[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°134 de février 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : un engagement au service des personnes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 09 Le grand Format Il n’y a aucun modèle dans son entourage familial et pourtant, un jour de février 2004, Christelle Gallois décide de devenir sapeurpompier volontaire. Le résultat d’un cheminement personnel croisé avec un concours de circonstances  : l’attrait pour le médical et « le besoin d’être avec les gens », un accident de voiture et un repas de Sainte- Barbe avec les pompiers de Turny, sa commune (1). Christelle Gallois devient ainsi la première femme pompier du corps communal de Turny. Elle suit les formations initiales en incendie et en secours à la personne, passe la formation complémentaire de secours routier, la 3 QUESTIONS à… Christophe Bonnefond, 1er vice-président du SDIS, conseiller départemental d’Auxerre 3 I 01 Comment est financé le SDIS ? Le budget du SDIS était de 26 millions d’euros en 2016, divisé en trois parties  : 10,64 millions d’euros du Conseil départemental, 14,49 des communes et le reste généré par la facturation d’un certain nombre de partenaires (SNCF, APRR…). Depuis la loi de départementalisation de 1996, le budget cumulé des communes ne peut pas augmenter plus que le coût de la vie ; c’est le Conseil départemental qui prend en charge les variations. Les finances du Département étant difficiles, nous demandons au SDIS de gérer au mieux pour limiter la hausse. Au fil de l’Yonne - février 2017 # 134 formation de caporal puis de sergent en octobre dernier. Depuis 2010, elle est en double affectation au centre de secours de Saint-Florentin, et fin 2015, elle a été nommée chef du centre de première intervention (CPI) de Turny. « Nous sommes huit dont deux nouveaux  : une 2 e femme déjà pompier à Neuvy-Sautour qui arrive en double affectation, et mon fils de 16 ans, Marceau, qui vient de rentrer sapeur-pompier volontaire. Je suis fière de lui avoir transmis le virus ! » Et pourtant, au début de l’engagement de Christelle Gallois, c’était loin d’être gagné… À l’époque, elle vient d’avoir son 3 e enfant (elle en a quatre aujourd’hui). « Quand j’ai dit I 02 Comment s’opère la répartition entre les communes ? De nombreux maires se plaignaient que la richesse des communes et leur nombre d’habitants ne soient pas pris en compte dans le calcul de la somme qu’elles doivent verser. En association avec les maires demandeurs, le conseil d’administration du SDIS a donc décidé, en début de mandat (seule possibilité selon la loi), de réviser les règles, permettant de mieux prendre en compte le potentiel financier et le nombre d’habitants des communes, avec une actualisation annuelle. Sergent Christelle Gallois sapeur-pompier volontaire « Les hommes et les femmes sont complémentaires » à mes deux premiers que j’allais être pompier, je croyais qu’ils allaient être fiers de moi. » À la place, c’est « la panique »  : « Ils avaient peur que je ne sois plus là, que plus personne ne s’occupe d’eux… » Du fait de son activité professionnelle – éleveuse de poulets pour le groupe Duc, un métier choisi il y a quatre ans pour « avoir un revenu, un statut, du temps pour [mes] enfants et garder l’activité pompier » –, Christelle Gallois est « assez disponible la journée » alors que pour ses collègues qui travaillent sur des communes extérieures c’est plus difficile. Au total, les pompiers du CPI de Turny (qui peuvent intervenir dans les communes avoisinantes) effectuent 25 sorties par an. Les volontaires sont les bienvenus. « Je pense que les hommes et les femmes sont complémentaires dans notre activité surtout composée de secours à personne, explique Christelle Gallois. Et être pompier est une bonne manière de se rendre utile aux autres. Mais cet engagement n’est pas anodin et il faut avoir la passion. » (1) Son mari était conseiller municipal et est aujourd’hui maire. I 03 Quelle est la mission qui a été confiée au nouveau directeur départemental ? Les pompiers, professionnels ou volontaires, font preuve d’un important engagement  : d’une part, dans leur volonté de secourir les biens et les personnes, d’autre part, en matière de formation. Le système français repose sur 20% de professionnels et 80% de volontaires, et ne peut se passer ni des uns ni des autres. Or le département a pris du retard sur l’engagement volontaire. Parmi les nombreux points de la feuille de route que nous lui avons fixée, nous avons donc confié au nouveau directeur départemental la mission de lancer un plan volontariat, en direction des jeunes, des femmes, des citoyens installés dans la vie qui ont envie de s’engager, et des entreprises pour qu’elles permettent, à travers des conventions, à leurs salariés de le faire.
ANTHONY MASSÉ JEUNE SAPEUR-POMPIER « J’aimerais en faire mon métier » Sur l’esplanade de Brienon-sur- Armançon, Maxime, Émeric, Baptiste et les deux Enzo regardent leur camarade Anthony Massé faire l’inventaire d’un sac volumineux. Sous la supervision de l’adjudant-chef Michael Roy (1), les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) préparent une manœuvre de sauvetage d’une victime par l’extérieur. Le groupe se divise en deux  : tandis que ceux du haut vont basculer par-dessus le parapet le mannequin sanglé dans un triangle d’évacuation et le retenir, les JSP du bas vont le guider précautionneusement le long d’un mur de près de 3 mètres. Anthony Massé a intégré les JSP à 13 ans. Aujourd’hui âgé de 15 ans, il suit comme ses camarades (2) une formation continue en quatre ans tous les samedis matins de 8h à 12h. « Mon père est pompier volontaire (adjudant-chef) depuis 30 ans et ça m’a donné envie depuis tout petit. J’aime aider les gens et mon souhait est de devenir pompier professionnel pour me mettre au service de LE GRAND FORMAT la population. » À l’issue de son brevet de JSP (épreuves théoriques, pratiques, sportives), Anthony entrera sans formation supplémentaire comme sapeur-pompier volontaire au centre de secours de Saint- Florentin (le centre de rattachement de sa commune de Vénizy). Alors seulement commenceront pour lui les interventions. Pour devenir professionnel, il devra ensuite passer un concours puis trouver une place dans un département qui recrute. « Le département compte 10 sections de JSP (83 jeunes)  : 4 dans le nord, 2 dans le sud, 1 dans l’ouest et 3 dans le centre », explique le lieutenant David Meillier, délégué départemental des JSP. Une vaste action est prévue pour recruter des JSP dans tous les centres de première intervention et les centres de secours du département. (1) Responsable de section des jeunes sapeurspompiers de Brienon-sur-Armançon. (2) La section JSP de Brienon compte 15 jeunes de 13 à 17 ans dont une fille. Pour une retraite de qualité Résidence Jasmin - LoyerC.C. à partir de 490 € - Pack services 525 € /mois - 3 formules de restauration 25 ANS D’EXPÉRIENCE AU SERVICE DES SENIORS DANS SA RÉSIDENCE DE 73 APPARTEMENTS Contactez-nous au 03 86 88 96 96 La Résidence Seniors avec services multiples en toute tranquillité, sérénité et convivialité Une équipe à votre écoute 7J/7 Jour et nuit Chambre d’hôte Séjours temporaires possibles La Résidence Jasmin – 17 bis route de Voisines 89260 Thorigny sur Oreuse – 03 86 88 96 96 www.residence-jasmin.fr



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