[91] Mag de l'Essonne n°128 février 2012
[91] Mag de l'Essonne n°128 février 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°128 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (204 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le département s'engage pour la jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Coup d’accélérateur sur les transports Plusieurs opérations de transports collectifs vont pouvoir se concrétiser grâce aux derniers engagements financiers de l’Essonne, votés le 30 janvier par les conseillers géné raux, dans le cadre du contrat de projet État-Région (CPER) et du contrat particulier Région-Dépar - tement (CPRD). La participation finan - cière du Conseil général s’élève à 150 millions d’euros pour le CPER et 140 millions d’euros pour le CPRD sur la période 2007-2013. Ces enve - loppes globales, ajou tées à celles de l’État et de la Région Île-de-France, permettront de financer - en plus de l’amé nagement du pôle gare de Juvisy, attendu de longue date (lire ci-contre) - un plan d’investissement massif pour la modernisation du RER. Une annonce qui tombe à point nommé, l’exaspé - ration des usagers gagnant chaque jour du terrain sur le réseau, entre les 6•Le mag de l’Essonne/février 2012/n°128 retards à répétition, les grèves surprises et les droits de retrait des conducteurs, les lignes saturées et les rames archibondées aux heures de pointe. Les travaux d’amélioration prévus porteront, selon les lignes, sur la flui dification de la circulation, la régularité des trains, le renforcement des dessertes, mais aussi le confort et l’accessibilité des trains, le retrait du matériel roulant le plus ancien, la signalisation, l’adaptation des plans de voies... Par ailleurs, cinq autres projets de transports essonniens vont pouvoir être officiellement lancés grâce à ces nouvelles garanties financières : le prolongement du tramway T7 entre Athis-Mons et Juvisy-sur-Orge, la phase 2 du TZen Sénart-Évry/Corbeil et trois nouvelles lignes de transports en commun en site propre (TCSP) au départde Massy (Massy-Saint-Quentin, Massy-Les Ulis et Massy-Arpajon). À la Une La nouvelle gare de Juvisy enfin sur les rails Bloqué depuis deux ans, faute de participation financière de l’État, le réaménagement du pôle gare de Juvisy va enfin pouvoir démarrer. Grâce à la mobilisation des élus du Conseil général de l’Essonne et de la région Île-de-France, les 97 millions d’euros nécessaires au lancement du chantier viennent d’être mis sur la table. Ce « bouclage financier » a été acté par l’Assemblée départementale de l’Essonne lors de sa séance publique du 30 janvier, au cours de laquelle le département a également actualisé son engagement financier dans ce dossier : 33 millions d’euros, soit 35% du coût total. Le projet de réaménagement vise à rendre cette gare, qui date de 1840, plus confortable, avec notamment deux espaces voyageurs, plus accessible et plus fluide. c’est dit Francis Chouat, 1er vice-président du Conseil général chargé des transports « Le bouclage financier du réaménagement du pôle gare de Juvisy est une avancée majeure et très attendue. Cette opération d’envergure a été rendue possible grâce aux efforts de la région Île-de-France et du département de l’Essonne. » Le coup de cœur du mois ! La passerelle des gares de Massy-Palaiseau que les usagers admiraient depuis trois mois mais qu’ils ne pouvaient pas utiliser ouvre enfin ! Depuis la fin du mois de janvier, les habitants souhaitant rejoindre les quartiers de Vilmorin et d’Atlantis peuvent l’emprunter. Côté transports, seul le RER B est accessible aux voyageurs qui ne peuvent pas encore utiliser les escaliers mécaniques. Les usagers du RER C devront, quant à eux, prendre leur mal en patience et attendre mai. Une mise en service progressive dont s’est félicité Jérôme Guedj. Le président du Conseil général avait dénoncé en novembre la situation surréaliste et scandaleuse de cette passerelle neuve qui ne servait à rien. Une colère partagée par les usagers, entendue par la SNCF, la RATP et RFF (Réseau ferré de France).
