[89] Au fil de l'Yonne n°159 jui/aoû 2019
[89] Au fil de l'Yonne n°159 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°159 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : la musique au coeur de l'été.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
INFORMER nos actus Christophe Gapilian, responsable du bureau d'études ouvrages d'art de la direction des Infrastructures du Conseil départemental. Xavier Morize RÉTABLIR LA CIRCULATION des poissons PORTRAIT D’AGENT LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL A LANCÉ UNE ÉTUDE POUR RESTAURER LA CONTINUITÉ ÉCOLOGIQUE SOUS LES PONTS DE LA RD34 QUI ENJAMBENT LES DEUX BRAS DE L'ARMANÇON À GERMIGNY. LA LOI DU 3 AOÛT 2009 DE MISE EN ŒUVRE DU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT, DITE LOI GRENELLE 1, a instauré dans le droit français la création de la « trame verte et bleue ». Celle-ci vise à enrayer la perte de biodiversité en préservant et en restaurant des réseaux de milieux naturels qui permettent aux espèces de circuler afin d'assurer leur cycle de vie. Ces réseaux d’échanges, appelés « continuités écologiques », sont constitués de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques. La composante verte de la trame verte et bleue fait référence aux milieux naturels et seminaturels terrestres, et la composante bleue aux réseaux aquatiques et humides (fleuves, rivières, canaux, étangs, milieux humides…). Dans l'Yonne, plusieurs dysfonctionnements ont été recensés sur l’Armançon, parmi lesquels « l’appauvrissement des milieux aquatiques et humides » dû à la dégradation et l’artificialisation des habitats, et l’uniformisation des espèces tolérantes aux pollutions. Afin d’être conforme aux directives européennes et en adéquation avec le cadre réglementaire, le Conseil départemental a engagé des études pour entreprendre des 8 AU FIL DE L’YONNE/N°159 travaux de restauration de la continuité écologique sous deux ponts concernés du territoire de la commune de Germigny. QUEL AMÉNAGEMENT ? « La caractéristique de ces ouvrages d'art c'est qu'à leur pied une forte chute d'eau crée un effet de seuil, explique Christophe Gapilian, responsable du bureau d'études ouvrages d'art de la direction des Infrastructures du Conseil départemental. Nous devons donc reconstituer la circulation dans les deux sens des poissons et sédiments. » La complexité vient du fait que l'Armançon se divise là en deux parties. « Les études vont montrer si on peut ne prioriser qu'une passe et laquelle, et s'il est plus judicieux de créer une engravure dans le radier du pont (recréer une pente légère) ou une passe à poissons. Une autre solution pourrait être de reprofiler la rivière sur une certaine distance, mais l'opération est complexe car elle nécessite des autorisations de tous les particuliers, qui sont propriétaires jusqu'au milieu de la rivière. Nous travaillons en collaboration étroite avec le Syndicat mixte du bassin versant de l’Armançon et la commune de Germigny. » Le bureau d'études va remettre son rapport et le projet, subventionné par l'Agence de l'eau Seine Normandie et le fonds dédié aux Espaces naturels sensibles, sera ensuite soumis au vote des conseillers départementaux. La consultation sera ensuite lancée. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com Ces ponts sont à ce jour les seuls pour lesquels nous avons eu une demande par les services de l'État de mise en conformité de continuité écologique. L’étude précisera la nature et la disposition de l’aménagement. » Marie-Laure Capitain, vice-présidente du Conseil départemental, conseillère départementale du canton de Saint-Florentin
CHAQUE ANNÉE SCOLAIRE, LE COLLÈGE ABEL MINARD DE TONNERRE CONSTITUE UNE MINI-ENTREPRISE QUI VA TRAVAILLER À LA CONCEPTION D’UN PROJET. DES COLLÉGIENS mini-entrepreneurs ! LA PROMOTION 2018-2019 DE LA MINI- ENTREPRISE - EPA (1) DU COLLÈGE ABEL MINARD DE TONNERRE achève son année avec un grand rendez-vous  : le championnat national EPA, du 3 au 5 juillet à Lille. Les 21 élèves de 3 e ont pour cela préalablement décroché le titre de champion de Bourgogne avec leur invention le Médicœur, une sorte de gros réveil rappelant aux seniors quand ils doivent prendre médicaments et verres d’eau. Leur projet a également intéressé la chaîne M6, qui les a sélectionnés dans le cadre de l’émission « Mon invention vaut de l’or ». Une délégation est ainsi allée vanter les mérites du produit sur un plateau de TV (diffusion le 7 juin) devant Jérôme Bonaldi. « Ils étaient les seuls collégiens des mini-entreprises - EPA en France sélectionnés, remarque Régis Nugues, le professeur de technologie qui les a encadrés cette année. C’était la cerise sur le gâteau pour le projet ! » Un projet construit comme un vrai… UNE NOUVELLE ÉQUIPE À LA RENTRÉE Chaque année, une nouvelle classe EPA (cette année, les élèves étaient répartis dans deux classes) est constituée. Le recrutement s’effectue sur lettre de motivation plus entretien en fin de 4e. À la rentrée, la vingtaine de jeunes commence le travail par le EPA, QU’EST-CE QUE C’EST ? Entreprendre pour apprendre est une fédération de seize associations loi 1901 à but non lucratif dont le but est de développer l'esprit d'entreprendre des jeunes et de révéler leurs potentiels. Dans toute la France, le réseau accompagne les élèves de 9 à 25 ans (CM1 au post-bac) avec leurs enseignants ou conseillers en insertion pour l'emploi, et des professionnels du monde de l'entreprise. Il est membre d’un réseau mondial né en 1919 aux États-Unis. choix du produit à réaliser. Ensuite ils élisent leur PDG et doivent tous refaire un curriculum vitae et une lettre de motivation pour postuler au poste qu’ils souhaitent occuper dans la mini-entreprise. Un jury rend sa décision après entretien, en fonction de leurs compétences. « Ils travaillent ainsi sur ce qu’ils ont envie de faire, que ce soit dans le domaine technique, administratif, financier, commu nication, nouvelles technologies, souligne Régis Nugues. Nous les recrutons sur leurs compétences et leur motivation, donc ce sont globalement des bons élèves à qui nous offrons l’opportunité La mini-entreprise 2018-2019 a présenté son « Médicœur » jusque sur un plateau de télévision ! AU FIL DE L’YONNE/JUILLET-AOÛT 2019 DR d’aller beaucoup plus loin que ce qu’ils pourraient faire au collège. » À la fin de l’année scolaire la minientreprise est dissoute et le projet rangé dans un tiroir. « C’est l’expérience d’une année, mais le produit peut vivre par la suite si nous trouvons des repreneurs du projet, poursuit Régis Nugues. Jamais aucune mini-entreprise - EPA en France n’a réussi à le faire. Nous aimerions bien être les premiers ! » Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Entreprendre pour apprendre www.medicoeur.fr Au collège de Tonnerre, la mini-entreprise fonctionne comme une start-up, avec des résultats qui font honneur à l’établissement avec le « Médicœur », un projet innovant destiné à l’autonomie et au bien-être des seniors. Le Conseil départemental tient à encourager les jeunes collégiens pour leur initiative ainsi que Messieurs Nugues, Ahu, Benchaib et Bonneau, professeurs, et le parrain professionnel de cette réussite. » Maurice Pianon, premier vice-président du Conseil départemental, conseiller départemental du Tonnerrois 9



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :