[89] Au fil de l'Yonne n°143 déc 17/jan 2018
[89] Au fil de l'Yonne n°143 déc 17/jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°143 de déc 17/jan 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : des idées pour se faire plaisir !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 11 L’ACTU du conseil DÉParteMENtal Portrait d’agent. Céline Lafond, assistante sociale à l’Unité territoriale de solidarité de l’Auxerrois, accompagne les familles pour leur permettre de retrouver leur autonomie. « Notre métier est basé sur la relation d’aide » « On dit "assistante sociale" mais pour moi ce n’est pas de l’assistance, c’est de l’accompagnement, de la guidance, souligne Céline Lafond, assistante socio-éducative (le terme exact) à l’Unité territoriale de solidarité (UTS) de l’Auxerrois. La meilleure façon d’amener les gens à trouver en eux leurs propres solutions et ainsi à retrouver leur autonomie, c’est de les rendre acteurs de leur situation. » Céline Lafond est entrée au Conseil départemental il y a 23 ans. Elle travaille actuellement sur le pôle d’accompagnement enfance et famille et suit 28 situations. « Lorsque des personnes viennent nous solliciter à l'UTS, elles sont reçues par une assistante sociale du pôle accueil qui évalue leur demande, puis, en fonction des difficultés repérées, apporte une réponse ou oriente sur un pôle d'accompagnement spécialisé (logement, insertion socioprofessionnelle, budget, revenu minimum d'activité, enfance et famille). » Faire émerger les solutions des familles Les assistantes sociales travaillent avec l’adhésion des familles, selon des objectifs définis ensemble. Céline Lafond peut intervenir à l’issue d’une rupture conjugale, dans le cas d'une maladie ou d'un décès d’un des parents entraînant des difficultés d’organisation de vie… « J’aide les parents à s’organiser par rapport à leurs enfants  : par exemple en trouvant des relais pour la garde, en organisant des activités extrascolaires, en mettant en place une cantine… » Le premier entretien a lieu à l’Unité territoriale de solidarité puis elle Au fil de l’Yonne - décembre 2017 - janvier 2018 # 143 Xavier Morize se rend au domicile des familles. Des bilans sont effectués régulièrement afin de savoir comment évolue la situation et décider du renouvellement ou de l’arrêt de l’accompagnement. « Notre travail n’est pas un travail administratif. C’est avant tout un travail basé sur la relation d’aide. Nous sommes certes là pour guider dans l’accès aux droits, mais surtout pour aider les personnes les plus vulnérables à prendre conscience de leurs compétences afin de faire émerger leurs propres solutions. Nous devons trouver un équilibre pour répondre aux procédures institutionnelles tout en respectant le rythme des personnes accompagnées. » Évaluer les informations préoccupantes Céline Lafond intervient également dans l’évaluation des informations préoccupantes. Après un premier rendezvous à l’UTS, elle se rend au domicile des familles pour rencontrer les enfants. « L’évaluation est un état des lieux de la situation. Nous prenons en compte tous les entretiens effectués  : parents, enfants, enseignants, personnes qui gravitent autour de l’enfant… Puis nous en parlons en équipe pluridisciplinaire. Une décision est ensuite prise  : un classement sans suite, une mesure administrative pour aider la famille à résoudre ses difficultés et ainsi éviter que la situation ne se dégrade, ou une judiciarisation. L’assistante sociale ne place pas les enfants. Elle rapporte ce qu’elle a observé mais la décision de placement appartient à un magistrat. » Céline Lafond exerce son métier selon plusieurs mots clés  : « secret professionnel », « écoute », « respect », « empathie ». En s’appuyant sur un pilier  : l’équipe. « Nous avons un travail engageant, prégnant, et l’équipe permet de ne pas être seule, de prendre des décisions de façon collégiale… » Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com « Les assistantes sociales sont confrontées au quotidien à la diversité des difficultés sociales qui caractérise la société actuelle. Leur rôle essentiel de prévention, d’accompagnement en faveur des plus démunis est une compétence clé du Département. En tant qu’élu et citoyen confronté aux situations de précarité, d’exclusion sociale, j’ai beaucoup de respect face à l’exigence professionnelle qu’elles déploient dans leur mission ; l’implication que cela nécessite et surtout la force mentale qu’exige ce métier face à l’étendue des misères sociales qui constituent leur terrain d’investigation. » Maurice Pianon, 1er vice-président du Conseil départemental
