[86] Vivre en Vienne n°118 décembre 2017
[86] Vivre en Vienne n°118 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°118 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Vienne

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : en piste pour les animations de Noël !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 ENTREPRENDRE Plusieurs cordes à sa guitare Tour à tour menuisier, ébéniste et conducteur de travaux, Philippe Marceau est finalement revenu à sa première passion et formation acquise il y a deux décennies, la lutherie. Installé à Ayron et très actif dans la commune, il œuvre dans son atelier au-dessus de sa menuiserie. C’est à Ayron que Phillipe Marceau, artisan luthier, a monté son entreprise. Il est spécialisé dans la fabrication artisanale, la restauration et la réparation de tous types d’instruments à cordes pincées, des guitares classiques, électriques aux banjos ou ukulélés… " J’ai pu créer mon entreprise grâce à des organismes qui m’ont donné des subventions et aidé dans mes dossiers", précise-t-il. Il travaille dans un atelier aux murs blancs, lumineux et à l’air conditionné qui maintient une température et une hygrométrie stables et indispensables. Il s'en exhale une odeur de bois et de vernis et sur plusieurs établis trône un outillage nécessaire pour le travail du bois mais aussi pour le traçage, les mesures. L’environnement révèle une technique de précision. Effectivement, la lutherie est un savoirfaire ancestral qui ne supporte pas l’à-peu-près, tout y est précis, calculé, mesuré, calibré, dans les formes, dans les procédures, les temps de séchage et les passages de vernis. La Vienne, le magazine Un savoir-faire traditionnel et créatif Au milieu de ces exigences, que reste-t-il ? La création bien sûr ! "Je saisis toutes les occasions et les demandes soumises par mes clients pour innover et créer. Selon les guitares, tout reste possible dans la forme. Le but du luthier, c’est de créer une diversité pour ne pas tomber dans le commun. Il faut créer son monde." Pour réaliser une guitare classique, il faut trois semaines et environ dix jours pour une guitare électrique. Le luthier réalise une table en épicéa ou en cèdre, le fond en palissandre, il crée des éclisses cintrées et enfin, il vernit le bois pour parfaire la qualité sonore. Le moteur de la guitare, c’est sa table. La table oscille et propage le son qui donne la couleur de l’instrument, tout bouge dans une guitare, "c’est vibratoire ! ". Tout parait captivant en lutherie, la recherche, l'innovation technologique, le design, l'ergonomie et bien sûr le son, électrique ou acoustique. Et si Philippe Marceau privilégie plus la qualité de fabrication que la pratique des instruments, son excellente oreille est néanmoins indispensable ! "Il faut trouver l’équilibre du son, sans notes creuses. Les guitares doivent, à la fois, bien sonner et être esthétiques, légères et confortables pour le guitariste. C’est un ensemble ! " A noter Portes ouvertes de l'atelier le samedi 7 avril 2018 pendant les journées des métiers d'art. GMP, Guitare Marceau Philippe, 7, rue de l'Ancienne poste à Ayron. Tel  : 06 11 19 31 24.
Assiette durable Retour sur l’action impulsée par le Département pour réduire et valoriser les biodéchets dans des collèges de la Vienne. Réduire, trier, valoriser… Avec plus de deux millions de repas servis chaque année dans les trente-quatre collèges publics de la Vienne, le Département ambitionne de développer une politique de restauration durable et responsable. Fer de lance de cette démarche qualitative et environnementale, la prévention et la valorisation des biodéchets expérimentées, entre mai 2016 et juin 2017, dans sept collèges contribuent peu à peu à modifier les comportements. Pilotée dans chaque établissement par une équipe projet (principal, gestionnaire, cuisiniers, agents de maintenance, professeurs, élèves), cette exigence du zéro gaspillage prend différentes formes avec la réflexion sur la préparation et la distribution des plats, la sensibilisation des convives par des équipes d’éco-ambassadeurs ou encore la mise en place de tables de tri en sortie du réfectoire. Au centre de ce processus de consommation responsable, les élèves sont encouragés à se servir en fonction de leur appétit, grâce à des bars à salade pour les entrées, ou avec des jetons de couleur pour indiquer aux personnels de cuisine la quantité de plat principal souhaitée. "Les collèges se sont également dotés d’une charte d’engagement, regroupant les mesures mises en œuvre ainsi que l’objectif de réduction du gaspillage alimentaire. Lorsque ce dernier sera atteint, un repas festif sera préparé par les brigades de cuisine pour les convives. Pour le savoir, une pesée des déchets est organisée, selon les collèges, tous les jours ou une semaine par trimestre", expose Alain Pichon, Vice-Président du Département, en charge de l’Environnement. Sans oublier les économies générées par ces nouvelles pratiques dans les collèges. "Sur le pain, France-Bloch-Sérazin à Poitiers, et Gérard-Philipe à Chauvigny, estiment la baisse des dépenses à environ 1000 € par an. Jean-Jaurès, à Gençay, a calculé que ses actions lui permettent une économie de l’ordre de 10 000 € par an", poursuit Henri Colin, Vice-Président du Département, en charge de l’Education. Broyer et composter Rien ne se perd, tout se transforme… Quatre collèges se sont équipés d’un broyeur pour réduire en copeaux les tailles de haie. Ils évitent ainsi les allers-retours à la déchetterie et le broyat est notamment employé en paillage sur les massifs de fleurs. Les établissements les utilisent également comme structurant pour le compost en mélange avec les restes de préparation de repas, les tontes et les feuilles à l’automne. Au collège Bellevue de Dangé-Saint-Romain, quatre composteurs rotatifs transforment en quatre à six semaines les biodéchets des trois cents convives en pré-compost, avant de mûrir dans un composteur traditionnel. Autre expérimentation surprenante  : le nourrissage de chiens de chasse avec les restes alimentaires. "Cette pratique, utilisée depuis plusieurs années par le collège Arthur-Rimbaud de Latillé, est aujourd’hui reprise par les six autres établissements", souligne Alain Pichon. Ainsi, montrer que gaspiller n’est pas une fatalité et faire des déchets organiques une richesse, voilà l’objectif de cette initiative pédagogique entreprise par le Département. Les vidéos sur l’expérimentation sur la vienne86.fr Les sept collèges engagés dans le projet et les sept prochains Gérard-Philipe (Chauvigny), Bellevue (Dangé-Saint- Romain), Jean-Jaurès (Gençay), Arthur-Rimbaud (Latillé), France Bloch-Sérazin (Poitiers), François- Rabelais (Poitiers), Maurice-Bedel (Saint-Gervaisles-Trois-Clochers), Arsène-Lambert (Lencloître), Joachim-Du Bellay (Loudun), Jean-Monnet (Lusignan), Georges-David (Mirebeau), Théophraste-Renaudot (Jaunay-Marigny), Frédéric et Irène Joliot-Curie (Vivonne), Camille-Guérin (Vouneuil-sur-Vienne) La Vienne, le magazine 15 SOCIAL



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