[89] Au fil de l'Yonne n°158 juin 2019
[89] Au fil de l'Yonne n°158 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°158 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : un voyage à travers des oeuvres qui n'en font qu'une.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INFORMER nos actus Évelyne Bussy, responsable des moyens généraux du Conseil départemental, assure le suivi des systèmes de tri. TRIER ET RECYCLER  : un impératif PORTRAIT D’AGENT LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL A MIS EN PLACE UN SYSTÈME DE TRI DU PAPIER, QUI EST ENSUITE COLLECTÉ PAR L'ASSOCIATION D'INSERTION PROFESSIONNELLE PÉNÉLOPE, À SENS. UNE DÉMARCHE ÉCONOMIQUE ET CITOYENNE. DEUX POUBELLES DANS LES BUREAUX, DEUX BOX OÙ LES VIDER DANS LE COULOIR. Les agents du Conseil départemental sont invités à trier leurs déchets afin d'isoler le papier (papier, papier broyé, enveloppes, revues sans emballage plastique), qui est ensuite récupéré par l'association d'insertion professionnelle Pénélope à Sens pour être recyclé. « La réflexion visait à la base à réaliser des économies sur les marchés d'entretien ménager en demandant aux agents de vider eux-mêmes leurs poubelles », explique Évelyne Bussy, responsable des moyens généraux (1) du Conseil départemental. C'est ensuite devenu une démarche citoyenne avec un enjeu environnemental. 47 000 TONNES RÉCOLTÉES EN 2018 Au total, plus de 900 agents sont concernés, sur les deux sites administratifs que sont le « 89 » boulevard de la Marne à Auxerre et les bâtiments de Perrigny (dont la Maison départementale des personnes handicapées), les sept sites des Unités territoriales de solidarité (UTS), les six sites des services routiers (2), les archives et la bibliothèque départementales. En 2018, plus de 47 tonnes de papier ont 8 AU FIL DE L’YONNE/N°158 ainsi été collectées. « Les collectivités sont soumises aux redevances incitatives qui sont très onéreuses, souligne Évelyne Bussy. Le Conseil départemental paie 30 000 euros par an pour tous les sites. Rien qu'à Auxerre c'est 22 000 euros. Bien trier sur les sites principaux permet de réaliser des économies. En outre, cela génère une activité pour les personnes qui récupèrent le papier, le trient, le valorisent. » RECYCLER C'EST ÉCONOMISER Le Conseil départemental dispose également des containers des communautés d'agglomération et de communes pour récupérer bouteilles en plastique, canettes, pots de yaourt... (comme à la maison). Il recycle aussi les piles et l'association d'insertion professionnelle Pénélope récupère les cartouches d'encre. Depuis peu, un compost a fait son apparition au « 89 », fabriqué par un agent du service logistique avec des palettes de récupération. Il est destiné à récupérer les biodéchets des bacs mis en place dans les deux salles de restauration. Le recyclage plutôt que la fabrication à partir de matériaux neufs permet de diminuer la consommation des ressources naturelles et les émissions de CO2. Plus un choix aujourd'hui, mais une nécessité. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Également responsable de la gestion des fluides, des espaces verts, du mobilier, des fournitures de bureau, des achats de papier, du matériel de reprographie. (2) Les services routiers effectuaient déjà le tri et emmenaient leurs déchets dans les déchetteries. L'engagement soutenu des agents vers des comportements individuels plus responsables ne se dément pas dans les services du Département après la dématérialisation des actes administratifs. Désormais, le tri sélectif, le recyclage, l'entretien des abords des routes départementales pollués par divers déchets font partie intégrante des missions de chacun… » Xavier Morize Maurice Pianon, premier vice-président du Conseil départemental
LES ACTEURS DE L'EMPLOI ET DE L'INSERTION SE SONT MIS AUTOUR DE LA TABLE AVEC LES REPRÉSENTANTS DES VITICULTEURS, POUR METTRE EN PLACE DES ACTIONS AFIN D'ATTIRER DE LA MAIN-D'ŒUVRE VERS CES MÉTIERS EN TENSION. VITICULTURE  : valoriser les métiers LA VITICULTURE MANQUE DE MAIN-D’ŒUVRE. EN FACE, DE NOMBREUX DEMANDEURS D'EMPLOI CHERCHENT UN TRAVAIL, mais la demande ne rencontre pas forcément l'offre. Pour comprendre pourquoi et tenter d'y remédier, les acteurs de l'emploi et de l'insertion ont constitué un groupe de travail en 2017, relancé en février dernier en l'élargissant aux représentants des employeurs et à l'Éducation nationale. « C'est une bonne chose que les syndicats aient été appelés autour de la table pour réfléchir à la façon dont nous pouvons capter des jeunes et d'autres personnes dans notre profession, se félicite Louis Moreau, président du BIVB (1) pour le Chablisien. Il est certain que la viticulture est un métier difficile  : nous travaillons dehors par tous les temps et plutôt 39 h que 35, mais nous souffrons aussi d'un déficit d'image. Car la viticulture propose une diversité de métiers ‒ ouvrier viticole, tractoriste, chef d'équipe, travail de cave, logistique, préparation de commandes…‒ et il est possible d'y progresser. » La profession s'est engagée dans différentes actions  : matinées de l’emploi en partenariat Une salariée de l'association intermédiaire RENOUER employée dans les vignes. DR avec Pôle emploi et notamment la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) pour parler des métiers et recevoir des candidats entre autres dans les domaines, création de minifilms donnant la parole à des salariés pour diffusion sur les réseaux sociaux… « Dans le seul bassin du Chablisien, plus de 120 postes sont à pourvoir, souligne Louis Moreau. Il n'y a pas un domaine qui n'a pas besoin de quelqu'un. Sur l'ensemble du département, on doit dépasser les 200 postes. » Pour Isabelle Joaquina, directrice de l'association intermédiaire RENOUER, présente à l'origine de la réflexion, « il est important que les professionnels travaillent sur l'attractivité des métiers et se rendent dans les collèges et les lycées pour en faire la promotion ; c'est une offre non délocalisable avec de nombreux emplois à la clef et il faut attirer des jeunes, créer des vocations pour que les gens ne se tournent pas vers la viticulture par défaut ». UNE OPÉRATION INCITATIVE PENDANT LES VENDANGES Une réflexion est en cours concernant la période des vendanges en septembre prochain. L'idée qui sera soumise au vote de l'assemblée départementale, est de positionner des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (Rsa) et de leur permettre de cumuler Rsa et revenu d'activité. « Le Département de l'Aube notamment a déjà mené cette opération de communication incitative et 302 bénéficiaires du Rsa ont travaillé pendant les vendanges en 2018 », indique Antoine Bonacorsi, chargé de mission Pacte territorial d’insertion du Conseil départemental. Afin de contourner d'éventuels problèmes de mobilité, Isabelle Joaquina a sollicité le bailleur social Domanys qui va mettre à disposition une dizaine de logements notamment en colocation, pour permettre l'hébergement sur place d'un certain nombre de personnes. De leur côté, les domaines organisent durant cette période un système de navettes avec des points de rendez-vous matin et soir. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne Le Conseil départemental soutiendra toutes les initiatives qui permettront de trouver des solutions pour un retour à l’emploi des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), en accompagnant les dynamiques de partenariat et de territoires qui le permettent. » Valérie Leuger-Dorange, conseillère départementale en charge de l'insertion AU FIL DE L’YONNE/JUIN 2019 9



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