[85] Journal de la Vendée n°259 novembre 2019
[85] Journal de la Vendée n°259 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°259 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Vendée

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : la fibre pour tous dès 2023.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 MÉDECINE LÉGALE//CENTRE D’ACCUEIL VENDÉEN DES VICTIMES MINEURES S’ADAPTER À L’ENFANT Michelin  : le Département aux côtés des salariés Nous regrettons l’annonce de la fermeture de Michelin, d’autant qu’elle a sérieusement manqué de concertation, notamment avec les élus. Le Président du Conseil départemental s’est rendu sur le site à la rencontre des salariés, notamment avec Luc Bouard, maire de La Roche-sur-Yon et Président de l’agglomération, pour leur exprimer la solidarité des élus locaux. Chacun mesure en effet l’inquiétude des 619 salariés qui y travaillent, que ce soit depuis longtemps ou tout récemment. Pour les uns, c’est une longue histoire qui se termine, une page qui se tourne dans la douleur ; pour les autres, ce sont des prêts à rembourser chaque mois, des projets à reporter sine die, une vie parfois à repenser ; pour tous, c’est l’incertitude du lendemain, la crainte du chômage et l’angoisse des fins de mois. Le Conseil départemental se doit d’être à leurs côtés. AU QUOTIDIEN Le Centre d’accueil vendéen des victimes mineures (Cavvim) offre un cadre sécurisant qui favorise l’expression de l’enfant. Plus de 2 000 mineurs ont été accueillis au Cavvim depuis sa création en 2012. Intégré à l’Unité de médecine légale du Centre hospitalier départemental, le centre place l’enfant au cœur de sa prise en charge. Chaque année en Vendée, environ 600 plaintes sont déposées pour violence sur mineurs. « Pour la moitié, la justice fait appel à notre expertise, constate Laurent Boidin, médecin responsable du Cavvim. Hier, nous avons pris en charge un garçon de moins de dix ans ». Quand il est arrivé, il pleurait beaucoup. « Il a fallu le mettre en confiance avant qu’il puisse en chiffres 300 mineurs/an 70% de filles 70% pour violence sexuelle 11ans la moyenne d’âge des enfants pris en charge par le Cavvim Cette décision pour le moins abrupte est aussi regrettable pour le pays yonnais  : situé à l’entrée de La Roche-sur- Yon, ce site emblématique est connu de tous, et son histoire est liée à celle du territoire depuis près de 50 ans. Mais aussi pour la Vendée, car c’est la fin d’une longue vie commune, et on ne tourne pas une telle page sans une pointe au cœur. Les collectivités mobilisées Le Département accompagnera les salariés en mobilisant la Maison départementale de l’emploi et du développement économique (MDEDE) pour favoriser leur reclassement. Cet objectif est partagé avec le Conseil régional et la ville de La Roche-sur-Yon avec lesquels les relations sont très étroites, tout spécialement sur ce dossier qui nous mobilise tous. Et nous savons pouvoir compter sur le dynamisme du monde économique yonnais et vendéen qui recrute actuellement. Eva Besson, Dr Laurent Boidin, Thibault Vincent, Sophie Bouron, Dr Caroline Paget, Marie-Hélène Billaud. exprimer ce qui lui était arrivé » raconte Eva Besson, psychologue. Les enquêteurs, l’entourage de l’enfant sont présents. « Parfois les parents sont les plus traumatisés par la situation, remarque Thibault Vincent, psychologue. Nous avons aussi un rôle d’aiguillage auprès d’eux, dans l’intérêt de l’enfant aussi ». Redire, c’est revivre TRIBUNES DES GROUPES DE L’ASSEMBLÉE DÉPARTEMENTALE Michelin quitte La Roche-sur-Yon Jusque dans les années 50, nos arrières grands-parents parlaient des nombreuses familles ayant migré hors de la Vendée rurale. Cette migration importante s’expliquait par la rareté des terres viables à louer ou à acheter. En dépit d’une certaine industrialisation ils partaient pour survivre. Au début des années 60 ce temps-là semblait loin et les ouvertures des usines permettaient de travailler au pays et progressivement de vivre dignement. Il fallut parfois se mobiliser contre les cadences infernales mais jusque dans les années 80-90, on entrait à l’usine avec la certitude d’y faire carrière. L’avenir s’est ensuite assombri à la Roche-sur-Yon pour les usines Big-Chief puis Esswein et maintenant Michelin. Michelin, exigeant de ses salariés d’avoir « l’esprit Michelin » et demandant toujours plus d’efforts. Avec compétence et espoir (au détriment de Une salle d’audition a été spé cialement aménagée pour faciliter l’expression du mineur. Le mobilier est sobre. Des crayons et feuilles blanches sont disposés sur une table basse. Une maison de poupées est à disposition ainsi que des figurines en tissu. « L’audition peut durer plus d’une heure, explique Eva Besson. L’enfant n’est pas toujours prêt à parler de ce qui lui est arrivé ». Au plafond, deux boutons de vêtement pour marquer la présence de micros. Une caméra est suspendue sur le mur avec le miroir sans tain. Derrière, les enquêteurs suivent l’audition qui est enregistrée sur DVD. « Il s’agit d’éviter aux mineurs de nouveaux traumatismes provoqués au cours des diverses phases de l’enquête par la répétition du récit des violences, précise le docteur Boidin. Car redire, c’est revivre, comme le répète l’association La Voix de l’enfant ». Le Cavvim concilie