[89] Au fil de l'Yonne n°162 novembre 2019
[89] Au fil de l'Yonne n°162 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°162 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : offrir une famille à des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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INFORMER nos actus Gérer les travaux et LA CIRCULATION PORTRAIT D’AGENT LA DIRECTION DES INFRASTRUCTURES DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL PILOTE LE CHANTIER DE RESTAURATION DU PONT DE PONT-SUR-YONNE. EN JANVIER 2020 VONT COMMENCER LES TRAVAUX DE RESTAURATION DU PONT DE PONT-SUR-YONNE, sur une durée d’un an. L’ouvrage d’art a été transféré au Conseil départemental par l’État en 2007, en même temps que la N6 devenue D606. D’une longueur de 165 mètres pour 14,10 mètres de large, il relie les deux côtés de la commune et supporte chaque jour le passage de 12 000 véhicules, dont 1000 camions. « Ce pont est un ouvrage mixte avec un tablier en béton (1) et des poutres métalliques (2), explique Vincent Jung, directeur des infrastructures du Conseil départemental (qui pilote le volet routier mais également aménagement numérique du territoire). Nous allons garder les appuis et les culées (3), et remplacer toute la structure. En effet, le tablier se fissure et l’eau y pénètre. Les poutres métalliques présentent des signes de fatigue structurelle, ce qui n'est pas anormal pour un pont construit à la fin des années 1930, à une époque où l’on ne s’attendait probablement pas à ce qu’il soit emprunté par un trafic aussi important qu’aujourd'hui. » CIRCULATION MAINTENUE POUR LES VÉHICULES LÉGERS Les trois voies de circulation sont conservées et un trottoir plus large (2,50 m) protégé par un muret est intégré au projet sur un côté pour les piétons et les cyclistes. De l’autre côté 8 AU FIL DE L’YONNE/N°162 est maintenu un trottoir de service (1,40 m) accessible aux personnes handicapées. « Le projet est complexe techniquement puisque, durant toute la phase des travaux, la circulation des véhicules légers (moins de 3,5 tonnes) et des piétons sera maintenue, par alternat, poursuit Vincent Jung. Nous allons déconstruire et construire le pont en deux fois. C’était une volonté locale très forte de ne pas dévier la circulation de l’ensemble des usagers. » Une grande déviation sera mise en place pour les camions, reliant Saint-Clément à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et- Marne) par Bray-sur-Seine (soit une distance de 50 km au lieu de 34). Et une petite déviation interdite aux camions sera accessible pour le trafic local en cas d’encombrement en passant par Serbonnes (via la D 976, la D23 et la D70). « Cette organisation, accompagnée par Christophe Bonnefond (4) et Grégory Dorte, demande de la concertation avec les élus locaux ‒ maires et conseillers départementaux des cantons de Pont-sur-Yonne et Thorigny-sur-Oreuse ‒, ainsi qu’avec nos homologues de Seine-et-Marne, les forces de l’ordre, les pompiers. L’enjeu de la gestion de la circulation est pour nous presque aussi important que l’enjeu technique. » Coût des travaux  : 7,2 millions d’euros TTC (5), entièrement financés par le Conseil départemental. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) La chaussée. (2) Poutres horizontales portant le tablier. (3) Parties sur la rive supportant le poids du tablier. (4) Vice-président du Conseil départemental, président de la commission des infrastructures et des travaux. (5) Auxquels s’ajoutent 5% de frais de maîtrise d’œuvre, d’études, de suivi de travaux et d’organisme expert pour le suivi des travaux de métallerie. LE CALENDRIER Novembre  : réunion avec les élus locaux et réunion publique Décembre  : installation de chantier Janvier 2020  : début des travaux Fin décembre 2020 au plus tard  : fin des travaux Les travaux du pont répondent à une question de sécurité majeure pour les usagers. Ils s’inscrivent dans un projet d’aménagement de la commune de Pont-sur-Yonne et de l’ensemble du territoire. » Grégory Dorte, conseiller départemental de Pont-sur-Yonne Xavier Morize
