[89] Au fil de l'Yonne n°162 novembre 2019
[89] Au fil de l'Yonne n°162 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°162 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : offrir une famille à des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 ÉCLAIRER mode d’emploi Manger sain et gaspiller moins Les équipes de restauration, impliquées et professionnelles, œuvrent chaque jour pour restaurer au mieux les collégiens. Afin que les jeunes acquièrent au plus tôt les bons réflexes alimentaires, le Conseil départemental a mis en place une démarche pour une restauration plus locale, plus saine, plus durable, plus bio. AU FIL DE L’YONNE/N°162 Le Conseil départemental favorise les bonnes pratiques dans la restauration scolaire des collèges. Choisir les produits utilisés Depuis 2015, le Département s’est engagé dans un démarche vertueuse en matière de restauration scolaire, en prenant non seulement en compte la qualité nutritionnelle des repas et donc la santé des jeunes, mais également en soutenant les actions contre le gaspillage alimentaire et les actions éducatives. Cette impulsion s’est traduite par une série de mesures concrètes telles que l’incitation à l’approvisionnement en circuit court, qui a également pour mérite de maintenir l’emploi local et l’activité en milieu rural tout en développant les liens producteursconsommateurs. En 2019, la loi EGalim (1) et l’outil Agrilocal vont venir renforcer cette initiative. La loi issue des États généraux de l’alimentation poursuit trois objectifs  : payer le juste prix aux producteurs ; renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits ; favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous. Agrilocal s’inscrit dans une volonté affichée par le Conseil départemental de valorisation des filières locales, dans le but d’assurer un approvisionnement de qualité aux collégiens et aux résidents des établissements sociaux et médico-sociaux. Communiquer et sensibiliser L’annonce du menu (sur le site internet du collège, au début de la ligne de self et dans l’établissement) constitue un point important de valorisation du travail des équipes, d’éducation au goût et de lutte contre le gaspillage alimentaire. Éviter le gaspillage Depuis 2016, des tables de partage permettent de se servir en produits non consommés sous certaines conditions d’hygiène. Des centrifugeuses évitent de jeter des fruits en les transformant en jus. Chaque collège dispose de la possibilité d’accéder à un gaspimètre du pain ou possède son propre outil pour sensibiliser au quotidien les élèves sur le gaspillage. La vaisselle jetable est prohibée, d’une manière générale. Inciter les élèves à trier leurs déchets Le Conseil départemental s’est engagé à réduire drastiquement les déchets alimentaires en transformant ses 29 restaurants en selfs participatifs. Ainsi, les déchets sont descendus à 30 g par demi-pensionnaire (contre une moyenne nationale de 167 g). Les tables de tri tendent à se généraliser. En 2016, le Département a proposé des formations à la gestion du compost à ses équipes et plus de la moitié des collèges valorisent les déchets de l’épluchage. Les investissements sont pensés de manière à réduire les volumes de bio-déchets. Ainsi, la cité scolaire de Toucy, qui restaure plus de 800 élèves par jour, dispose d'un équipement de réduction des volumes de biodéchet (déshydrateur thermique). Le pain non consommé est régulièrement confié à des particuliers pour les animaux. (1) Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable, dite « loi agriculture et alimentation ».
Compenser LE HANDICAP LA MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES PEUT DÉCIDER D’OCTROYER UNE AIDE HUMAINE À DES ÉLÈVES. CERTAINS ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP ONT BESOIN D’UNE AIDE HUMAINE, individuelle ou mutualisée, durant leur scolarité. Celle-ci est attribuée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), après analyse du dossier de demande de compensation du handicap déposé par les parents. Ce dernier fait état des problématiques rencontrées par l’enfant, et c’est l’équipe pluri disciplinaire d’évaluation (1) qui effectue des préconisations. Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) (2) remplissent trois missions, dans le premier et le second degré  : l’accompagnement de l’élève dans les actes de la vie quotidienne (sécurité, confort, mobilité, utilisation du matériel…), dans l’accès aux activités d’apprentissage (éducatives, culturelles, sportives, artistiques, professionnelles), dans les activités de la vie sociale et relationnelle. « L’équipe pluridisciplinaire d’évaluation se prononce sur la base d’éléments objectifs, dans une logique de compensation du handicap, explique Louis Bedessem-Porte, directeur Autonomie handicap dépendance du Conseil départemental, directeur de la MDPH. Cette logique de compensation implique de mobiliser une diversité de leviers et ressources disponibles, dont les AESH, mais pas seulement, font partie ». « La MDPH ne travaille pas sur une logique de demande de la part des parents ou des établissements scolaires, mais sur une logique de besoins, poursuit Olivier Ingrao, inspecteur de l’Éducation nationale chargé de l’adaptation scolaire et du handicap. Un enfant peut avoir une reconnaissance de handicap par la MDPH avec un Projet personnalisé de scolarisation (PPS), sans pour autant avoir une notification d’AESH. » De même, « éprouver des difficultés d’apprentissage ne signifie pas forcément être en situation de handicap, souligne Isabelle Dumont, directrice adjointe de la MDPH. D’autres dispositifs peuvent être mis en place, comme un aménagement du temps scolaire, l’utilisation d’un matériel pédagogique adapté (ordinateur)… » La durée de l’accompagnement par l’AESH est déterminée au cas par cas. Chaque année, une équipe de suivi de scolarisation évalue les situations. La mise à disposition par la direction d’Académie d’un professionnel supplémentaire auprès de l’équipe chargée de l’enfance et de la scolarisation à la MDPH permettra d’améliorer la qualité de l’évaluation des besoins et la réactivité de ses équipes. Elle souligne le partenariat sans cesse renforcé entre la MDPH de l’Yonne et les services de la direction d’Académie. (1) Composée de médecins, de psychologues, d’infirmiers, de professionnels de l’éducation nationale spécialisés dans l’accompagnement des enfants en situation de handicap… (2) Ex-Auxiliaire de vie scolaire (AVS). LES CHIFFRES 2019 DR 1314 élèves notifiés handicapés dans l’Yonne 652 élèves accompagnés par des AESH individuels ou mutualisés 4 élèves en attente d’accompagnement



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