[89] Au fil de l'Yonne n°111 octobre 2014
[89] Au fil de l'Yonne n°111 octobre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°111 de octobre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Yonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : solidarités... le Conseil général vous accompagne tout au long de votre vie !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 TERRITOIRE 25 ACTUALITÉ Cérémonie Samedi 11 octobre, l’association des harkis de Bourgogne et de l’Aube, organise une cérémonie pour fêter le 50 e anniversaire de l’arrivée des quarantes familles harkies à la Cité de l’Oasis de Saint-Valérien. Rencontre avec Khadra Safrioune, présidente de l’association. Une journée du souvenir Madame la présidente, que représente pour vous cette cérémonie ? Ce sera la journée du souvenir. Elle évoque pour moi l’exode et l’arrivée de ces familles dans cette commune, dans ce village, il y a cinquante ans. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette cité de l’Oasis, un prototype en France, a été construite de toute urgence, en préfabriqué, pour accueillir ces quarante familles qui sortaient d’une période très difficile de souffrance, d’ingratitude de ce pays qui les a accueillies dans des conditions qu’elles ne méritaient pas par rapport à leur sacrifice pour le drapeau français lors de la guerre d’Algérie de 1954 à 1962. Journée souvenir, journée d’hommages également ? Cette journée sera pour moi l’occasion de rendre hommage et d’exprimer notre gratitude à l’égard de toutes les personnes qui nous ont accueillis avec respect et considération par rapport à d’autres qui étaient hostiles à l’arrivée de ces citoyens français venus d’ailleurs. Pourquoi cette hostilité ? L’ignorance. Cela dit, le temps a fait son travail. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes connaissent le drame. Après le cessez-le-feu, environ 150 000 harkis ont été désarmés, abandonnés alors que l’on savait le sort qui leur était réservé par le FLN (Front de libération nationale). Ils ont été massacrés, assassinés dans des conditions horribles. Nous aurons une pensée particulière pour tous ces morts de l’époque, des morts sans nom, des morts sans tombe, des morts vite oubliés. Madame la présidente, voilà trente ans que vous menez le combat en faveur de la reconnaissance des familles de harkis. Durant ces trente années, quel fait ou quel personnage vous aura le plus marqué ? J’ai eu la chance dans mon combat de rencontrer un être d’exception qui m’a permis de faire avancer la cause au niveau national… C’est M. Jean-Pierre Soisson, alors député. Ma rencontre avec lui a été un élément déclencheur, un pas vers la reconnaissance, puisque nous lui devons la loi du 25 février 2005, loi qui donne Au fil de l’Yonne - octobre 2014 # 111 réparation morale aux familles harkies. Pour l’ensemble de la communauté des harkis, Jean-Pierre Soisson reste gravé dans les mémoires et dans l’Histoire de ces hommes et de ces femmes qui ont tout sacrifié pour les valeurs de la République française (Liberté, Égalité, Fraternité). Grâce à lui, ils ont retrouvé un peu de l’honneur et de la dignité qui leur étaient dûs. C’est un grand homme pas seulement politique, c’est un humaniste. Aussi, à cette occasion, je veux lui exprimer encore et encore notre gratitude, notre confiance. Quel est le programme de cette journée commémorative ? Ce sera une belle journée, tant pour les familles harkies qui vont se retrouver sur ce lieu historique et symbolique, que pour toutes les personnes qui les ont aidées, comme pour ceux qui soutiennent la cause. Tous les officiels, les représentants de l’État, les parlementaires, le monde combattant, les amis, enfin les élus dont André Villiers, « Nous avons un devoir national de mémoire à l’égard de la communauté harkie qui appartient à notre histoire… Et comment ne pas prendre cette communauté en exemple du point de vue intégration dans notre pays. » André Villiers, président du Conseil Général de l’Yonne président du Conseil Général, que je remercie au passage pour l’idée de cet article, ont répondu favorablement à notre invitation. Côté programme, un dépôt de gerbes au monument aux morts, une visite de la cité de l’Oasis, visite suivie d’un pot de l’amitié et d’un repas. Propos recueillis par Christophe Lemeux clemeux@cg89.fr Plus d’infos Contact : 06 73 57 96 65 Samedi 11 octobre à 16h, devant le Monument aux morts de Saint-Valérien.
Parfums d’automne Découverte Samedi 18 octobre, Diges fête la châtaigne avec des accents d’autrefois. Foire aux châtaignes La Foire aux châtaignes à Diges est avant tout une animation festive, familiale, qui fait appel aux plus chaleureuses saveurs de l’automne ainsi qu’à ses belles couleurs. Elle fait aussi partie du patrimoine local. Les premières sont organisées à la fin du xix e siècle pour répondre à une réalité économique. La culture du châtaignier est alors une ressource prioritaire de ce territoire de Puisaye. Pour son fruit qui constitue, comme souvent à l’époque, un apport alimentaire important pour ses habitants. Mais aussi pour le bois qui sert aux charpentes, notamment, ou les feuilles utilisées pour la litière des bêtes. La manifestation locale est à cette époque une foire commerciale durant laquelle la production peut être écoulée. Au milieu du xx e siècle, elle tombe en désuétude. Elle est relancée en 1981 sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Jean-Luc Vandaele co-préside l’organisation avec Patricia Serris : « Elle est basée sur la gaieté, la bonne humeur, l’authentique. Pour que les 80 bénévoles continuent à s’investir dans cette foire, il faut qu’ils puissent prendre plaisir à faire plaisir ! Nous accueillons de 5000 à 6000 visiteurs chaque année. » Gourmande ET animée Ce 18 octobre, les organisateurs attendent 65 exposants pour un marché des produits du terroir et de l’artisanat régional, 250 exposants au vide-grenier, des jeux et des manèges. Des expositions de tableaux, peinture sur tuiles, photographies, sculptures, motos et voitures anciennes, éleveurs de volailles de concours, tourneur et dentelle sur bois, ferronnerie d’art, ruches en osier, démonstrations… Le public aura de quoi régaler largement ses papilles. Avec les châtaignes bien sûr, qui seront grillées sur le grilloir géant alimenté par des bûches d’un mètre, ainsi que ses produits dérivés : la liqueur appelée chastagnoux, la crème à déguster sur les crêpes… Mais aussi avec 4 000 kg de pommes de la région pressées sur place, du boudin cuit dans sa grosse marmite, des choux-fleurs et des légumes vendus par un producteur local, du vin de noix, du bourru, des confitures, du miel… Différentes animations musicales et de danses seront au programme, avec le Hot swing orchestra, A-Ti-A-Taille (musique du Centre), Le Country Auxerre danse, Jean- Claude, Paul et les autres (variété, latino). Plus d’infos http://diges.free.fr Le 18 octobre à Diges, de 6 h à 19 h Animations musicales et danses de 11 h à 18h. Tél. : 03 86 41 15 85 Nathalie Chappaz natali.cha@free.fr



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