[89] Au fil de l'Yonne n°146 avril 2018
[89] Au fil de l'Yonne n°146 avril 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°146 de avril 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : le budget 2018 au service de l'Yonne et des ses habitants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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INFORMER nos actus À L’ÉCOUTE des personnes âgées PORTRAIT D’AGENT NADINE MOREL-RENOUARD ÉVALUE LA PERTE D’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES POUR LES AIDER À RESTER À LEUR DOMICILE AVEC UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTÉ. « CHAQUE JOUR EST DIFFÉRENT ET CHAQUE VISITE M’ENTRAÎNE DANS DES HISTOIRES DE VIE UNIQUES. » Nadine Morel-Renouard est infirmière et coordinatrice territoriale du maintien à l’autonomie au Conseil départemental. De même que ses dix collègues infirmières, assistantes sociales ou conseillères en économie sociale et familiale, elle se rend au domicile des personnes âgées ayant déposé un dossier de demande d’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) afin d’évaluer leur perte d’autonomie. Celle-ci se mesure sur une échelle de 1 à 6  : 1 correspondant au plus haut niveau de dépendance. Peuvent bénéficier de l’APA les personnes relevant des groupes 1 à 4. « Au domicile de la personne, je remplis un document comprenant une grille d’évaluation de la réalisation des actes de la vie quotidienne  : déplacements, toilette, habillage, alimentation, suivi du traitement médical, ménage, orientation, élimination, gestion des affaires et du budget, communication… » Mais pas seulement  : « Dès que j’entre, je suis en état d’hyper vigilance car la moindre 8 AU FIL DE L’YONNE/N°146 information recueillie en observant ou en discutant est utile. La confiance qui m’est souvent accordée lors de confidences me permet de faciliter l’expression de besoins et de problématiques… » Au cours de l’entretien, le logement est visité. DES SITUATIONS RÉVISÉES QUAND NÉCESSAIRE À l’issue de cette rencontre, un plan d’aide personnalisé est établi, prévoyant les différentes prestations à mettre en œuvre  : service d’aide à domicile (préparation des repas, aide à la toilette), entretien des pièces de vie, téléassistance, portage de repas, accueil de jour pour soulager l’aidant familial, etc. Mais aussi les frais relatifs à des aides techniques et l’amélioration de l’habitat. Ce plan d’aide peut être modifié (l’APA est soumise aux ressources et les personnes participent financièrement), et les situations sont revues à l’issue d’une aggravation de la perte d’autonomie. « J’apprécie d’être sur un secteur parfois très rural, d’avoir le sentiment de rompre l’isolement des gens. Accepter l’aide, c’est admettre que l’on ne peut plus gérer seul son quotidien. C’est un constat difficile qui nécessite du temps pour le reconnaître, d’où la nécessité de revoir les bénéficiaires régulièrement pour adapter leur plan d’aide, ce qui est fait par notre Département. » Nadine Morel- Renouard se félicite du lien direct existant entre les personnes (ou leurs familles) et le service d’aide au maintien à l’autonomie du Conseil départemental  : « Les gens peuvent nous téléphoner, nous sommes à leur écoute. Au-delà du soutien à une personne âgée, c’est parfois une famille qu’il faut rassurer et orienter. D’où la nécessité des liens avec les partenaires, car nous effectuons un important travail en réseau. Pour les situations complexes, nous travaillons avec les collègues de la MAIA (1). C’est un métier très enrichissant et, au bout de quinze ans, je ne m’en lasse pas. » Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie. Xavier Morize
« ON M’A AIDÉ à trouver ma voie » ARRIVÉ AU CHÊNELET À TOUCY SANS PROJET PROFESSIONNEL, JÉMÉRY GASSET EN EST RESSORTI AVEC UN EMPLOI. JÉRÉMY GASSET A CONNU DE NOMBREUSES MISSIONS INTÉRIMAIRES. Devenu bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA), il a intégré, en juillet 2015, l’atelier et chantier d’insertion par l’activité économique Chênelet à Toucy (1). L’accompagnement fourni par la structure et l’idée d’une reconversion profession nelle l’ont séduit. « Je connais certaines personnes qui sont arrivées sans savoir ce qu’elles voulaient faire et qui sont ressorties avec un boulot qui leur plaisait. » Aujourd’hui, il peut lui-même témoigner… « Jérémy Gasset a eu une belle évolution au sein de notre équipe parce qu’il était très investi dans notre parcours, se souvient Cindy Tricoche, responsable du dispositif formation et encadrante socio-profes sionnelle. Il a compris l’intérêt du tremplin que notre organisme pouvait représenter pour son avenir professionnel. » Jérémy Gasset occupe d’abord le poste d’agent de fabrication, puis il découvre le métier de cariste d’entrepôt. « Je suis devenu référent et suis passé de 26h par semaine à 35. Je m’occupais des arrivées Jérémy Gasset a appris son nouveau métier à l’atelier chantier d’insertion Chênelet. Xavier Morize de la matière première et des départs du produit fini. » En 2016, il obtient son certificat de qualification professionnelle « salarié polyvalent ». L’année suivante, il passe ses certificats d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces) 1, 3 et 5 ; et rejoint le nouveau dispositif de formation de Chênelet qui valide un certificat de qualification professionnelle « conducteur d’équipe ments industriels », en lien avec l’Union des industries et des métiers de la métallurgie d’Auxerre (UIMM). « Malgré notre activité de transformation du bois, nous sollicitons des compétences qui sont très proches du secteur de l’industrie et directement transférables sur ses différents métiers », souligne Cindy Tricoche. Jérémy Gasset a réalisé une période de mise en situation dans l’entreprise Louault Technologies et Industries à Saint-Fargeau ; et un CDI à temps complet lui a été proposé. « Je viens du bâtiment et, au début, je me suis cherché mais rapidement devenir cariste a été mon projet professionnel. À Chenelet, ils m’ont aidé à trouver ma voie et ont fait en sorte que je réussisse. » (1) Le Conseil départemental intervient à hauteur de 382 000 € auprès des 11 chantiers d’insertion permanents de l’Yonne. Chênelet a une activité de transformation du bois.



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