[91] Mag de l'Essonne n°126 décembre 2011
[91] Mag de l'Essonne n°126 décembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°126 de décembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (134 x 179) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'Essonne dit non aux discriminations... l'égalité réelle est l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expression des groupes politiques GROUPE UPE Appel à la raison La dette était jusqu’alors la dernière préoccupation des politiques comme des électeurs. La crise financière entraîne dans son sillage l’effondrement économique de la Grèce et l’entrée en zone de risque d’une partie de l’Union Européenne. Les taux d’intérêts qui augmentent, cela signifie que l’argent emprunté, remboursable chaque année, coûte plus cher et réduit d’autant les capacités financières de l’État et des collectivités. GROUPE UMPA D.O.B : plus de responsabilité, moins de démagogie ! Le D.O.B : Débat d’Orientation Budgétaire aura lieu ce 12 décembre. Marquant la première étape de la construction du budget, cet exercice est régulièrement trusté par les prises de positions politiciennes de la majorité socialiste du département : désengagement de l’État, non compensation des compétences... sont les plaintes qui servaient jusqu’à lors à justifier la taxation continue des Essonniens. Si nous avions espéré que l’alternance à gauche soit propice à un changement de ton, les récentes prises de positions militantes du Président dans le Mag de l’Essonne nous laissent penser qu’il n’en sera rien. Le D.O.B risque fort d’être le théâtre de toutes les tartufferies ! Pourtant, cette année les excuses sont plus difficiles à trouver. D’une part parce que le Conseil constitutionnel, saisi par le Conseil général, a indiqué que les transferts de compétences (RSA, APA, PCH) ont été justement compensés : n’en déplaise à la majorité, le débat est clos ! D’autre part parce que le Gouvernement s’est engagé à maintenir un niveau de dotations versées aux collectivités jusqu’en 2014 : 55 milliards d’euros, même si d’autre part, il a inscrit une diminution de 200 M € du budget des collectivités pour contribuer à l’effort national de rigueur qu’il s’est imposé ! Une grande partie des ressources et des charges de la LES GROUPES POLITIQUES DE L’OPPOSITION DÉPARTEMENTALE Groupe UPE (Union pour l’Essonne) : D. Fontenaille, T. Joly, N. Lamoth, N. Schœttl. Tél. : 0160919062 Groupe UMPA (Union pour un mouvement populaire et apparentés) : M. Bournat, J.-J. Boussaingault, G. Crosnier, J.-P. Delaunay, M. Duranton, D. Écharoux, F. Fernandez De Ruidiaz, F. Fuseau, P.Imbert, E. Mehlhorn,C. Parâtre, J. Perthuis. Tél. : 0160919052/53 28• Le mag de l’Essonne/décembre 2011/n°126 Depuis plus de 10 ans, la dette du Conseil Général n’a cessé d’augmenter, passant de 374 M € en 2003 à 804 M € fin 2010. Il faudra un jour inverser cette tendance, sinon le Conseil Général devra renoncer à certaines de ses politiques les plus fondamentales. Au moment où se prépare le budget 2012, il serait bon pour les Essonniens que la Majorité entende cet appel. collectivité sont connues, Il est temps de proposer un plan d’actions ambitieux pour l’Essonne ! POCL : l’Essonne mobilisée Nous nous félicitons du consensus trouvé avec la Majorité départementale sur le projet de ligne à grande vitesse POCL. Son tracé ne peut fendre les espaces protégés et terres agricoles du Gâtinais Français. Aux côtés de nos collègues, nous demandons à R.F.F que de nouvelles études soient diligentées pour éviter le PNR ou, à tout le moins, privilégier un tracé longeant la ligne C du RER. La réunion publique de Mennecy a montré un assentiment global des acteurs locaux autour de ces préoccupations ainsi qu’une forte demande d’articulation entre les infrastructures POCL et RER en vue de l’amélioration du service. L’Essonne ne peut continuellement subir les grandes décisions d’aménagement ! Il faut maintenant s’interroger sur le financement, car à ce jour les crédits nécessaires à la réalisation de cette LGV sont ni connus, ni trouvés. Nous rappelons ainsi notre détermination à ce que les nouveaux projets (Grand Paris, POCL) nécessaires à l’aménagement de notre territoire ne se fassent pas au détriment des transports en commun existants.
