[89] Au fil de l'Yonne n°112 novembre 2014
[89] Au fil de l'Yonne n°112 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°112 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,0 Mo

  • Dans ce numéro : circulation hivernale... d'importants moyens mobilisés !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 11 L’ACTU du conseil général Action sociALE Le Conseil Général est présent aux côtés des personnes âgées, du maintien à domicile à l’hébergement en établissement. Le parcours de santé de la personne âgée Madame Dupont (1) a 89 ans. Seule, sans enfant et isolée, elle a fait le choix de finir ses jours dans sa maison du Chablisien. Un projet de vie rendu possible grâce à l’intervention trois fois par jour, sept jours sur sept, d’un service d’aide à domicile, en coordination avec un SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) pour la toilette et un service de portage de repas. « À 8h, une auxiliaire de vie vient lui ouvrir les volets, lui donner son petit déjeuner et ses médicaments, lui lire le journal et préparer la venue de l’aide-soignante pour la toilette, explique Roseline Truchy, responsable du service UNA Chablis. Le midi, elle réceptionne la valisette du service de portage de repas (le week-end c’est nous qui les préparons), aide la personne à déjeuner, la transfère de son lit à son fauteuil, fait le ménage et prépare le goûter. Et le soir est un grand rituel  : il faut l’aider à dîner, la préparer pour le coucher, installer oreillers et petite lampe, puis tout fermer. Les seules autres visites que reçoit cette dame sont celles, quotidiennes, d’un voisin, et de son médecin. » L’UNA Chablis estime qu’environ 70 des 120 personnes dont elle s’occupe, peuvent ainsi rester vivre à leur domicile. Lorsque le maintien à domicile atteint SES limites… Lorsque les limites de l’autonomie sont atteintes, se pose la question de l’entrée dans un Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). « Le plus souvent, ce sont les enfants qui prennent les premiers contacts avec nous et en général lors de situations urgentes », explique Maud Lemaire, sous-directrice de l’Ehpad Le Clos des Chevannais à Carisey. Après validation du dossier médical par le médecin coordonnateur de l’établissement (« pour vérifier si nous sommes en mesure d’accueillir dans de bonnes conditions le futur résident et de gérer ses pathologies ») et une visite si possible avec la personne Au fil de l’Yonne - novembre 2014 # 112 âgée (« ce qui est rare car en général elle est hospitalisée ») , celle-ci intègre l’établissement. « Dans le meilleur des cas, c’est un projet commun avec le parent », poursuit Maud Lemaire. Mais pas toujours… C’est pourquoi l’accueil est un moment important. Maintenir du lien social en établissement. Entrer dans un Ehpad ne signifie pas se retirer du monde. Certaines personnes y trouvent même là plus d’activités que dans leur précédent quotidien. Au Clos des Chevannais, différentes animations sont proposées  : loto, décoration des menus, Scrabble, pluches de légumes, chorale, rencontres avec d’autres Ehpad, avec le centre de loisirs voisin, soins esthétiques, coiffure, atelier bien-être… « Ce que nous souhaitons avant tout, c’est maintenir du lien social entre résidents afin d’éviter la solitude », indique la sous-directrice. Certains établissements proposent des places d’hébergement temporaire pour recevoir des personnes âgées dont le conjoint ou les enfants aidants doivent s’absenter quelques jours ou semaines. Une période courte qui peut aussi avoir valeur de test. Le Conseil Général ACCompagne LA personne âgée. Durant toutes ces périodes de la vie de la personne âgée, le Conseil Général est à ses côtés. « Le Département intervient dès lors qu’une perte d’autonomie est constatée chez une personne de plus de 60 ans, explique Bernard Le Naour, directeur général adjoint pôle des Solidarités départementales. Ce peut être à travers la mise à disposition de services ménagers (préparation de repas, courses, ménage…) au titre de l’aide sociale, ou dans le cadre de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) pour les actes essentiels de l’existence (s’alimenter, se déplacer, se laver…). » Si les services ménagers sont soumis à conditions de ressources (personnes ne dépassant pas le minimum vieillesse), l’APA est une prestation universelle (2). Elle est délivrée à l’issue d’une évaluation de la dépendance par le Conseil Général, plafonnée selon le degré de cette dépendance, et passe par l’établissement d’un « plan d’aide à domicile » tenant compte de l’entourage et de l’environnement de la personne. Ce contrat passé entre la personne âgée et le Conseil Général définit les services dont elle a besoin à domicile et les temps d’intervention. Il peut inclure une amélioration de l’habitat, un accueil de jour, un hébergement temporaire… « Le Conseil Général privilégie le recours à une association (fédérations ADMR et UNA), qui garantit une qualité de services, la continuité pendant le week-end et les vacances, et une professionnalisation, précise Bernard Le Naour. Cependant,
