[91] Mag de l'Essonne n°106 octobre 2009
[91] Mag de l'Essonne n°106 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°106 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Essonne

  • Format : (140 x 185) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : les collèges de la réussite.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TEMPS LIBRE Aux frontières de l’Essonne Authon-la-Plaine a le charme discret des petites communes rurales du canton de Dourdan. Ce village aux confins de la Beauce, a décidé d’unir les forces de ses quelque 350 âmes pour préserver sa majestueuse église Saint-Aubin. 2 1 La place de l’église Ce qui frappe en arrivant à Authon, où l’on se gare aisément sur la place principale, c’est son église, disproportionnée pour un petit village agricole. Monumentale, dissymétrique en surfaces comme en hauteur, elle est le résultat d’une construction progressive au travers des âges. Prenez du recul pour l’appréhender globalement. La partie la plus ancienne, qui correspond à l’actuelle nef et aux soubassements du clocher, a été érigée à la fin du XII e siècle par les moines de Saint-Benoît-sur-Loire. À la fin du XV e siècle, d’importants travaux ont permis d’agrandir très largement l’église, lui ajoutant un chœur et des arcs-boutants. C’est à cette époque que le clocher a été surélevé et a pris sa forme actuelle. Ce n’est qu’au XVIII e siècle que la sacristie et une tourelle d’escalier ont été ajoutées. 5 34 - OCTOBRE N°106
3 Dans les champs Contournez l’église par la gauche et remontez la rue des Pavillons tirant son nom d’un domaine du XVI e siècle situé à l’extrémité du village. Passez l’ancienne ferme pour découvrir l’Arsenal. Il ne servait pas à entreposer des armes mais du matériel de lutte contre les incendies. Poursuivez à gauche la rue du Parc qui longe les champs. Il y passera prochainement un chemin de randonnée balisé de 40 kilomètres reliant les cinq communes mitoyennes, Authon-la-Plaine, Chatignonville, Saint-Escobille, Mérobert et Plessis Saint-Benoît. INFOS PRATIQUES• Durée de la balade : 2 heures Niveau : facile• Pour se rendre à Authon-la-Plaine : en voiture, par l’A 10 sortie 11 Allainville, puis D 191 et D 838• Plan de la ville disponible auprès de l’association Authon-Patrimoine au 01 64 95 53 76 et par courriel authonpatrimoine@sfr.fr Au cœur de Saint-Aubin Pour entrer dans cet édifice inscrit à l’inventaire des bâtiments de France, contactez l’association Authon-Patrimoine qui pourra vous raconter l’histoire de l’église. Si une première série de travaux a déjà été effectuée pour restaurer les lieux, le chantier est encore loin d’être achevé. En entrant, à droite, admirez les bancs clos en bois du XVIII e siècle qui accueillaient les personnes chargées de l’entretien. Avancez dans l’église jusqu’à la chapelle du Sacré Cœur, où sa statue polychrome est installée dans une niche correspondant à un ancien fenestrage. À gauche de l’autel, remarquez le grotesque - figure caricaturale - en pierre peinte, tenant dans ses mains un écusson, certainement d’un ancien seigneur d’Authon. 4 Ici repose Jean-Pierre Pincemin Poursuivez sur la grande rue qui vous ramène à la place de l’église. Prenez votre véhicule pour vous rendre au cimetière qui se trouve à la sortie du village. Le peintre et sculpteur Jean-Pierre Pincemin y est enterré. Ce chevalier des Arts et des Lettres multiplia les expériences dans différents mouvements artistiques comme l’abstraction lyrique ou l’action painting. Il a également expérimenté dans les années 1960, l’utilisation des matériaux les plus divers, tels que planches, tôles ou grillages, pour réaliser des œuvres monumentales. Sur le tracé d’anciens remparts Votre route se poursuit sur la rue du Tour du village qui ceinture Authon en suivant le tracé d’anciens remparts selon un tracé hexagonal. Prenez à gauche la rue de Chatignonville pour vous rendre, dans le centre. Arrêtez-vous devant une étonnante petite maison de brique aux fenêtres à barreaux : la prison. Également appelée refuge ou corps de garde, elle abrite désormais une petite épicerie de village. Construite en 1894, cette maisonnette visait initialement à accueillir les miséreux. Mais rapidement, elle a servi à enfermer les fauteurs de troubles et de tapages nocturnes en tous genres. Juste en face, se dresse encore un beau porche en pierre arrondi qui devait ouvrir, autrefois, sur une ancienne maison forte. OCTOBRE N°106 - 35



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