[89] Au fil de l'Yonne n°157 mai 2019
[89] Au fil de l'Yonne n°157 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : sur la route des artisans d'art de l'Yonne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INFORMER nos actus Jean-Michel Vallée (au centre) et les agents du centre d’intervention technique départemental de Sens ont ramassé 1,8 tonne de déchets sur les bas-côtés de 22 km de routes en une journée. Jean-Renaud Tourneur Ramasser LES DÉCHETS DES AUTRES PORTRAIT D’AGENT 250 TONNES DE DÉCHETS ONT ÉTÉ RÉCOLTÉES EN 2018 PAR LES AGENTS DU DÉPARTEMENT LE LONG DES ROUTES DÉPARTEMENTALES. LE 20 MARS, LES ÉQUIPES DES SERVICES ROUTIERS DÉPARTEMENTAUX (ENVIRON 200 AGENTS) ont mené une grande opération de nettoyage des abords des routes départementales. 400 kilomètres (sur 4 850) ont ainsi été parcourus. Dans le Sénonais, 43 agents ont ramassé les déchets sur les bas-côtés de 22 km de la RD 660 entre Paron et le Loiret. Parmi eux, Jean-Michel Vallée, agent technique aux ouvrages d’art. Il énumère  : « Nous avons trouvé canettes, bouteilles d’alcool, bouteilles d’urine, sacs plastique, pneus, roues, électroménager, déchets de particuliers, emballages à emporter… C’est à chaque fois pareil et cela ne diminue pas. Je pense même qu’il y a plus de gros déchets type électroménager qui sont jetés au bord des bois. D’autre part, comme les gens savent que nous allons ramasser, ils abandonnent leurs sacs d’ordures ménagères sur les aires, où l'on trouve aussi pneus, roues, ferrailles, sacs de gazon, gravats… » L’Yonne, département de transit, est également confronté au cabotage des routiers et certains peuvent rester une, deux voire trois semaines sur une aire de repos en attendant qu’on leur assigne une nouvelle mission. DEUX SORTES DE COLLECTES Le Conseil départemental organise deux 8 AU FIL DE L’YONNE/N°157 sortes de ramassages. Le ramassage organisé sur les points d’arrêt, aires d'arrêt et aires de repos, soit 127 points de collecte (1). Celui-ci est modulé en fonction des périodes  : un ramassage par semaine d’octobre à mai et deux par semaine de juin à septembre (plus en fonction des dépôts sauvages sur les aires). En 2018, 220 tonnes de déchets ont ainsi été collectées. Un ramassage est également pratiqué tous les ans au printemps avant le démarrage de la campagne de fauchage (qui débute, en général, la première quinzaine de mai), pour éviter la casse des matériels et la dispersion des déchets broyés. Il s’effectue le long des plus de 9 000 km d’accotements des routes départementales. En 2018, il a représenté 30 tonnes de déchets en tous genres. « Cette année, il a été décidé de mener une opération un peu particulière le jour du printemps sur l'ensemble du département, mais le ramassage est programmé sur plusieurs semaines dans chaque centre d’intervention technique départemental, explique Pierre Nivoix, adjoint au directeur de la Régie, service des interventions. 4,2 tonnes ont été collectées en une seule journée. » Le ramassage des déchets a un coût financier  : environ 380 000 € par an (main-d’œuvre, matériels, sacspoubelles et traitement). Il coûte aussi du temps qui devrait être consacré aux missions premières du Département. À savoir, pour ce qui concerne Jean- Michel Vallée, la maçonnerie sur les ouvrages d’art. Des gestes du quotidien qui permettent d’augmenter la longévité des ponts, traversées hydrauliques et autres murs de soutènement. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Développement d'une logique de mutualisation avec les intercommunalités Les agents départementaux ramassent des quantités de déchets le long de nos routes. Nous déplorons cet état de fait et nous en appelons au civisme de chacun des Icaunais. C’est la somme de nos comportements individuels qui permettra de préserver notre environnement ! » Xavier Courtois, conseiller départemental chargé de l'environnement
