[89] Au fil de l'Yonne n°112 novembre 2014
[89] Au fil de l'Yonne n°112 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°112 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,0 Mo

  • Dans ce numéro : circulation hivernale... d'importants moyens mobilisés !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 09 Le grand Format Ordre de priorité de traitement du réseau routier DÉpartemental N1  : traité 24h/24 N2  : traité 24h/24 après le N1 Le reste du réseau N3 est traité uniquement pendant les heures ouvrées et après les N1 et N2 Au fil de l’Yonne - novembre 2014 # 112 Plus d’infos Carte Yonne routes et carte des niveaux de service sur www.lyonne.com rubriques « Actualités » et « Infos Routes »
Jacky Hervouet, patrouilleur  : « Nous avons conscience de la sécurisation que nous apportons aux usagers » Entendre le téléphone sonner en pleine nuit, Jacky Hervouet y est habitué… Selon les informations météorologiques dont il dispose, un chef d’opération peut prévoir les interventions nocturnes la veille. Il informe alors les patrouilleurs de son secteur qu’ils auront à sauter dans leurs bottes avant l’aube, afin de pouvoir si nécessaire suspendre les transports scolaires avant le départ des cars. « Nous dormons toujours mieux lorsque la patrouille est programmée, raconte Jacky Hervouet, qui intervient sur l’Auxerrois. Mais lorsqu’on n’est pas du matin, c’est toujours délicat de voir un 4 sur le réveil ! » Le Conseil Général a le souci permanent d’anticiper, une tâche rendue difficile lorsque l’on sait que « la plupart des phénomènes se manifestent entre 6 h et 7 h du matin, quand la température chute de 1 à 2° ». À l’aide d’une sonde, le patrouilleur relève le taux d’humidité, la température du sol, de l’air… L’observation des nuages, des accotements, de l’herbe fournit des indices supplémentaires pour aider le chef d’opération à déclencher les opérations de traitement à bon escient. Car « le premier salage fait chuter la température de la chaussée, donc si les engins interviennent « J’adore le service hivernal, je voudrais qu’il y ait de la neige tous les jours ! J’aime la beauté du paysage, de jour comme de nuit… » C’est peu dire que Bruno Bouvier a été frustré l’hiver dernier… au moins autant que les enfants en mal de bonshommes de neige ! Durant ses périodes d’astreinte, le conducteur d’engin de traitement doit être prêt à bondir  : entre l’appel du chef d’opération et le départ de l’unité d’intervention (composée de deux chauffeurs pouvant se relayer) ne doivent pas s’écouler plus de 50 minutes. Installés dans leur camion avec carte des circuits, carnet de bord et radio interne, les deux collègues partent saler ou pousser la neige, parfois de 22 h à 7 h du matin. Lorsque c’est nécessaire, l’unité va recharger en sel ou en saumure, utilisée « pour humidifier pour un phénomène mineur, il sera amplifié parce que le sol sera plus froid ». Chaque patrouilleur a une semaine d’astreinte toutes les trois semaines, du vendredi midi au vendredi suivant. Son travail ne se termine qu’après l’intervention des unités de traitement afin de vérifier si d’autres passages sont nécessaires. Également formateur, Jacky Hervouet souligne la conscience professionnelle manifestée par tous les agents pour ce travail « qui se voit et dont tout le monde reconnaît l’utilité ». Alors même si les fêtes de fin d’année ne sont pas toujours pour eux (il se souvient de ce Noël où il est « parti à 9 h 30 le 25 et rentré à 17h, après les invités ») , la période de viabilité hivernale, ils l’attendent ! Bruno Bouvier, chauffeur d’unité d’intervention  : « Je saute dans ma voiture dès qu’on m’appelle » la route et ainsi faire fondre la neige ou coller le sel sur le verglas ». Dans les cas où le téléphone est resté muet et où le salage envisagé la veille n’a pas eu lieu, il faut re-décharger le camion, car « le sel forme des croûtes et est corrosif pour le matériel ». Bruno Bouvier souligne, pour les plus impatients des automobilistes, que « les engins de traitement doivent respecter une limitation de vitesse à 50 km/h, aussi bien en intervention qu’au retour même si la route est propre ». De même, leur rôle est d’intervenir afin de prévenir les accidents, pas de venir en aide aux voitures glissées dans un fossé, sauf situations graves bien sûr. Chaque année, avant la saison hivernale, les chauffeurs sont formés à tous les types de véhicules, afin d’être toujours opérationnels. Bruno Bouvier fait partie des formateurs. Lorsqu’on lui demande quel hiver il entrevoit, il évoque avec humour… les oignons !  : « Ils ont beaucoup de pluches donc l’hiver devrait être rigoureux. » Une « information » confirmée par « la grande quantité de baies dans la nature » pour nourrir les oiseaux. Si les théories des Anciens se vérifient, nous pouvons préparer moufles et bonnets ! Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com VOLETS BATTANTS Pack de sécurité offert* jusqu’au 22 novembre 2014 *Voir conditions en espace conseil



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