LABEL ET CHALLENGE VIENNENT ENCOURAGER LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES À MODIFIER LEURS PRATIQUES ET À S’ENGAGER ACTIVEMENT SUR LA VOIE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE. LES COLLÈGES montrent l’exemple ! LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE AINSI QUE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA BIODIVERSITÉ constituent un enjeu majeur des prochaines décennies. Elles impliquent une mobilisation forte, efficace et pérenne de l’ensemble de la société, et des évolutions profondes des comportements individuels et collectifs. L’Éducation nationale a mis en place une démarche de développement durable à destination des écoles, collèges et lycées  : la labellisation E3D (1). Celle-ci couvre les thématiques de l’énergie, de l’eau, de la restauration scolaire, de la gestion des déchets, de la biodiversité… POURQUOI S’INSCRIRE DANS LA DÉMARCHE E3D ? Elle permet de former les élèves aux bonnes pratiques permettant de vivre ensemble dans un monde aux ressources limitées, mais aussi de leur transmettre les connaissances et la culture qui leur permettront de comprendre et d’agir en fonction des enjeux du développement durable. La démarche englobe les quatre dimensions de la vie d’un établissement  : l’enseignement, la vie scolaire, la gestion et la maintenance de la structure, l’ouverture sur l’extérieur par le partenariat. La labellisation compte trois niveaux  : engagement de la démarche, approfondissement et déploiement. « Quatre collèges icaunais sont engagés dans la démarche E3D (2), cependant tous ont des pratiques inspirées du développement durable sans nécessairement souhaiter aller vers une labellisation, souligne Stéphanie Bardiot, la directrice de l’éducation du Conseil départemental. Et les agents du Conseil départemental y contribuent. » LE CHALLENGE CUBE.S POUR DIMINUER LES CONSOMMATIONS D’ÉNERGIE La démarche E3D est rejointe par le challenge Climat usage bâtiments d’enseignement scolaire (Cube.s), Le collège La Chenevière des Arbres à Ancy-le-Franc a mis en place différentes actions  : récupération de l’eau de pluie et du réfectoire, permaculture, pancartes contre le gaspillage à la cantine, compostage, tonte raisonnée des espaces verts, tri des déchets, compostage, recyclage des stylos et cartouches d’encre… orienté sur la réalisation d’économies d’énergie, en synergie avec les programmes éducatifs. La durée du challenge est de cinq ans, pendant lesquels les établissements sont accompagnés par le Cerema (un centre de ressources et un établissement public d’expertise)  : une année pour mobiliser les bons usages et quatre années pour inscrire les actions dans la durée. « Des études montrent que les établissements qui ont intégré la démarche ont réalisé en moyenne 12% d’économie d’énergie par an », indique Nicolas Lux, le directeur des bâtiments et des collèges. Le dispositif est financé dans le cadre des certificats d’économies d’énergie et le Département prend en charge les frais d’inscription. Neuf collèges sont AU FIL DE L’YONNE/NOVEMBRE 2019 DR engagés (3). Les établissements impliqués peuvent travailler en parallèle avec le Cerema sur la démarche E3D, afin d’obtenir le premier niveau de labellisation à la fin de la première année. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) École/établissement en démarche de développement durable. (2) Collèges Pierre Larousse à Toucy, La Chenevière des Arbres à Ancy-le-Franc, Maurice Clavel à Avallon et Saint-Étienne à Sens (établissement privé). (3) Collèges La Chenevière des arbres à Ancy-le- Franc, Pierre et Jean Lerouge à Chablis, Le Gâtinais en Bourgogne à Saint-Valérien, Pierre Larousse à Toucy, Gaston Ramon à Villeneuve-l’Archevêque, Saint-Joseph à Auxerre, Jeanne d’Arc à Avallon, Saint-Jacques à Joigny et Saint-Étienne à Sens (établissements privés). La démarche E3D peut être portée par un club d’écocitoyens au sein du collège ou par un enseignant à destination de sa classe. L’objectif est de créer une dynamique pour qu’elle s’inscrive de façon pérenne dans les habitudes des élèves et de l’établissement. Cube.s répond à la vague actuelle de mobilisation des jeunes autour du climat. » Jean Marchand, vice-président du Conseil départemental, président de commission 9



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