LE 12 AVRIL DERNIER, LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL A PRIS LA DÉCISION, À LA MAJORITÉ ABSOLUE DE SES MEMBRES, DE NE PAS RÉHABILITER LE COLLÈGE BIENVENU-MARTIN À AUXERRE. LES ÉLUS ONT ÉGALEMENT ACTÉ UNE RÉFLEXION PORTANT SUR LES ÉTABLISSEMENTS D’AUTRES TERRITOIRES. LE PRÉSIDENT, PATRICK GENDRAUD, REVIENT SUR LES ARGUMENTS QUI ONT AMENÉ À FAIRE CES CHOIX. COLLÈGES  : les élus préparent l’avenir Quelle est la problématique rencontrée par le collège Bienvenu Martin à Auxerre ? Patrick Gendraud. À la suite de la chute d’une fenêtre dans une salle en raison de violentes rafales de vent, l’établissement fait l’objet de mesures de sécurité conservatoires depuis le 21 décembre dernier, et notamment d’une interdiction d’accès au bâtiment principal d’enseignement. Les 388 élèves suivent actuellement leurs cours dans le bâtiment technologique et dans le collège Denfert-Rochereau. Pourquoi avoir pris la décision de ne pas réhabiliter le collège Bienvenu Martin ? Plusieurs arguments ont guidé les réflexions conduites  : la sécurité, la durée des travaux potentiels et le besoin d’offrir une scolarité adaptée aux enfants, la mixité, le niveau du parc Auxerrois et le taux d’occupation ; enfin, la capacité financière de la collectivité. Le délai d’installation de modulaires types Algecoserait de l’ordre de 20 mois, avec un coût allant de 827 000 euros HT en location à 5,6 millions d’euros HT à l’achat. La durée des travaux qui seraient à conduire pour la réhabilitation atteindrait 50 à 60 mois. Avec un coût estimé à ce jour à 5,6 millions d’euros TTC. Il faudrait alors proposer aux élèves, aux enseignants et aux familles, une nouvelle organisation à compter de septembre 2019. Or les quatre collèges situés à proximité ‒ Paul-Bert, Albert Camus et Denfert-Rochereau à Auxerre, Jean-Bertin à Saint-Georges-sur- Baulche ‒ présentent 700 places disponibles. Avec des installations et une offre pédagogique de qualité. Au-delà du collège Bienvenu Martin, pourquoi avoir engagé une réflexion sur les autres territoires ? L’Yonne a subi, en trente ans, un recul de plus de 30% de ses effectifs de collégiens (de l’ordre de 21 000 élèves en 1986, contre moins de 14 000 aujourd’hui). Dans le même temps, Xavier Morize le nombre de sites accueillant les collégiens est passé de 28 à 33. Cette situation aboutit actuellement, sur certains secteurs, à une inadéquation entre l’offre éducative et les besoins des élèves et des équipes pédagogiques. En outre, le Département dispose aujourd’hui d’une capacité d’investissement de l’ordre de 31 millions, sur cinq ans, pour entretenir tous les établissements icaunais. Ces éléments posent la question de l’opportunité du maintien de certains sites, dès lors qu’une solution alternative adaptée pourra être proposée aux familles. Les sites de Bléneau et Saint- Sauveur, en Puisaye, de Brienon-sur- Armançon dans le centre-Yonne, et d’Ancy-le-Franc sont concernés, étant susceptibles de mobiliser à eux quatre une enveloppe de 12 millions d’euros d’investissements. Des solutions peuvent être proposées sur ces territoires, dans le respect des bassins de vie, pour améliorer l’offre éducative, sans préjudice pour les élèves et leurs familles. AU FIL DE L’YONNE/MAI 2019 9



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