ÉDUCATION. Après une période de recherche et de doute, Tiffanie Godard a trouvé sa voie dans la restauration collective. Un avenir aux fourneaux La cuisine du collège Jean-Roch Coignet à Courson-les-Carrières est son univers depuis trois ans. Aux côtés d’Isabelle Nunes, la chef de cuisine qu’elle surnomme sa « patronne », Tiffanie Godard apprend tous les rudiments du métier de « cuisinier gestionnaire de restauration collective ». Pour trouver sa voie, la jeune fille de 19 ans a emprunté des chemins détournés… Confiée à 15 ans au Conseil départemental, dans le cadre de sa mission de protection de l'enfance, elle est placée à la MECS (Maison d’enfants à caractère social) de Coulanges-sur-Yonne. Elle effectue une 3 e prépa pro (1) au lycée des métiers Vauban à Auxerre mais décroche en cours d’année. Elle intègre ensuite un dispositif qui va lui ouvrir de nouveaux horizons  : la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire). « Je passais une semaine par mois à Vauban et tout le reste du temps en stage. » Elle découvre alors le travail en classe maternelle, en crèche, dans un restaurant, en restauration collective… C’est la révélation  : l’année suivante, encouragée par son tuteur de la MECS de Coulanges-sur-Yonne, elle entre à la MFR (Maison familiale rurale) de Villevallier dans l’objectif de décrocher un CAP « agent polyvalent de restauration ». Durant les deux années, elle y est interne et effectue son apprentissage au collège de Coursonles-Carrières, où elle apprend à cuisiner les plats (le bœuf bourguignon et le millefeuille étant ses préférés !). « Alors qu’au collège on vouvoie les professeurs, à la MFR on tutoie les moniteurs et on les appelle par leur prénom. Le relationnel est différent. On nettoie aussi la salle de classe, la salle à manger, on entretient l’extérieur de l’établissement, on fait la plonge… Ça rentre dans l’apprentissage de l’autonomie et personnellement je trouve ça un peu normal. » En juin 2017, Tiffanie Godard décroche son CAP et décide de ne pas s’arrêter là. Depuis la rentrée, elle gravit les échelons qui l’amèneront en deux années supplémentaires au diplôme de niveau IV (comme le BAC pro) « cuisinier gestionnaire de restauration collective ». « Je veux être chef de cuisine en collectivité », explique la jeune fille. Isabelle Nunes lui transmet donc jour après jour, avec le professionnalisme et la passion qui l’animent, les connaissances pour exercer son métier  : vérification des stocks, passage des commandes, réception des marchandises, hygiène et sécurité des aliments, techniques de ménage (2) … La jeune fille passera 12 semaines dans l’année à la MFR pour suivre un certain nombre de cours, un « livret de suivi d’apprentissage » faisant le lien avec le collège. Même si elle est à son poste depuis 6 h 30 du matin (il faut aussi préparer les repas pour 310 élèves, effectuer le service et nettoyer la cuisine), elle est radieuse  : « Tout le monde a sa voie. Il suffit de chercher… » Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Classe de 3 e préparatoire aux formations professionnelles. (2) Le collège reçoit une autre jeune fille en apprentissage à l’administration et une en service civique à la vie scolaire. Xavier Morize Pour une retraite de qualité Résidence Jasmin - LoyerC.C. à partir de 505 € - Pack services 525 € /mois - 3 formules de restauration 27 ANS D’EXPÉRIENCE AU SERVICE DES SENIORS DANS SA RÉSIDENCE DE 73 APPARTEMENTS Contactez-nous au 03 86 88 96 96 La Résidence Seniors avec services multiples en toute tranquillité, sérénité et convivialité Une équipe à votre écoute 7J/7 Jour et nuit Chambre d’hôte Séjours temporaires Convalescence Repos La Résidence Jasmin – 17 bis route de Voisines 89260 Thorigny sur Oreuse – 03 86 88 96 96 www.residence-jasmin.fr SIRET  : 823765912 00014



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