[90] Vivre le Territoire n°153 novembre 2014
[90] Vivre le Territoire n°153 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°153 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : médiathèques... la culture à deux pas chez soi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MÉMOIRE 2nde guerre mondiale À SAVOIR Dans tout le département, on comptabilise 579 bâtiments totalement détruits et 6 882 endommagés dans 66 communes. En dehors de Belfort et Danjoutin, c’est à Lepuix-Delle (26 maisons), Chavannesles-Grands (17), Montreux- Château (15) et Suarce (15) que les destructions sont les plus graves. Ce qui vaudra à Lepuix-Delle en 1961 de changer de nom pour s’appeler désormais Lepuix-neuf. Les 70 ans de la libération du Territoire de Belfort Depuis l’annonce du débarquement en Normandie, les habitants du Territoire de Belfort attendent eux aussi leurs libérateurs. Début septembre 1944, l’espoir renaît avec l’approche de plus en plus rapide des Alliés venus de Normandie et des troupes françaises remontant de Provence. Le reflux de l’armée allemande en août 1944. La libération du Jura, d’une grande partie du Doubs et de la Haute-Saône en constitue le signe avant-coureur  : le Territoire sera bientôt libre. Pourtant cette espérance s’éloigne au fur et à mesure que l’offensive alliée s’essouffle, fin septembre, pour se figer début octobre à quelques kilomètres des frontières du département, entre Pont-de-Roide et Ronchamp. Cet enlisement peut s’expliquer par les problèmes d’approvisionnement des armées depuis la Provence, par la priorité donnée à l’effort de la VII e armée US dans les 30 VivreleTerritoire N°153 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Vosges et à cause des conditions météorologiques détestables en ce début d’automne. Longue attente Les semaines d’attente sont terribles pour les habitants du département avec la peur des bombardements alliés, la quête de plus en plus difficile de nourriture et de chauffage. Elles sont également rendues pénibles par l’évacuation préventive par la Croix-Rouge des enfants du département vers la Suisse, l’installation dans le Territoire des soldats de la 19 e Armée allemande en dé- ç Jean-Christophe Tamborini route, ainsi que les exactions de la Milice en fuite vers l’Allemagne, la réquisition puis la déportation des hommes valides envoyés dans les usines du Reich. Mettant à profit l’accalmie des combats et en raison de l’action plus visible de la Résistance, l’occupant nazi et ses complices miliciens redoublent de violence dans la lutte contre les maquis et les résistants. Le 12 septembre, les autorités allemandes placent le département en état de siège. Le 14 novembre à 14 heures, un déluge de feu s’abat sur les lignes de défense allemandes, c’est le dé-
clenchement de l’offensive libératrice, étendue sur un front de 40 km de large. L’assaut En trois axes principaux, les troupes coloniales françaises de la 1 re armée de Lattre de Tassigny partent à l’assaut des villes et des villages du département. Au nord, le 2 e corps d’armée du général Monsabert, descendant du Ballon d’Alsace, fait porter l’effort principal de Lepuix-Gy vers Giromagny. Il rencontre une forte résistance à Grosmagny durant 2 jours. Au centre du Territoire, le 1er corps d’armée du général Bétouard force l’accès à Belfort. Un axe d’attaque depuis Montbéliard passe par Châtenois-les-Forges. Mais les Allemands ont fortifié Trétudans, menaçant le flanc des alliés. Le village est le siège de durs affrontements du 18 au 25 novembre. Le second axe Le 14 novembre à 14 heures, un déluge de feu s’abat sur les lignes de défense allemandes. » d’approche par Héricourt et Châlonvillars n’est possible qu’après la prise du Salbert le 20 au soir. Et c’est par Cravanche que les premiers éléments libérateurs entrent dans la ville où les troupes allemandes résistent en s’enfermant dans la citadelle, au fort de la Miotte et au fort de Roppe. La Bataille de l’Arsot C’est pour prendre le fort de Roppe que 134 commandos d’Afrique s’enfoncent dans le bois de l’Arsot, le 22 novembre au matin, mais les Allemands ont préparé soigneusement leurs positions de défense. Partant du Accueil du général U.S. Devers et du général de Lattre de Tassigny à la préfecture de Belfort, le 1er décembre 1944. Chars dans le faubourg de Brisach à Belfort (Archives municipales - collection René Bermont). carrefour du Martinet, les commandos subissent un feu violent, le groupe ne doit sa survie qu’à l’intervention des commandos de Provence venus les dégager. Près d’une centaine d’hommes est mise hors de combat. Les affrontements ne cessent véritablement dans la ville que le 25 novembre. Pendant ce temps, au sud, la route vers Delle est ouverte facilement le 16, ce qui permet aux troupes françaises de foncer vers le Rhin en longeant la frontière Suisse par Courtelevant et Seppois. Mais les forces allemandes contre-attaquent de Dannemarie vers Suarce et coupent à deux reprises la route de Courtelevant-Bâle, les combats autour de Lepuix-Delle, Rechésy et Suarce sont particulièrement meurtriers et destructeurs du 22 au 26 novembre. Liberté et reconstruction Pourtant, les difficultés ne s’estompent pas avec la liberté retrouvée. Alors que la ville de Belfort célèbre ses libérateurs le 26 novembre puis le 1er décembre, les combats se poursuivent tout près en Alsace. Le rationnement est maintenu et tout manque encore en cet hiver 1944-45. Il faut reconstruire après les destructions et pour cela des prisonniers de guerre allemands sont réquisitionnés. La population attend toujours dans l’angoisse le retour des prisonniers et des déportés en Allemagne, découvre avec horreur les charniers des exécutions nazies et espère le retour des enfants de Suisse. l MÉMOIRE 2nde guerre mondiale AUTEUR RETROUVÉ Dans le numéro 152 de Vivre le Territoire retraçant le séjour du maréchal Pétain dans le Territoire de Belfort, deux photographies conservées aux Archives départementales (Pétain en voiture et sortant de la Préfecture) provenaient d’une source inconnue. Grâce à leur publication, l’auteur a pu être identifié. Il s’agit de M. Charles Sifferlen, résidant à Valdoie, ancien rédacteur à la Préfecture et témoin du passage du gouvernement de Vichy dans le Territoire de Belfort. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°153 VivreleTerritoire 31



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