui instruisent les dossiers d’adoption et délivrent les agréments étudient sans discrimination les demandes de ces couples. Ces Rencontres s’inscrivent donc dans un combat de longue haleine. Le nouveau schéma départemental de l’enfance et des familles accorde une attention toute particulière aux adolescents. Le Conseil général réaffirme son soutien aux Points d’accueil écoute jeune (PAEJ), menacés par les réductions des subventions de l’État*. Indispensables, ces lieux reçoivent les jeunes, les écoutent et les orientent au mieux, quel que soit le problème rencontré. Les 27 centres de planification du Conseil général sont aussi mobilisés. 4 000 jeunes de moins de 20 ans y viennent en consultation chaque année. Leurs professionnel-le-s interviennent également dans les classes de 4 e pour des séances d’éducation à la vie affective et sexuelle, basées sur l’ouvrage « Questions d’Ados » distribué gratuitement depuis la rentrée par le Conseil général qui s’engage dans la formation de jeunes-relais issus de ces mêmes classes. Enfin, le département va participer au projet « Ados en crise » de l’hôpital d’Orsay, une unité de soins de psychiatrie infanto-juvénile. *Un manifeste pour une politique de santé en faveur des jeunes a été adressé aux responsables politiques, le 9 février, par les professionnels du secteur. Ils dénoncent le manque de moyens. Grand angle• Un filet de protection... Le service de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Conseil général peut être amené à prolonger l’accompagnement d’un enfant, une fois sa majorité atteinte et jusqu’à ses 21 ans. C’est le cas si le jeune n’a pas terminé son parcours scolaire ou professionnel, s’il est confronté à de graves difficultés faute de ressources ou d’une aide familiale suffisante. L’ASE élabore avec lui un projet donnant lieu à la signature d’un « contrat jeune majeur ». Par ce dispositif, le Conseil général prend en charge le jeune et lui apporte un soutien matériel, qui peut être assorti d’un hébergement. En contrepartie, le jeune doit respecter ses engagements pour mener à bien son projet d’insertion professionnelle. Depuis 2000, tous les jeunes Essonniens admis à l’ASE, y compris les jeunes majeurs qui réussissent leurs examens, sont récompensés par le Conseil général. En 2011, 141 d’entre eux ont reçu des chèques cadeaux lors d’une cérémonie officielle organisée à l’automne dernier au Conseil général. Le nouveau schéma départemental prévoit la possibilité d’étendre ce contrat jeune majeur au-delà de 21 ans, pour ceux d’entre eux qui auraient besoin d’un soutien supplémentaire afin de mener à bien leurs projets.
3 questions à... Claire-Lise Campion Vice-présidente du Conseil général chargée de l’enfance et de la famille « Nous privilégions la prévention Quelles sont les priorités de ce nouveau schéma de l’enfance et des familles ? Claire-Lise Campion : Tout d’abord la protection des enfants bien évi - demment. C’est une obliga tion morale, mais aussi réglementaire. Ensuite, ce schéma est axé prioritaire ment sur la prévention, dans la continuité du précédent. Ainsi, nous renforçons les actions de PMI auprès des femmes enceintes et des très jeunes enfants (consultations, dépistage...). Nous soute nons également les familles en difficulté dans l’éducation de leurs enfants, par l’intervention de professionnel-le-s. Dans des lieux d’ac - cueil ou au domicile, ils peuvent apporter écoute et conseils. Enfin, une grande attention est accordée aux droits des enfants et de leur famille, lorsque les enfants nous sont confiés par un juge. Le Conseil général agit-il seul ou en partenariat avec l’État ? C-L. C : Nous sommes partenaires, par exemple avec l’Éducation nationale, lorsque le Conseil général intervient dans les collèges auprès de 80% des élèves de 4 e pour des actions d’éducation à la vie affective et sexuelle. Dans le même temps, alors que l’Essonne aurait dû percevoir de l’État plus de 3 millions Un entracte pour les parents Tous les vendredis matins, des professionnel-le-s de la PMI de Grand Vaux, à Savigny-sur-Orge, se rendent au centre de loisirs Charles Perrault « L’entracte » pour animer un moment hors du temps. Ils y reçoivent mamans, grands-parents et enfants afin de leur permettre de faire une pause, et surtout de se rencontrer. « Cette parenthèse fait du bien car on rompt l’isolement. On discute entre nous. J’élève seule mon fils et je craignais que la transition vers la halte-garderie soit dure. Venir ici l’a rendu plus sociable », confie Emmanuelle*. « Nous sommes là aussi pour préparer l’enfant à l’entrée en crèche ou à l’école : on lui apprend à se séparer en douceur de sa maman », précise Véronique, l’une des accueillantes de la PMI. Rassurés, les petits âgés de 0 à 4 ans jouent tranquillement avec les professionnel-le-s de la PMI, sous le regard de leur mère, pendant que les mamans échangent des conseils. En toute convivialité. *Ce prénom a été modifié. » d’euros pour la Protection de l’enfance depuis 2007, nous n’avons perçu que 420 000 euros, et rien n’est prévu pour 2012 ! Malgré cela, nous sommes pré - sents pour répondre aux besoins des Essonniens, et y consacrons des moyens importants. Concrètement, comment allez-vous mettre en œuvre les actions de ce schéma ? C-L. C : Nous privilégions la notion de proximité : je souhaite que l’ensemble de nos services et actions soient ac - cessibles pour chaque Essonnien ; nos professionnels de PMI par exemple accueillent le public dans nos 61 centres, mais aussi dans des camions itinérants qui sillon nent le département. Les professionnels de l’enfance rencontrent les familles dans nos Maisons départementales des solidarités. Ils travaillent avec des associations partenaires, généralement subventionnées par le Conseil général, pour assurer un service public sur toute l’Essonne. Et nous portons une attention particulière aux enfants qui nous sont confiés par décision d’un juge, afin qu’ils soient si possible dans des lieux d’accueil proches de leur domicile, pour rester en lien avec leur famille. le chiffre Près de 170 millions d’euros C’est la somme que le Conseil général consacre chaque année à l’enfance et à la famille n°129/mars 2012/Le mag de l’Essonne•13



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