[89] Au fil de l'Yonne n°144 février 2018
[89] Au fil de l'Yonne n°144 février 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°144 de février 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : réinvestir les coeurs de villes et villages.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 PARTAGER les cantons à la carte ILS SONT INSÉPARABLES. À LEUR CONTACT, ON SENT LA COMPLICITÉ, LA CONNIVENCE MÊME. CELLE QUE L’ON POURRAIT RETROUVER ENTRE LE MENTOR ET LE MENTORÉ, ENTRE LE MAÎTRE ET LE DISCIPLE. RENCONTRE AVEC MALIKA OUNÈS ET ROBERT BIDEAU, CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX DU CANTON D’AUXERRE 2. « NOTRE DÉPARTEMENT A BESOIN D’INNOVER ! » « Robert, c’est mon maître ! Il m’a appris beaucoup de choses sur la fonction de conseiller départemental et il continue d’ailleurs. » Le ton est donné, il sera résolument tourné vers les rapports humains. « Il y a une réelle affection entre nous, reprend la vice-présidente du Département, un profond respect. Nous sommes l’un des rares binômes de l’assemblée départementale à entretenir un lien si fort. » Malika Ounès et Robert Bideau travaillent en partenariat étroit. Ils échangent quotidiennement sur leurs emplois du temps et leur canton. Xavier Morize AU FIL DE L’YONNE/N°144 Il faut dire que les deux élus sont en contact constant l’un avec l’autre. Pas une journée ne se passe sur leur canton sans qu’ils n’échangent à son propos. « Malika connaît mon agenda par cœur et je connais le sien sur le bout des doigts. C’est essentiel si l’on veut vraiment être présents et efficaces sur le terrain. » Un contact permanent qui permet aux deux élus de partager leurs informations et ce, 7communes (dont une partie d’Auxerre) qu’il soit question du développement numérique pour l’une, ou de la question sociale pour l’autre. « Nous ne sommes pas du genre  : je garde l’info, le contact, pour garder le pouvoir, poursuit Malika Ounès. Le travail se fait à deux et Robert n’a pas peur des talents. Il encourage, met en avant, motive et c’est très agréable de travailler avec lui. C’est le lien humain qui nous guide dans l’écoute et la réponse que nous apportons aux problèmes de nos administrés. » UN TRAVAIL DE TERRAIN La motivation, une qualité que l’on retrouve au sein de ce duo qui, s’il est 15 041 habitants
très attentif aux besoins et aux attentes des habitants de son canton, porte un regard similaire sur la situation économique et attractive du départe ment de l’Yonne. « Je crois que le principal souci de notre département, c’est son manque de main-d’œuvre qualifiée et il est crucial, aujourd’hui, de faire un profond travail de formation, souligne Robert Bideau. Nous devons nous engager dans ce travail sans lequel nous ne serons pas en mesure, et de stabiliser nos populations, et de garder nos entreprises comme d’en accueillir de nouvelles. » Cela dit, difficile de parler d’attractivité économique quand on sait que le Conseil départemental a perdu, depuis la loi NOTRe (1), la compétence écono mique, transférée à la Région et aux intercommunalités. « La loi NOTRe, ça ne va pas, explique Robert Bideau. On a redistribué des compétences à des personnes peu expérimentées ou trop loin de la réalité du terrain. Résultat, elles ne sont pas en capacité de les exercer, donc de les assumer. C’est terrible à dire, mais c’est la triste réalité et nos dossiers sont à présent, et trop souvent, traités par des administratifs qui, s’ils ont un plan de carrière, n’ont pas de plan de développement pour nos territoires. » Une constatation commune, et à Malika Ounès de poursuivre  : « Question économie, je partage l’avis de Robert qui, au passage, a une longue expé rience dans la gestion départe mentale et communale (2), ce qui lui vaut une confiance toujours renouvelée. Depuis la loi NOTRe, nous ne sommes plus dans le coup, nous arrivons en bout de course. Pourtant, je me dis qu’en jumelant mon expérience municipale, sociale et professionnelle à l’expérience de Robert, et en prenant, pourquoi pas, l’exemple de ce qui a été fait sur Monéteau, nous sommes capables de contribuer activement à la réussite du département. » Propriété du Conseil départemental, le « 89 », boulevard de la Marne à Auxerre, accueille de nombreuses manifestations (ici l’Université numérique de l’Yonne). Xavier Morize ENCOURAGER LES INITIATIVES Reste l’innovation, la meilleure façon, pour nos deux conseillers dépar te men taux, de répondre à cette problématique liée à l’attractivité. « Il y a sur nos territoires, sur nos cantons, des entreprises capables d’innover et de sortir tel ou tel prototype. Leur difficulté réside dans le format à créer pour leur mise en œuvre. C’est pourquoi, avec Robert, nous envisageons d’implanter un cluster innovation (réseau fédérateur) sur Monéteau. Je vois très bien un petit bâtiment avec des « chercheurs » qui, en relation avec l’ensemble des acteurs économiques, travailleraient sur ce côté innovation en apportant de réelles réponses aux entreprises. » La question de la limitation de vitesse aussi les interpelle… « J’écoutais ce matin à la radio l’exemple de la Finlande, raconte l’élu. En France, on baisse la limite de vitesse à 80 km/h. En Finlande c’est l’inverse, ils passent à 90 km/h. Et ils n’auront pas plus d’accidents ! Savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils ont encore les moyens financiers d’entretenir et de sécuriser leurs routes ! Ce n’est pas vraiment notre cas… Et pourtant, la voirie est une de nos compétences premières. Il nous aura coûté cher, l’effort consenti à la réduction des dépenses publiques… » Quoi qu’il en soit, et les deux élus en sont convaincus, le Département, qui se doit d’agir pour le bien-être des habitants de l’Yonne, fera plus avec moins. L’inno vation en ligne de mire ? Christophe Lemeux christophe.lemeux@yonne.fr (1) Nouvelle organisation territoriale de la République. (2) Robert Bideau est également maire de Monéteau. PARTAGER GURGY TALENTS D’ICI PROMOUVOIR L’ART CONTEMPORAIN Jean-Luc Liverneaux s’est installé à Gurgy en 1981 et a été élu maireadjoint en 2008. « Lors de notre deuxième mandat, nous avons voulu développer, ensemble, la culture, le tourisme et l’économie locale. » Depuis sa création en 2013, l’Espace culturel, avec sa salle de 70 m², a accueilli plus d’une vingtaine d’expositions en peinture, sculpture, photographie, ainsi qu’une artiste en résidence l’an dernier autour d’un projet associant les habitants. « Il faut montrer ce qui se fait dans la culture à toutes les catégories d’âges. La notoriété de ce qui pouvait se faire à Gurgy n’est pas venue toute seule. Il faut prendre conseil auprès de spécialistes, se renseigner sur ce qui se fait ailleurs, rencontrer les artistes. Expliquer la démarche auprès de tous. » Nathalie Chappaz natali.cha@free.fr AU FIL DE L’YONNE/FÉVRIER 2018 19



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