[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°134 de février 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : un engagement au service des personnes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
06 07 LE GRAND FORMAT Vous avez envie d’être utile aux autres et de donner un peu de votre temps dans une activité opérationnelle. Que diriez-vous d’intégrer le corps des sapeurs-pompiers ? Femmes, hommes, jeunes  : les centres recrutent des volontaires. Et si vous deveniez pompier volontaire ? Leur notoriété auprès du public ne se dément pas. On fait appel à eux dans les moments difficiles  : accidents, incendies, malaises, mais aussi et de plus en plus blessures et soins divers. Le nombre d’interventions des sapeurs-pompiers augmente d’année en année. La conséquence du vieillissement de la population, de l’isolement des personnes âgées, de la diminution du nombre de médecins de campagne, des téléalarmes et de la facilité à composer le 18… Il faut savoir que derrière chaque déplacement de pompiers existe toute une organisation. Car si 20% d’entre eux sont des professionnels, les interventions reposent sur 80% de volontaires. « À la base le système n’a pas été conçu pour qu’on les appelle Au fil de l’Yonne - février 2017 # 134 sur leur lieu de travail pour faire un transport de malades à l’hôpital, reconnaît le colonel Jérôme Coste, le directeur départemental du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours). Dans ce cas il ne s’agit plus d’opérations vitales. Cependant il faut que nous nous adaptions à cette prise en charge, même si elle met en péril notre organisation, car nos concitoyens attendent un service et c’est aussi le principe de précaution. » Les volontaires, piliers indispensables Cette adaptation passe d’une part par une meilleure répartition des missions entre les ambulanciers privés et les sapeurs-pompiers, et d’autre part par l’augmentation du nombre de volontaires. Des volontaires qui doivent pouvoir se rendre disponibles à tout moment, ce qui nécessite des arrangements avec leurs employeurs. Certains centres connaissent en effet aujourd’hui des problèmes d’effectifs en journée dans la semaine. « Le département présente la particularité de compter 90 corps communaux aux côtés des 36 centres intégrés au corps départemental, explique le colonel Jérôme Coste. L’idée est d’utiliser ces ressources humaines, de les aider à continuer de fonctionner en complémentarité avec le corps départemental. Nous avons besoin, pour assurer les secours de proximité dans notre département rural, d’un maillage territorial avec des centres et des volontaires dedans. Et indépendamment de la nécessité, notre société a tout intérêt à préserver et valoriser ces gens qui s’engagent pour les autres… »
Un nOUVEAU DIRECteur déPARtemental Pour le colonel Jérôme Coste, nouveau directeur départemental du SDIS (il a pris ses fonctions en octobre 2016), c’est un retour aux sources. Né à Avallon en 1965, il a ressenti enfant « une passion » pour l’engagement pompier alors même qu’aucun membre de sa famille n’en faisait partie. « J’avais tout préparé et le jour de mes 16 ans j’ai intégré le corps des volontaires. Il n’y a pas eu de déclic, mais comme beaucoup l’envie d’aider les autres. C’était ma manière à moi de me réaliser. » Quatre ans plus tard, il devient pompier professionnel au SDIS de l’Yonne, affecté à Avallon. Son concours d’officier en poche, il fait son service militaire puis est recruté en Seine-et-Marne où il restera huit ans. En 1996, il part dans l’Ain où il gravit les échelons, avant d’être nommé directeur départemental du SDIS du Jura en 2005 et jusqu’en 2016. Son choix de revenir dans l’Yonne est à la fois professionnel et personnel. « Quand je suis rentré chez les pompiers je n’imaginais pas que je finirais directeur, précise-t-il. J’étais plutôt attiré par l’activité opérationnelle, puis je me suis pris au jeu… » Ce qui l’intéresse avant tout c’est « être dans l’humain, que ce soit avec les équipes ici (au siège à Auxerre. Ndlr), les gens dans les centres, le réseau associatif (amicales, union départementale), les élus, la population… » Le directeur départemental revendique « trois casquettes »  : celle de chef de corps départemental en charge des hommes et des femmes, de gestionnaire du service chargé de mettre en œuvre les orientations définies par le conseil d’administration (présidé par le Président du Conseil départemental), et de responsable de la mise en œuvre opérationnelle « sous l’autorité du préfet mais aussi de chaque maire qui reste patron de la sécurité sur son territoire ». Femmes, jeunes, personnes établies dans la vie et dans leur travail Un plan volontariat est en cours d’élaboration. Il se construit autour de plusieurs axes. Le renforcement des recrutements féminins d’abord, car le taux de féminisation est très faible (9% chez les sapeurs-pompiers professionnels et 16,6% chez les volontaires). Cela passe par un changement d’image du pompier  : « L’incendie représente moins de 10% de nos missions opérationnelles aujourd’hui et les opérations diverses (inondations, orages…) à peine plus, souligne le directeur départemental du SDIS. L’essentiel est le secours d’urgence et l’assistance aux personnes, et là, nous sommes dans l’humain, pas dans la force physique. Tout le monde peut être pompier, quel que soit son âge. Par exemple des femmes qui ont élevé leurs enfants et qui veulent consacrer un peu de temps aux autres. » Les jeunes également sont ciblés. Le SDIS met en place une politique ambitieuse pour permettre que des adolescents à partir de 12 ans puissent devenir JSP (jeunes sapeurs-pompiers) dans les 126 centres de secours, qu’ils soient départementaux ou communaux, pas forcément dans une section (il n’y en a que 10 dans le département), mais avec un système de tutorat. « Nous ferons ensuite des regroupements pédagogiques pour assurer la formation » précise le colonel Jérôme Coste. Des actions seront également lancées en En chiffres 234 pompiers professionnels (dont 21 femmes) 1 818 pompiers volontaires (dont 302 femmes) 46 personnels administratifs et techniques 36 centres d’incendie et de secours 90 centres de première intervention communaux 26 172 interventions, dont 19 691 secours à personnes (75%), 3 045 opérations diverses (12%), 1 770 incendies (7%), 1 666 accidents (6%) (chiffres 2016) direction des employeurs publics et privés, afin qu’ils permettent à leurs salariés pompiers volontaires de partir en opération sur leur temps de travail. La société est en mutation et les services au public doivent évoluer avec elle. S’adapter. Pour rendre le meilleur service possible à la population, en particulier en matière de sécurité. Plus d’infos Le grand Format Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com Contacter le chef de centre le plus proche de son domicile.email  : cdspyonne@sdis89.fr www.sdis89.fr Au fil de l’Yonne - février 2017 # 134



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :