[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
[89] Au fil de l'Yonne n°134 février 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°134 de février 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : un engagement au service des personnes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 15 Comment fonctionne le Conseil départemental ? CADRE DE VIE. Prolonger la durée de vie des routes est une priorité. La sécurité des automobilistes avant tout Le Département assure l’entretien et la gestion du réseau routier départemental, soit 4 850 km de routes et 1 430 ouvrages d’art (1 130 ponts, le tunnel de Saint-Moré et 300 murs de soutènement). Une mission qui représente un budget de 20,5 millions d’euros par an (1). Parmi les actions menées figurent le renouvellement des couches de roulement, diverses réparations (nids de poule, purges, étanchéité…), le dérasement des accotements et le curage des fossés pour évacuer l’eau des chaussées (leur ennemi numéro 1), l’entretien et le renouvellement de la signalisation (horizontale et verticale) et des glissières, le fauchage et l’élagage, la viabilité hivernale… « Tout se fait dans des contraintes budgétaires de plus en plus fortes ; le Conseil départemental se recentre donc sur le principal qui est de préserver la sécurité et d’assurer la circulation ainsi que la pérennité du réseau », explique Sylvain Seigneur, responsable du Pôle Patrimoine, Aménagement du territoire et Systèmes d’information. La préservation du capital routier est prioritaire, en tenant compte de l’importance des voies  : principales (elles doivent rester dimensionnées pour de Au fil de l’Yonne - février 2017 # 134 forts trafics en intensité et en charge), secondaires (qui irriguent les territoires) ou de desserte locale avec des trafics beaucoup plus faibles et donc des interventions moins fréquentes et moins lourdes. Pour des raisons économiques et de préservation de la ressource, les interventions se font dans une logique de réemploi des matériaux  : le fraisat récupéré lors du rabotage d’enrobés est utilisé pour caler des accotements, les structures de chaussées abîmées sont si possible traitées en place avec un ajout de matériaux structurants (par exemple la RD 976 à Sergines), les enduits superficiels (gravillonnages) sont privilégiés, euxmêmes hydrorégénérés pour allonger leur durée de vie… Le tout avec un souci permanent  : préserver la longévité du réseau routier, tout en assurant la sécurité des utilisateurs des routes. (1) 6,576 millions d’euros pour le renouvellement des couches de roulement, 1,8 million d’euros pour l’entretien courant des chaussées, 1,2 million d’euros pour les ouvrages d’art, 1,44 million d’euros pour le fauchage, 413 000 euros pour la signalisation et les glissières, 407 000 euros pour le ramassage des poubelles et le nettoyage… « Le coût de réfection des routes est très élevé. Nous gérons les priorités au mieux, dans une période difficile sur le plan financier, pour assurer un renouvellement du réseau départemental qui reste insuffisant par rapport à la normale. » Christophe Bonnefond, président de la commission des Infrastructures et des Travaux, conseiller départemental d’Auxerre 3 Combien ça COûte au Conseil départemental ? 4 232 € par an  : le coût d’activité globale sur un km de réseau routier départemental 60 € le coût par Icaunais et par an (sur la base de 341 483 habitants, recensement 2013 de l’Insee) 35 166 € le km de route renouvelé (187 km en 2016) 371 € le km de route réparé 839 € par an  : le coût moyen d’entretien d’un ouvrage d’art 320 € par an  : le coût moyen de fauchage d’un km (4 500 km fauchés) 32 agents équivalents temps plein pour le fauchage, 27 pour la réparation des chaussées, 21,8 pour la signalisation et les glissières 1 464 € par tonne de déchets collectée, traitement compris (278 tonnes collectées) 24 000 € le coût moyen de la viabilité hivernale les jours de sortie des équipes (Montants indiqués dépenses de personnel départemental incluses)
Culture. Comme prévu après avoir fêté son 50 e anniversaire, le Département met un terme aux expositions. De 1965 à 1981 à Ancy-le-Franc, puis de 1984 à 2016 à Tanlay, le Conseil départemental a permis à l’Yonne d’accueillir des expositions d’art contemporain prestigieuses. Les Icaunais ont pu admirer Giacometti, Matisse, Dubuffet, Picasso, Ernst, Miró, Warhol et avec eux près de 700 autres artistes lors des expositions annuelles des centres d’art. Mais la fréquentation – qui n’a pas dépassé 4 000 personnes ces 10 dernières années –, a inexorablement diminué avec seulement 1 700 à 2 700 visiteurs entre 2013 à 2015. Il n’était plus possible au Département, dans le contexte de restrictions budgétaires actuel, d’assurer la pérennité de cet événement lui coûtant 170 000 euros (1) par an. Décision a donc été prise, en accord avec les élus locaux, de terminer le cycle en 2016 avec le 50 e anniversaire. 2 398 entrées payantes ont été enregistrées pour cette dernière édition présentant une rétrospective et un hommage au Bénin. « On peut avoir une politique en faveur de l’art contemporain ou de toute autre esthétique sans être soi-même acteur, souligne Hervé Cambou, directeur des Affaires culturelles du Conseil départemental. Le Centre d’art de Tanlay était un lieu d’expositions icaunais parmi d’autres. Le Département subventionne le Centre régional d’art contemporain du Tremblay à Fontenoy, le Musée d’art brut de la Fabuloserie à Dicy, le château de Ratilly à Treigny (qui expose dans ses communs l’art contemporain), le Centre d’art graphique de la Métairie Bruyère l’Actu du conseil Départemental Centre d'art de Tanlay  : la fin d'un cycle à Parly et de nombreux autres sites ou initiatives privées… » Une partie du budget sera donc fléché vers d’autres soutiens. Le Tonnerrois n’est pas délaissé pour autant, puisque l’accent va être mis sur la valorisation du château de Maulnes (2). (1) Personnels, location des lieux, organisation, installation, assurances, commissaire d’exposition, catalogue et communication, vernissage… (2) Propriété du Conseil départemental. Un peu d’histoire 1965-1981, puis 1984-2013  : les expositions sont organisées par l’Adac, Association départementale d’art contemporain, subventionnée par le Conseil départemental et dirigée successivement par Louis Deledicq puis Jacques Py. 2013  : fusion-absorption de l’Adac par le satellite du Conseil départemental l’Yonne en scène dirigé par Jean-Pascal Viault. Louis Deledicq intervient comme prestataire de service en tant que commissaire d’exposition. 2016  : l’exposition est organisée directement par le Conseil départemental. Louis Deledicq est recruté pour organiser l’exposition finale du 50 e anniversaire. « Avec la fermeture de Tanlay, la culture n’est pas pour autant menacée car nous soutenons d’autres initiatives culturelles y compris d’art contemporain. » Jean Marchand, président de la commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, conseiller départemental de Brienon-sur-Armançon



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