L’économie essonnienne invitée de l’Ovalie Pour son premier « petit déjeuner » de l’année 2012, l’Association des chefs d’entreprises du centre d’envergure européenne (ACE-CEE), qui regroupe des entrepreneurs du nordessonne, était l’hôte de la Maison du Rugby Club Massy Essonne, le 6 janvier dernier. Au menu, un tour d’horizon économique et social du département, quatre ans après les débuts de la crise mondiale. Bonne nouvelle : l’Essonne s’en sort mieux que la plupart des autres départements. Son taux de chômage, même s’il a augmenté depuis 2009, se maintient à un niveau inférieur à la moyenne nationale : 6,8%. Toutefois, « la situation de certains cantons reste préoccupante, a noté Jérôme Guedj, invité à la rencontre, tout comme le taux de chômage des 16-25 ans qui avoisine les 20% dans certains quartiers. » La solution, selon le président du Conseil général, réside dans la mise en réseau des entreprises et des jeunes par le biais de la formation diplômante, l’un des axes des Engagements du département pour la jeunesse (lire p.10). Autres priorités de cette année 2012, pour le patron de l’exécutif départemental : la lutte contre la désindustrialisation du département, les services à la personne et bien sûr, le dossier du Grand Stade de rugby qui génèrera 6000 à 7000 emplois si la candidature d’Évry-Ris-Orangis est retenue en juin prochain. Mais en attendant, comment résister à l’effet des crises économique, financière, bancaire, sociale et des dettes, qui n’épargnent aucun point du globe ? Thomas Chaudron, le président du Medef Essonne, a souligné l’importance « des fonds propres, de la trésorerie et du crédit interentreprises » en cette période tumultueuse. Il a aussi mis en avant deux dispositifs d’insertion qui ont déjà fait leurs preuves en Essonne : « Nos quartiers ont du talent » et « Réussir en banlieue », qui visent tous les deux à favoriser l’initiative et la création d’entreprise dans les quartiers dits sensibles. Ces dispositifs sont portés par l’État, représenté par Pierre Lambert, préfet à l’égalité des chances. Faire du RSA un outil d’insertion durable Trois ans après sa mise en œuvre, le bilan du revenu de solidarité active (RSA) est encore mitigé. S’il permet de diminuer « l’intensité de la pauvreté » chez ses bénéficiaires, il est rare en revanche qu’il débouche sur un emploi durable à temps plein. « La mise en place du RSA a instauré un clivage parmi les allocataires, notet-on à la Direction de l’insertion du Conseil général de l’Essonne, entre ceux qui sont accompagnés par le service public de l’emploi et les autres, suivis par un service social. » C’est justement pour « casser » ce clivage social/emploi que le Conseil général vient d’adopter, le 30 janvier, son nouveau Plan départemental d’insertion (PDI) pour la période 2012-2014. Mais aussi pour atteindre ce qui reste l’objectif essentiel de toute politique d’insertion : le retour à l’emploi durable. « Ce plan, issu d’une large concertation, prend en compte la nouvelle donne issue de la mise en œuvre du RSA, indique-t-on à la vice-présidence chargée de l’insertion. Il vise à accompagner les personnes en difficulté d’insertion à tra - vers un parcours de re-mobilisation socia - le qui doit les conduire jusqu’à l’emploi. » Comment ? En levant d’abord les « freins à l’insertion » que constituent par exemple les problèmes de santé ou la garde d’enfants : une consultation infirmière sera ainsi proposée à tous les allocataires du RSA et une offre de garde en horaires décalés sera développée en liaison avec la Caf*. Les structures d’insertion par l’activité économique jouent un rôle de « chaîne vers l’emploi ». Le soutien du département aux structures d’insertion par l’activité économique sera quant à lui réaffirmé, pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle de « chaîne vers l’emploi », et lié davantage à l’économie sociale et solidaire. Côté publics, une atten - tion particulière sera accordée aux jeunes (accompagnement formalisé et versement d’une aide mensuelle) et aux seniors (valo- risation de leur savoir-faire par un appel à projets). Sans oublier la dimension « territoriale » de ce nouveau plan, qui a aussi pour ambition de proposer un accompa - gnement social adapté à chaque problématique locale. *Caisse d’allocations familiales. + d’infos sur essonne.fr avec le Plan départemental d’insertion rubrique santé-social/insertion et emploi c’est dit Guy Bonneau, vice-président du Conseil général chargé de l’insertion, de l’économie sociale et solidaire et des nouveaux emplois « Dans un contexte économique difficile, le Conseil général de l’Essonne assume plus que jamais ses responsabilités sociales. Malgré les contraintes budgétaires, il a choisi de maintenir haut la priorité de l’accompagnement des personnes en difficulté en leur consacrant 120 millions d’euros par an. » n°128/février 2012/Le mag de l’Essonne•7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :