[91] Mag de l'Essonne n°127 janvier 2012
[91] Mag de l'Essonne n°127 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°127 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (142 x 189) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : renforcer le service public, donner la parole aux citoyens, s'engager pour l'éducation et la jeunesse, agir pour l'égalité réelle.... vous pouvez compter sur l'Essonne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Focus• personnes âgées La maison de retraite à 60 euros par jour À Morangis, une maison de retraite médicalisée 100% publique et 30% moins chère que ses homologues privées sort de terre. La première d’une série de nouveaux établissements qui seront construits dans le cadre d’un « service public départemental des maisons de retraite », lancé par le Conseil général de l’Essonne. Casques blancs vissés sur la tête, les « officiels » plongent chacun à leur tour une truelle dans le ciment frais ce vendredi 25 novembre à Moran - gis, et dressent en quelques minutes un premier pan de mur : celui de la future maison de retraite de la ville. Une façon symbolique de lancer la construction de ce nouvel Ehpad*, mais aussi d’apporter chacun sa pierre à l’édifice d’un service public inédit en France, créé par le Conseil général de l’Essonne le 17 octobre dernier sous la forme d’un établissement public départemental autonome de gestion de maisons de retraite médicalisées. « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la pose de la première pierre de l’Ehpad de Morangis, c’est aussi le démarrage d’un service public départemental des maisons de retraite en Essonne », souligne le président du Conseil général Jérôme Guedj, entouré notamment de Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région Île-de-France et sénateur de l’Essonne, et de Pascal Noury, maire de Morangis. Un chiffre, repris par tous les médias nationaux depuis quelques semaines, a attiré une foule de micros et de ca - mé ras sur le chantier : la future mai - son de retraite de Morangis propo sera des places à « 60 euros par jour ». La facture paraît bien légère compa rée *Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. 14• Le mag de l’Essonne/janvier 2012/n°127 aux 73 euros par jour déboursés en moyenne dans une maison de retraite médicalisée française et surtout aux 100 euros réclamés par certains éta - blis sements privés ! Pendant ce temps, le montant moyen de la retraite atteint lui péniblement les 1500 euros par mois. Cherchez l’erreur... « Les éta blis - sements comme celui de Morangis constitueront une alternative aux maisons de retraite privées, qui se font beaucoup d’argent sur le dos des retraités et de leurs familles », dénonce Jean-Vincent Placé. Mais attention : « Il ne s’agit pas de construire des maisons de retraite low cost ! insiste Pascal Noury. Les structures et les prestations proposées aux résidents seront les mêmes que dans les autres maisons de retraite. » À savoir, dans le cas de l’Ehpad de Morangis, 103 places destinées aux personnes âgées autonomes ou dé - pen dantes, réparties entre hébergement permanent, pôle d’activité et de soins adaptés pour les malades d’Alzheimer, hébergement temporaire et accueil de jour. Les résidents auront aussi accès à un espace salon, une salle à manger, un salon de coiffure ou bien encore une salle d’arthérapie. Le tout pour un tarif journalier que le département et ses partenaires ont réussi à ramener très précisément à 1000 C’est le nombre de places qui seront proposées à terme par le réseau de maisons de retraite publiques de l’Essonne. 2 200 € par mois C’est aujourd’hui le coût moyen d’une maison de retraite médicalisée en France. Et c’est souvent plus en Île-de-France.
56,62 euros pour les futurs résidents de Morangis. Comment ? Grâce à un savant montage financier mené entre la ville de Morangis - qui a cédé le terrain à un moindre coût -, le Conseil général, la Région, l’Agence régionale de santé, Vinci Construction France et un bailleur social, Axantia. « À la fin des travaux, la société Axantia va de - ve nir propriétaire des locaux. L’Ehpad sera locataire ce qui permettra de ne payer qu’un loyer et de réduire les char ges », explique Fatima Pinlong, chef du service des établissements sociaux et médico-sociaux au département. La gestion, 100% publique, sera ensuite assurée par l’établissement public départemental autonome, créé par le Conseil général en octobre dernier. La maison de retraite de Morangis devrait être achevée en mars 2013 et accueillir dans la foulée ses premiers résidents. D’ici là, deux autres projets d’Ehpad à 60 euros auront été lancés à Courcouronnes et aux Ulis. Objectif du département : proposer à terme 1000 places en maisons de retraite publiques sur toute l’Essonne. Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région et sénateur de l’Essonne, Jérôme Guedj et Pascal Noury, maire de Morangis, ont posé la première pierre d’un nouveau service public départemental des maisons de retraite, à Morangis. Ce qu’en pense... le mot de... Marjolaine Rauze Vice-présidente du Conseil général de l’Essonne chargée des solidarités « Aujourd’hui, beaucoup de personnes âgées et leurs familles renoncent à une maison de retraite, ou diffèrent leur entrée, pour des raisons financières. Parce qu’ils n’ont plus les moyens de se payer une place dont le prix dépasse souvent 2 500 euros par mois, en Île-de-France. Les principales victimes de cette situation sont les classes moyennes, qui ne sont pas assez pauvres pour être aidées au titre de l’aide sociale et pas assez riches pour accéder à une maison de retraite par leurs propres moyens. C’est le fameux ‘reste à charge’des résidents qui pose problème. Cette question devrait être traitée au niveau natio - nal. Mais plus aucun opérateur public ne se mani feste et le gouvernement vient de reporter la réforme de la dépendance. C’est pourquoi nous avons décidé de devenir nous-mêmes, au Conseil général, porteurs d’un service public départemental des maisons de retraite. L’Ehpad de Morangis en sera la tête de pont. Par la suite, il sera rejoint par des structures similaires à Courcouronnes et aux Ulis. C’est ainsi, j’espère, qu’on inventera la solidarité de demain. » + d’infos sur essonne.fr retrouvez notre reportage vidéo sur la pose de la première pierre de l’Ehpad de Morangis dans la thématique santé-social « Pascal Noury, maire de Morangis Les habitants de Morangis sont venus en nombre à cette pose de la première pierre du futur Ehpad de la ville. Ils savent que c’est important d’avoir une maison de retraite qui se construit à proximité de chez eux. Beaucoup sont nés à Morangis et veulent vieillir ici. Désormais, ils auront la possibilité d’y rester. Cet engouement montre aussi que cet équipement répond à un besoin réel : 6,85% de la population a plus de 75 ans à Morangis, un chiffre supérieur à la moyenne départementale. Dans ce contexte, le taux d’équipement en structures d’accueil pour les personnes âgées dépendantes était insuffisant : à peine 114 places pour 1000 personnes âgées de plus de 75 ans sur l’ensemble du Plateau d’Orly, la moyenne départementale étant elle de 120 places pour 1000. C’est pour combler ce déficit que nous avons monté ce projet, au départ avec le CCAS (Centre communal d’action sociale), puis en convergence avec le département. Ce n’est donc pas un hasard si la première maison de retraite publique à 60 euros verra le jour à Morangis. Nous avons tout fait pour, car nous avons la certitude que certaines choses, telles que la solidarité, ne peuvent pas être monnayées et que seul le service public peut les assurer. » n°127/janvier 2012/Le mag de l’Essonne•15



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