[89] Au fil de l'Yonne n°133 déc 16/jan 2017
[89] Au fil de l'Yonne n°133 déc 16/jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de déc 16/jan 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : l'Yonne en fête !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 TERRITOIRE 25 ÉCONOMIE À la semaine, au mois ou à l’année, chacun pourra promouvoir ou tester un produit ou un service, à Migennes. Une vitrine pour des projets De grandes marques ont adopté le concept lancé aux États-Unis voilà plus de quinze ans. Des pop-up stores, des magasins éphémères capables d’offrir une visibilité réelle, physique, à un projet. Qu’il s’agisse de produits de consommation, de services, d’activités artistiques ou artisanales, l’idée est que le porteur de projet puisse s’offrir une vitrine, au premier sens du terme. Selon la durée de location qu’il choisit, il a alors de quelques jours à quelques mois pour créer l’événement, jouer sur l’effet de surprise, susciter de l’intérêt autour de ce qu’il a à proposer. Il profitera de cette proximité avec une clientèle potentielle, sa cible visée, pour promouvoir, lancer, tester, conquérir de nouveaux marchés, se faire connaître. En adaptant la formule aux besoins de son territoire, Migennes a ouvert sa Boutique éphémère au 9, avenue Roger Salengro. Cette rue semi-piétonne bénéficie d’une position stratégique. Elle forme un angle avec l’avenue Jean-Jaurès qui traverse la ville, en la reliant au cœur du centre-bourg. De son grand passé cheminot, Migennes a su conserver une identité forte qui se lit sur ses façades et dans sa conception. La proximité de la gare, le majestueux marché couvert, le complexe avec l’espace d’exposition de l’office de tourisme, la salle des fêtes, le cabaret L’Escale d’un côté, le parc Chantoiseau, la vision étonnante de l’église du Christ Roi « la basilique des cheminots » de l’autre, confèrent à l’ensemble une attractivité originale pour ses commerces traditionnels. Pourtant, comme trop de centre-ville, celui de Migennes voit encore beaucoup de rideaux fermés. D’où cette volonté de reprendre l’un de ces espaces commerciaux pour le faire revivre. Chargée de mission de développement économique pour la Ville, Aurélie Haerinck explique cette « stratégie de revitalisation du centre-bourg »  : « Cette boutique éphémère est destinée à faciliter le lancement des porteurs de projet grâce Comment ça marche ? L’inauguration des locaux a eu lieu le 19 novembre, avec pour premier occupant l’artisan « LMG Bois dans fer 89 ». à un bail commercial flexible et un loyer modéré. Il n’y a pas d’investissement lourd à engager pour se lancer car le local est déjà aménagé. Si les tests sont concluants, cela permettra à la Ville d’accueillir de nouvelles installations et de retrouver un pôle concentré en commerces de centre-bourg. » Nathalie Chappaz natali.cha@free.fr Boutique éphémère 9, avenue Roger Salengro, 89400 Migennes. Contact  : Aurélie Haerinck, Ville de Migennes place de l’Hôtel de Ville, BP 85, 89400 Migennes. Tél.  : 03 86 92 99 42 - 07 87 91 63 22 « La boutique éphémère va permettre à ceux qui veulent s’installer de tester leur activité et de déterminer le loyer qu’ils peuvent dégager. L’achat par la Ville de ce bâtiment s’inscrit dans une stratégie globale de redynamisation du centre-bourg, qui comporte également l’ouverture en début d’année d’un coffee-shop Bchef (nous recherchons le responsablegérant) puis d’un hôtel restaurant de 22 chambres. » François Boucher, conseiller départemental et maire de Migennes En violet flashy, impossible de rater la Boutique éphémère (51 m² de boutique, plus 11 m² de réserve) ! Location, 100 euros la semaine, 175 la quinzaine et 335 pour un mois renouvelable (charges comprises, pas besoin de s’occuper de l’ouverture de l’électricité, du chauffage, du téléphone et d’internet), ou 276 euros par mois si la durée de location est supérieure à 2 mois (hors charges). Dossier de candidature et informations à la mairie de Migennes et sur le site web. Au fil de l’Yonne - décembre 2016-janvier 2017 # 133 Plus d’infos wwww.ville-migennes.fr/content/boutique-ephemere
À la faveur d’un changement de vie, Arnauld Le Roy est arrivé dans les vignes de Chablis avec sa percheronne… « J’ai l’amour du vin et j’ai l’amour du cheval » Du haut des vignes à Chablis, Roxane ne quitte pas des yeux le visiteur qui s’approche. La percheronne et son propriétaire Arnauld Le Roy labourent ce matin-là dans le grand cru Blanchot. On observe de plus en plus d’attelages de ce genre dans les vignobles de France. Car la traction animale présente de nombreux avantages  : « L’argument numéro 1 pour moi est le nontassement des sols, explique Arnauld Le Roy. La terre devient beaucoup plus souple et le terroir se remet à vivre. Le cep est nourri autrement, ce qui allonge sa durée de vie et donne un avantage qualité au raisin. Comme le disait Henri Jayer, un grand vin est conçu dans le vignoble, pas dans la cave… » Il y a le côté pratique aussi, car le cheval peut évoluer dans des parcelles auxquelles le tracteur n’a pas accès. De la finance aux vignes Le Normand de 45 ans travaille dans la finance en région parisienne lorsqu’il décide, à la faveur d’un plan social, d’« entamer une démarche de retour à la terre ». Il passe un brevet professionnel responsable d’exploitation agricole en maraîchage biologique à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) où il s’initie à la traction animale. Il devient ensuite maraîcher bio à son compte en Touraine mais au bout de 3 ans met un terme à son activité. C’est à cette époque qu’il achète Roxane et décide de travailler la vigne. Il passe deux mois au domaine Château Latour à Pauillac (Gironde) – « un vieux domaine qui fait 40 ha en traction animale » –, six mois chez Jean-Marc Brocard à Chablis où il est initié au métier d’ouvrier viticole à pied et fait « plusieurs parcelles de premier cru avec une jument auxoise », puis part dans les grands crus de Champagne. Mais son esprit est resté à Chablis  : « J’ai été émerveillé par la région, alors en février 2015 j’y suis revenu. » Pendant un an il intervient comme prestataire, le temps de s’équiper, et en octobre 2015 se lance à son compte. Sur les six premiers vignerons pour lesquels il travaille, il en fidélise cinq  : les domaines Christian Moreau, Long-Depaquit, de l’Enclos, Collet et Poitout. Les services qu’il propose sont multiples  : buttage, débuttage, griffage, binage, désherbage, sous-solage, décavaillonnage… « Ma volonté est de me développer en local parce que je pense que le suivi des parcelles est très important. Or chacune a sa spécificité et il faut bien la connaître pour bien la labourer. » Sur les coteaux de Chablis, Roxane et lui évoluent en duo, dans le respect l’un de l’autre, et de la vigne… Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com Compagnie percheronne 3, rue Renan, 89800 Chablis. Tél  : 06 99 23 88 17 Email  : nouveau-monde@neuf.fr



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