GROUPE SOCIALISTE, ÉCOLOGISTE ET RÉPUBLICAIN Rigueur/Austérité, la droite joue sur les maux « La rigueur pour éviter la faillite ». Voici les mots utilisés par François Fillon pour justifier le second plan de ri gueur de 7 milliards d’euros rendu public le 7 novembre dernier. Différentes mesures composent ce plan de rigueur qui, comme l’a laissé entendre le 1er Ministre, est celui de la dernière chance. On peut citer, entre autres, la réduction de certaines niches fiscales, l’avan - cement d’un an du départ à la retraire à 62 ans, l’éco - nomie de 700 millions d’euros dans le secteur de la santé au titre de la maîtrise des dépenses de la sécurité sociale, la hausse de la TVA à taux réduit de 5,5 à 7%, la baisse de la revalorisation des prestations sociales pour 2012. L’ensemble des élu-e-s de droite s’enorgueillit du courage du gouvernement qui, à six mois des Présidentielles, ose selon eux mettre à mal, pour le bien du pays, une cote de popularité pourtant déjà largement émous - sé. Mais force est de constater que les décisions qui ont été prises sont teintées d’injustice et d’iniquité. En pé riode de crise, un signe fort aurait été de faire participer les plus riches à « l’effort national » tant vanté par Nicolas Sarkozy. Or, l’ISF et les salaires des ministres vont être gelés. Ce plan frise l’insulte à l’ensemble du peuple français. D’autre part, si le chef de l’État se désintéresse tant de GROUPE FRONT DE GAUCHE La Bourse ou la vie ? ! ? Incroyable opération de « bourrage des crânes » que celle à laquelle se livrent les dirigeants français et européens. À force de vivre au-dessus de nos moyens, nous serions au bord de la banqueroute. Qu’il soit matraqué à longueur d’antennes ne fait pas de ce mensonge une vérité. D’abord, parce que cette dette n’équivaut qu’à 12% des richesses créées en France pendant sa période de remboursement. Ensuite, parce qu’il est possible de LES GROUPES POLITIQUES DE LA MAJORITÉ DU CONSEIL GÉNÉRAL sa réélection, pourquoi ne pas avoir inscrit ces mesures dans le premier plan d’austérité énoncé en août ? Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont posé la dernière pierre d’une politique qu’ils pratiquent depuis bientôt cinq ans : celle qui consiste en un « bricolage » constant, nourrit d’ajustements contextuels, sans vision, sinon celle du court-termisme, sans projet de société. L’Essonne, comme toutes les collectivités locales est une nouvelle fois victime d’une politique d’asphyxie financière menée par le gouvernement, alors même que celui-ci a laissé s’accroître le déficit public depuis 2007 jusqu’à un niveau historique. Nos dépenses doivent faire face au désengagement progressif de l’État, qui a gelé il y a deux ans ses dotations alors que dans le même temps les dépenses socia - les tels que le RSA ou l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie versée aux personnes âgées) augmentent considérablement en ces temps de crise. Malgré cela, notre département est régulièrement reconnu par la Chambre Régionale des Comptes pour sa gestion exemplaire. Ainsi, dans ce contexte contraint, face à un État mauvais payeur, nous continuerons à œuvrer, à vos côtés, pour des politiques sociales justes et renforcées. Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain : M. Berson, G. Bonneau,C. Buffone, C-L. Campion, J. Cauët, E. Chaufour, F. Chouat, R. Colas,C. Da Silva, E. Fournier, P.Fournier, G. Funès, J. Guedj, G. Hérault, D. Hoeltgen, T. Mandon, M. Olivier, F. Petitta, M. Pouzol,C. Robillard, D. Ros, P.Sac.Tél. : 0160919071 Groupe Front de gauche : P.da Silva, B. Piriou, M. Rauze,C. Vazquez. Tél. : 0160919067 groupeser91.fr la réduire sans faire payer les populations, ni casser les collectivités locales et les services publics. Quand les banques empruntent à la BCE à 1% pour prêter aux États avec des taux allant jusqu’à 15% d’intérêt, quand les groupes du CAC 40 engrangent 47 milliards de bénéfice au 1er semestre (+ 7,4% sur 2010 !), les moyens existent bien pour faire autrement. « Plus le mensonge est gros, plus il passe » dit le proverbe. Faisons-le mentir ! n°126/décembre 2011/Le mag de l’Essonne•29



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