[89] Au fil de l'Yonne n°152 novembre 2018
[89] Au fil de l'Yonne n°152 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : faire rayonner l'ensemble du territoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INFORMER nos actus UN BILAN DE SANTÉ POUR FACILITER les apprentissages en école maternelle PORTRAIT D’AGENT INFIRMIÈRE RESPONSABLE DE LA CELLULE DES BILANS DE SANTÉ EN ÉCOLE MATERNELLE, SANDRINE BIERRY PROCÈDE À DES DÉPISTAGES EN MOYENNE SECTION. À L’ÉCOLE MATERNELLE DE CHAMPS-SUR- YONNE, CE MARDI 2 OCTOBRE, LES ÉLÈVES DE MOYENNE SECTION ONT DROIT À UNE ANIMATION PARTICULIÈRE… « J’envoie des sons dans le casque et tu me dis où est le bruit », explique doucement Sandrine Bierry au petit garçon qui lui fait face. Du haut de ses 4 ans, Mathias (1) montre avec application son oreille droite. La cellule des bilans de santé en école maternelle, une équipe de la Protection maternelle et infantile (PMI), compte quatre infirmières et une orthoptiste vacataire. Sandrine Bierry en est l’infirmière responsable. « Nous effectuons des tests auditifs, visuels, du langage, psychomoteurs, dentaires, nous pesons, mesurons, calculons l’indice de masse corporelle, contrôlons les vaccinations… Durant l’année scolaire 2017-2018, nous avons rencontré 2 624 enfants de moyenne section, soit 69% des effectifs (2). Nous visitons la totalité des écoles en réseau d’éducation prioritaire. » ORDONNANCE D’ORIENTATION POUR LES PARENTS Suite à ces bilans, l’infirmière retourne à l’école rencontrer les parents dont les enfants nécessitent une orientation vers un spécialiste. C’était le cas de 8 AU FIL DE L’YONNE/N°152 36% des enfants dépistés l’année dernière. Les principales difficultés repérées sont de nature ophtalmologique et orthophonique. « Nous avons orienté 102 enfants de plus en orthophonie par rapport à l’année précédente, mais les délais d’attente (un voire deux ans) découragent les parents, souligne Sandrine Bierry. Cette augmentation est en partie due aux écrans car les enfants s’isolent et ne rentrent plus en communication, ce qui provoque des troubles du langage mais aussi des troubles au niveau du graphisme. » L’équipe effectue ensuite un suivi des orientations avec relances si nécessaire. En cas de difficulté, une fiche de liaison peut être adressée à l’équipe de PMI de secteur, qui pourra proposer un accompagnement à la famille. Les bilans réalisés sont transmis au service de promotion de la santé en faveur des élèves de l’Éducation nationale, qui prend le relais du dossier médical pour les enfants de grande section maternelle. Un bilan statistique annuel est partagé avec les partenaires (Éducation nationale, pédiatres, orthophonistes, centre d’action médico-sociale précoce, centre médicopsychologique). Il permet d’orienter les axes de santé publique à travailler selon les problématiques repérées. S’ADAPTER À CHAQUE ENFANT Avant d’intégrer le Conseil départemental, en 2009, Sandrine Bierry a exercé dans le privé et la fonction publique hospitalière. « Notre action est plus proche de la population et nous aidons parfois des familles qui se trouvent dans une grande précarité. C’est un travail passionnant car chaque enfant réagit différemment et nous devons nous adapter à chacun. Notre but est qu’ils commencent bien leur scolarité en CP. » À l’école de Champssur-Yonne l’heure de la récréation est venue. La pièce qu’occupe Sandrine Bierry va retrouver cet après-midi sa fonction originelle  : celle d’abriter la sieste des petits. Ici, il lui faudra deux matinées pour effectuer 14 bilans de santé, ailleurs l’infirmière y passera une journée, ou un mois comme à l’école du Cours Tarbé à Sens (plus de 70 enfants)… Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Le prénom a été changé. (2) Durant l’année scolaire 2017-2018, l’Yonne comptait 3 799 élèves en moyenne section, répartis dans 208 écoles. Xavier Morize
L’ASSIETTE LOCALE  : bâtiment écologique et circuits courts LA CUISINE CENTRALE DE CHARNY-ORÉE DE PUISAYE A PERMIS UNE MONTÉE EN GAMME DES REPAS FOURNIS ET VISE UN APPROVISIONNEMENT LOCAL. AU CŒUR DE LA COMMUNE NOUVELLE CHARNY-ORÉE DE PUISAYE, À QUELQUES PAS DE LA MAIRIE, une élégante construction plate en bois a fait son apparition au début de l’année  : la cuisine centrale, un bâtiment à énergie positive. « L’idée germait depuis un certain temps d’approvisionner nos restaurants scolaires avec une alimentation de meilleure qualité que celle fournie par les cuisines industrielles, explique le maire, Michel Courtois. Mais il fallait trouver le financement. C’est à ce moment qu’a été lancé l’appel à projets national Territoires à énergie positive pour la croissance verte. Nous avons déposé notre candidature et nous avons été retenus. L’équipement, d’un coût total de 1,2 million d’euros, a été subventionné à 75%. » La cuisine centrale fournit aujourd’hui les écoles maternelle et primaire, le collège, l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), l’unité Alzheimer avec accueil de jour et la crèche, soit près de 600 repas par jour en semaine. Le travail a été réorganisé avec les équipes de chaque structure, qui ont été mutualisées et mises à disposition de l’Établissement public autonome. UN REGROUPEMENT DE PRODUCTEURS La commune travaille maintenant à la réalisation d’un deuxième objectif  : le développement économique du territoire. « Une année d’approvisionnement de la cuisine centrale va représenter entre 160 000 et 170 000 euros, souligne Michel Courtois. Il faut que nos agriculteurs se regroupent pour pouvoir répondre à l’appel d’offres que nous sommes obligés de lancer. Nous les incitons à mettre sur pied un Groupement d’intérêt économique (Gie). Ils devront programmer leurs productions afin de nous fournir sans qu’il y ait de rupture et que de notre côté, nous ayons une visibilité d’approvisionnement. Dans un premier temps, le Groupement régional alimentaire de proximité (Grap) viendra en complément. » Sept producteurs étaient début octobre en discussion bien avancée. Une formation va leur être délivrée pour leur expliquer le processus du marché public. Ensuite viendra le temps pour eux de formaliser. Xavier Morize Pour une retraite de qualité Résidence Jasmin - LoyerC.C. à partir de 505 € - Pack services 525 € /mois - 3 formules de restauration 27 ans d’expérience au service des seniors dans sa résidence de 73 appartements Contactez-nous au 03 86 88 96 96 La Résidence Seniors avec services multiples en toute tranquillité, sérénité et convivialité Une équipe à votre écoute 7J/7 Jour et nuit Chambre d’hôte Séjours temporaires Convalescence Repos La Résidence Jasmin – 17 bis route de Voisines 89260 Thorigny sur Oreuse – 03 86 88 96 96 www.residence-jasmin.fr SIRET  : 823765912 00014



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