[88] Vivre les Vosges Ensemble n°41 mar/avr/mai 2013
[88] Vivre les Vosges Ensemble n°41 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Vosges

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : du bois dont on fait les Vosges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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portrait Laurent Mariotte, un Vosgien au piano sur TF1 « Tout petit, il voulait faire de la télévision. » TF1 Partout où il se déplace, magie de la télévision, les gens se bousculent, sollicitent une photo, un autographe. Il en fut ainsi en novembre dernier à Epinal, la ville où il vit le jour en 1969, lors du salon de la gourmandise au Centre des Congrès. Laurent Mariotte est au fourneau chaque jour sur TF1. Il y présente sur les coups de midi des « petits plats en équilibre » simples et pas chers. L’été, il nous mitonne une cuisine légère et goûteuse. Parcours d’un jeune vosgien devenu star qui, nous confie Monique sa maman, « tout petit, voulait déjà faire de la télévision ». Culot Pas question de fouler les sentiers battus, de se fondre dans la foule. Le jeune Laurent Mariotte, très jeune orphelin de père, qui vit à Dompierre auprès de sa maman Monique, infirmière au Centre Hospitalier d’Epinal, fera de la radio et de la télévision. C’est décidé. A Paris, là où on ne l’attend pas, là où il ne connait personne. « Il faut de la confiance en soi, du courage et beaucoup de culot », dit-il aujourd’hui. Quittant, bac en poche, le lycée Saint Joseph à Epinal, où il découvrit à 15 ans son premier studio à Radio Vallées, au « Point de vue », il fonce. Fort d’une formation radiotélévision, courant Paris, il frappe aux portes, rencontre des ténors de l’animation - Jacques Martin, Patrice Lafont et Fabrice (RTL) - qui lui confient ses premières missions. Ses débuts, il les fera non sans galèrer à Canal J (Cajou, qu’il animera pendant 10 ans), MFM, Europe 2 et la chaîne Téva. Virage En 2005, Laurent Mariotte sent le vent tourner. Les émissions culinaires de jadis doivent rajeunir. La malbouffe et le cholestérol ont conduit les Français à s’intéresser à la nouvelle cuisine, aux produits de saison, aux sauces allégées, aux nouvelles épices. Lui qui a toujours aimé cuisiner passe son CAP à l’école Ferrandi, « pour mieux maîtriser mon sujet » explique-t-il, puis présente « 24 minutes chrono » en direct et en public sur « Cuisine Plus ». En 2007, « France Info » lui offre une chronique « à toutes saveurs » chaque samedi. Succès d’audience, c’est parti. TF1, navire amiral de la télévision française, lui ouvre ses portes. Bons petits plats Aujourd’hui, Laurent Mariotte est au fourneau depuis 8 ans sur la première Chaîne. Il y produit et présente avec aisance et humour des « formats courts », appelés « petits plats en équilibre » et « les p’tits plats dans les grands », qui font recette. En direct comme sur internet (MYTF1). Au menu de février dernier, par exemple, un moelleux au chocolat pour la Saint Valentin qui vaut le détour. Il sait dénicher les produits accordés aux saisons, l’ingrédient qui va bien, les menus à moins de 10 euros pour quatre, une cuisine d’été qui dégage parfums et fumets. Simple et rapide, au point de faire croire au néophite qu’il sait cuisiner. Immense potentiel A la tête d’une société de production qui travaille aussi pour TMC et France 5, Laurent Mariotte a publié cinq livres (Albin Michel, le Toucan) déclinant ses spécialités. Le tout est bien sûr porté par la vogue des émissions gastronomiques (« Masterchef » sur TF1 et « Top chef » sur M6) qui, c’est nouveau, font des records d’audience en début de soirée. Bref, depuis Dompierre, Laurent a fait du chemin. « Il s’est fait tout seul » dit sa maman, fière non sans raison de la réussite de son fils. Hardiesse, passion, persévérance, culot : c’est un message pour tous les jeunes vosgiens en quête d’avenir. Lui, Laurent qui a cru en son étoile revient fréquemment à Dompierre, dans ses Vosges natales. Il en aime l’air, les paysages, l’authenticité des Vosgiens, fréquente régulièrement le marché d’Epinal « où il y a d’excellents produits et d’excellents commerçants » et rencontre avec plaisir « ses vieux copains de Saint Jo ». « Les Vosges sont trop peu connues, alors qu’elles ont un immense potentiel » affirme-t-il. Un excellent ambassadeur, un de plus, dans la capitale. 30 Vivre les Vosges ensemble - n°41 - printemps 2013 Claude Duvoid
découverte Les balcons de Ventron Vous profiterez d’une vue inoubliable sur le Massif des Hautes-Vosges et sur les Alpes si la météo est dégagée. Paysages remarquables, avec les lignes de crêtes et la succession de sommets, les sources ferrugineuses, les chaumes dégarnies… Bref, une balade à couper le souffle ! Vous débuterez cette longue randonnée depuis l’église du village de Ventron par le sentier balisé triangle vert en direction du Col de la Place du Bois à 1 061 mètres d’altitude. Du col des Echarges, suivez le sentier contournant la Tête de la Vache Brûlée pour rejoindre la chaume du Grand Ventron, réserve naturelle du massif. Poursuivez ensuite la ligne de crête et profitez d’une petite pause pour admirer, depuis la table d’orientation, la vue généreuse sur l’ensemble du massif des Hautes- Vosges… La promenade se poursuit par la crête du Massif du Ventron, balisée triangle bleu. Vous passerez par le Petit Ventron, la Tête du Chat Sauvage, le Haut de Felsach… et aurez tout le loisir d’apprécier la variété des paysages et des chaumes. Respirez à pleins poumons ! Au Col d’Oderen à 884 mètres d’altitude, continuez en direction du Col du Collet via le Col du Page (disque rouge). Découvrez le magnifique point de vue sur le village de Ventron. Vous passerez à proximité du complexe de l’Ermitage de Frère Joseph ; site familial et convivial exceptionnellement aménagé au pied des pistes de ski du même nom. Rejoignez le village, par le sentier balisé anneau vert, en passant derrière la chapelle… et par le sentier bleu/blanc/bleu pour atteindre votre point de départ. Le camp celtique de la Bure A près de 580 mètres d’altitude, sur une superficie de 3 hectares, le Camp Celtique de la Bure daterait d’environ un siècle avant notre ère et aurait été occupé jusqu’au IV e siècle après JC. En route pour la découverte de ce lieu imprégné d’histoire… UN SITE, TÉMOIGNAGE D’UNE VIE PASSÉE Entouré de remparts, le camp s’étend sur 350 mètres de long et 120 mètres de large. Le Camp Celtique est classé au titre des monuments historiques depuis le 6 août 1982, le périmètre des versants et abords nord-est, aux lieux-dits « Tête du Villé » et « Rein de Champ Cote » l’est depuis le 5 avril 1993. De nombreuses découvertes, témoignant d’une vie riche et active sur le camp, ont été faites au cours des différentes fouilles archéologiques menées sur une vingtaine d’années par des équipes de la section archéologique de la Société philomatique vosgienne. Elles sont aujourd’hui exposées au musée de Saint-Dié-des-Vosges. Les fouilles sont aujourd’hui abandonnées, pourtant le Camp Celtique de la Bure n’a pas livré tous ses secrets ! Les remparts Le camp était protégé par une terrasse périphérique et des remparts.Trois portes permettaient d’accéder au camp. L’accès principal est barré par un fossé et un « murus gallicus ». (mur gaulois). Les bassins Les fouilles ont mis au jour trois excavations pratiquées dans la roche dont le bassin rectangulaire dit « des Dianes » long de 6,2m, large de 4,3 met profond de 70 cm. Un petit buste en bronze d’un dieu et une inscription dédiée aux Dianes ont été retrouvés à proximité. Le bassin dit « de Taranis », en forme deL, est long de 4,5m, large de 3,5 met profond de 50 cm. Un bassin en bord de chemin devait appartenir à un ensemble de trois excavations pratiquées pour l’extraction de la pierre. Les traces d’une activité métallurgique Les découvertes effectuées sur le site attestent que les occupants se livraient à des activités métallurgiques (fabrication d’enclumes - dont une de plus de 20 kg -, haches, ciseaux à bois, burins, marteaux, lingots, scories 1 …) 1 Les scories sont des déchets solides provenant des opérations de traitement des minéraux métalliques ou de l’affinage de certains métaux. (source Wikipedia.org) 31



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