[89] Au fil de l'Yonne n°152 novembre 2018
[89] Au fil de l'Yonne n°152 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : faire rayonner l'ensemble du territoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 ÉCLAIRER mode d’emploi Le service hivernal mobilisé à partir du 23 novembre Le Conseil départemental gère les conditions de circulation sur le réseau routier dont il a la charge lors des intempéries hivernales. À quoi sert le dispositif de viabilité hivernale ? Il a pour objectif d’assurer des conditions de circulation optimales aux usagers des routes malgré les intempéries. La période de mise en place de l’organisation hivernale des équipes départementales débutera le 23 novembre 2018 et prendra fin le 15 mars 2019. La période peut être allongée localement pour tenir compte de conditions climatiques particulières ou de spécificités locales. En quoi consiste-t-il ? Il regroupe l’ensemble des actions de surveillance, de prévention et de traitement des phénomènes hivernaux (verglas, neige, congères). Une centaine d’agents sont mobilisés pour assurer des astreintes quotidiennes. L’activation des équipes est conditionnée par les prévisions météorologiques (le Conseil AU FIL DE L’YONNE/N°152 départemental dispose d’un site météo professionnel dédié à la viabilité hivernale et de cinq stations météo consultables à distance) et les patrouilles. Les patrouilleurs surveillent le réseau sur des circuits prédéfinis et procèdent à des mesures (température de chaussée, humidité de l’air) aux points sensibles identifiés (ouvrages d’art, traversées de forêts, sections à forte pente, expositions au vent ou au voisinage de zone humide…). L’Aube, le Loiret, la Nièvre, la Seineet-Marne et la Côte-d’Or assurent une continuité de la circulation au-delà des frontières administratives du département. Quelles routes sont dégagées ? Les routes sont traitées selon trois niveaux de service. Le N1, continu et prioritaire, correspond au service d’astreinte 24h/24 et concerne la grande majorité des routes départementales d’intérêt régional ou ayant un intérêt économique ou stratégique important (36 circuits de traitement). Le N2, continu mais non prioritaire, relie les principales agglomérations. Les équipes opèrent après être intervenues sur le réseau N1. Le N3, continu mais non prioritaire, permet de desservir les chefs-lieux de communes à partir de routes prioritaires (N1 et N2). Les interventions s’effectuent généralement entre 7 h 30 et 17 h les jours ouvrables. Par conventions, certaines interventions peuvent être effectuées par des agriculteurs et/ou des communes conventionnées, pour éviter des situations de blocage. Comment adapter sa conduite ? Une carte Yonne Routes des conditions de circulation est actualisée en temps réel 24h/24 par les agents du Conseil départemental. Elle est consultable sur le site www.yonne.fr ainsi que la carte des niveaux de service. Ces différentes informations permettent de prévoir, voire de réajuster son itinéraire ou de décider de différer son déplacement. La sécurité routière est l’affaire de tous et il faut prendre en compte l’impact des conditions météorologiques sur les déplacements. Chacun doit redoubler de vigilance et rester prudent lors des épisodes hivernaux. La carte des niveaux de service et la carte Yonne Routes des conditions de circulation hivernales sont disponibles sur le site www.yonne.fr
ENTRETIENS D’AUXERRE 2018 « Il n’y a pas de pente naturelle vers l’égalité » LES 15, 16 ET 17 NOVEMBRE, LES ENTRETIENS D’AUXERRE VONT S’INTERROGER SUR LES CONDITIONS FÉMININE ET MASCULINE. MARGARET MARUANI, SOCIOLOGUE, DIRECTRICE DE RECHERCHE AU CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (CNRS), INTERVIENDRA SUR LE THÈME DU TRAVAIL. DR Pourquoi est-il important de traiter de ce sujet aujourd’hui ? Cela reste un des grands sujets de société. « Féminin masculin », c’est là où se créent un certain nombre de clivages, de hiérarchies dans la société, qui se déclinent dans une palette très variée de sujets. Vous avez fondé le réseau de recherche Marché du travail et genre. Qu’en est-il aujourd’hui des inégalités entre hommes et femmes au travail ? Nous nous trouvons dans une situation très contradictoire. En France aujourd’hui, les femmes représentent près de la moitié de la population active (48%), depuis les années 1970 elles sont plus diplômées que les hommes, et l’écrasante majorité n’arrête pas de travailler lorsqu’elles ont des enfants. Nous serions donc en droit de nous dire que l’égalité est là, d’autant que de nombreuses lois ont traité de cette question. Pourtant force est de constater que ce n’est pas le cas ! L’inégalité se décline de diverses façons  : l’inégalité de salaire est la plus visible, mais il y a aussi une inégalité de carrières, des inégalités en matière de précarité, de sous-emploi… Tout cela fait que les hommes et les femmes, professionnellement, se trouvent dans des situations très différentes ; et ces différences créent également un positionnement très différent dans la vie sociale. Le travail est un fil rouge pour lire la hiérarchie du masculin-féminin. Et d’autre part, le genre est un outil indispensable à l’analyse du monde du travail. L’orientation scolaire a-t-elle une part de responsabilité ? Il reste toujours une ségrégation des filières, mais ce n’est pas le problème principal parce que la féminisation de l’université, des grandes écoles est en marche depuis très longtemps ; et un certain nombre de filières autrefois masculines sont devenues mixtes, voire plus féminisées. Mais bien que plus diplômées que les hommes, les femmes aujourd’hui représentent 40% des professions intellectuelles et supérieures. Elles en représentaient 16% en 1960 donc le progrès est considérable, mais il n’est pas à la hauteur de ce qui s’est passé dans le système éducatif. Nous avons aussi observé que l’écart entre les femmes qui arrivaient à trouver des emplois qualifiés et bien rémunérés (même si elles ne le sont pas à l’égal des hommes) et celles, beaucoup plus nombreuses, qui se retrouvaient dans des emplois non qualifiés du salariat d’exécution, se creusait. Si je peux reprendre cette image, les premières de cordée qui entraîneraient les autres, dans le monde du travail, chez les femmes, ça n’existe pas. Nous heurtons-nous à un plafond de verre que nous ne pourrions pas dépasser ? Il y a assurément un plafond de verre, mais je ne pense pas que nous y soyons condamnés. Simplement les choses sont étonnamment lentes et il n’y a pas de pente naturelle vers l’égalité. La cause des femmes avance grâce au féminisme mais aussi aux scandales. Or les bas salaires des femmes, leur sous-emploi, ne font pas scandale pour le moment. Propos recueillis par Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com « Féminin Masculin », Les Entretiens d’Auxerre, du 15 au 17 novembre, Théâtre d’Auxerre. Tél  : 06 43 15 20 08 Paremail  : sylvain.joliton@wanadoo.fr AU FIL DE L’YONNE/NOVEMBRE 2018 13



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