si elle le désire, la personne âgée peut choisir de faire appel à quelqu’un de son entourage. » Coordination de l’aide et du soin à domicile. Si le Conseil Général finance l’APA, l’ARS (Agence régionale de santé) prend en charge les soins à domicile. Deux aides dont la coordination est prévue dans le schéma gérontologique départemental (orientations à 5 ans de la politique définie par l’Assemblée), par le biais du développement de SPASAD (Services polyvalents d’aide et de soins à domicile) notamment. « Tous ces dispositifs permettent de retarder l’entrée en établissement à plus de 85 ans en moyenne aujourd’hui, ce qui pose la question de la capacité des structures à faire face à des personnes de plus en plus dépendantes, remarque Bernard Le Naour. Le Conseil Général et l’ARS ont la compétence conjointe de tarifer les Ehpad de manière à ce qu’ils présentent un taux d’encadrement adapté à cette montée de la dépendance des personnes résidentes. Des conventions tripartites sont signées sur cinq ans. » Les personnes âgées en établissement bénéficient également de l’APA. Celle-ci est versée aux Ehpad en fonction du degré moyen de dépendance de leurs résidents. Si la personne âgée et son entourage familial ne sont pas en capacité de payer l’hébergement, celui-ci est pris en charge au titre de l’aide sociale à l’hébergement (pour les établissements habilités), avec participation éventuelle des obligés alimentaires (enfants...), avec récupération possible sur succession. S’ASSurer du bien-être et de LA sécurité DES personnes. Il revient également au Conseil Général, conjointement avec l’ARS, d’évaluer les besoins en établissements et en services à domicile des territoires, puis de lancer les appels à projets et de faire le choix du programme à partir de références nationales (« le Conseil Général a décidé de geler ses subventions, sauf éléments de sécurité ; il n’était pas obligatoire pour le Département de subventionner et cette décision générale a été prise dans un contexte de réduction des ressources octroyées notamment par l’État », indique Bernard Le Naour). Si l’Yonne compte suffisamment de places en établissement (classée 4 e au niveau national par rapport à la population concernée), l’ARS et le Conseil Général viennent de faire un appel à projets pour un accueil de jour itinérant en Puisaye, qui aura en même temps valeur d’expérimentation dans le département. Il est également dans les attributions du Conseil Général et de l’ARS de contrôler les Ehpad, ce qui a amené, il y a peu, à la fermeture d’une structure. Et pour les personnes âgées qui font le choix de l’accueil familial (d’une capacité limitée dans l’Yonne), on retrouve là aussi le Conseil Général à la délivrance de l’agrément, la formation et le suivi. Nathalie Hadrbolec contact@nathalie-hadrbolec.com (1) Le nom a été changé. (2) Toutes les personnes âgées considérées comme dépendantes peuvent bénéficier de l’APA, mais leur participation varie en fonction de leurs ressources (jusqu’à 80% d’autofinancement pour les plus hauts revenus). Un concept d’avenir Domaine Senior Jasmin Investissez, louez, habitez À partir de 139 350 € terrain compris et charges réduites Vente de 16 maisons sécurisées T2 et T3 Lancement d’une première tranche de 5 maisons 23 ANS D’EXPÉRIENCE AU SERVICE DES SENIORS DANS SA RÉSIDENCE DE 73 APPARTEMENTS Le choix d’une vie tranquille et indépendante à 10 mn de Sens Contact Sylvie AHANG 06 84 74 27 18 La Résidence Seniors avec services multiples Préservez votre indépendance dans un environnement sécurisé, confortable et chaleureux. Services attentifs d’une équipe présente 7J/7 Restaurant, animations, surveillance de nuit, salle de gym avec animateur, coiffeur, sorties... Séjours temporaires possibles Téléassistance en partenariat avec Présence Verte La Résidence Jasmin – 17 bis route de Voisines Thorigny sur Oreuse – 03 86 88 96 96 laresidencejasmin.com



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