la prise en compte de la souffrance de l’enfant sur le plan médical, psychique et social et les nécessités de l’enquête ayant pour finalité de parvenir à la manifestation de la vérité. « Le soutien psychologique n’est pas toujours nécessaire souligne Eva Besson. Certains mineurs préfèrent en effet tourner la page. On s’adapte à chaque enfant ». leur santé) ils ont su respecter leurs paroles. En retour, quel respect des personnes et des engagements ? Quel avenir est promis à chacun de ces 619 employés ? Leur faudra-t-il quitter la Vendée à leur tour ? Quelle déception devant ce groupe français (aux 69 sites de production dans 18 pays et aux 110 000 équivalents temps pleins) qui prétendait avoir un bon dialogue social. Michelin fait la démonstration d’un choix pris seul de fermeture de son site de production yonnais pour la fin 2020 ! À l’évidence nous ne partageons pas les mêmes codes que ces gens-là qui, après avoir capté des millions d’argent public, lâchent la Vendée. Notre département, devenu à son tour terre d’accueil et réputé territoire dynamique pour l’emploi, doit agir sans relâche avec ses partenaires pour trouver des solutions individuelles aux salaires décents et un avenir industriel à ce site ! Union pour la Majorité départementale Le Groupe des élus socialistes et républicains
LIGUE CONTRE LE CANCER//DE NOUVEAUX SOINS DE SUPPORT EN PARLER POUR ALLER MIEUX La Ligue a 60 ans. La lutte passe aussi par les soins de support qui améliorent la qualité de vie des malades. En Vendée, La Ligue contre le cancer proposent des soins de support, gratuits, pour apporter une meilleure qualité de vie aux malades. Ainsi, Sébastien Landry, psychosexologue, reçoit des malades du cancer, chaque mois, au siège de la Ligue contre le cancer à La Rochesur-Yon. « L’entretien individuel ou en couple fait partie de ce que l’on appelle les soins de support, explique le thérapeute du Mans, spécialisé À Challans, la Maison départementale des Solidarités et de la Famille (MDSF) a changé d’adresse. Elle est située au 11 rue Emilio Segré, dans la zone d’activité Activ’Océan, à deux pas du centre-ville. Elle abrite les services Insertion, prévention et accompagnement social, Protection maternelle et infantile (PMI), et l’Aide sociale à l’enfance (Ase). L’équipe pluridisciplinaire est composée de 36 professionnels. 31 MDSF maillent le territoire La Vendée compte 5 MDSF principales et 26 MDSF de proximité. « Notre département est singulier, remarque Isabelle Rivière, vice-présidente du Département en charge des solidarités et de la famille. Nous sommes au plus près des Vendéens pour répondre à leurs besoins, du début jusqu’à la fin de la vie ». 02 51 49 68 68/mdsf.challans@vendee.fr en oncosexologie. Les traitements de nombreux cancers font chuter la libido chez l’homme et la femme et 85% d’entre eux ont des soucis et en souffrent ». Sujet tabou bien souvent. La parole libère AU QUOTIDIEN Quelques entretiens suffisent. La parole libère et puisque 4 000 nouveaux cas de cancer sont comptabilisés en Vendée chaque année, il est d’autant plus capital d’inciter à consulter. Il y a un panel d’autres soins proposés aux malades, aux femmes mais aussi aux hommes qui sont moins nombreux à franchir la porte. Le médecin et animateur de télévision Michel Cymes est le parrain des 60 ans du Comité de Vendée  : sa notoriété donne plus de visibilité à l’action vendéenne. C’est l’occasion de rappeler les nouvelles actions dès cet automne. En plus des soins de psychologie, des séances d’activité physique adaptée, des soins esthétiques et du soutien diététique sont proposés aux personnes malades du département. Faites passer le message. liguecancer85.fr SOLIDARITÉS ET FAMILLE Une nouvelle Maison à Challans « OSEZ DÉCOUVRIR LES ACTIVITÉS DE LA LIGUE » TÉMOIGNAGE D’UN MALADE Michel, cadre en entreprise, apprend qu’il a un cancer de la prostate avec métastase osseuse en 2017. « Les cellules cancéreuses s’étaient étendues. J’ai repris le travail l’an passé mais désormais je suis en invalidité. » Il participe aux activités de la Ligue. « C’est vraiment bénéfique. Il faut oser franchir le pas et découvrir ces activités gratuites et encadrées avec bienveillance ». Elles aident à accepter la maladie, à en parler, sans tabou, sans filtre. C’est une lumière dans un environnement hospitalier. En bref like-my-difference.com C’est l’une des priorités du Conseil départemental. En 2019, le Département aura engagé 100,7 M € pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap. En 2004, l’engagement se montait à 38,6 M € . 11 Le message de like my différence Il s’appelle Téo. Il a lancé avec ses parents la marque « Like my difference » pour parler de son autisme de façon positive. Domiciliée à La Jonchère, la famille du jeune garçon de 8 ans souhaite faire changer le regard de chacun sur la différence et, bien souvent, sur les idées reçues qu’elle engendre. La marque, 100% vendéenne, fait travailler des entreprises locales. Des bracelets et des tee-shirts floqués du nom de la marque ont pour ambition de faire voyager le message. Chacun est invité à se prendre en photo lors de leurs déplacements. Le logo, un petit guitariste, rappelle aussi que la différence crée des journées bien remplies et rock’n’roll ! Handicap 2004 2016 2019 38,6 M € 90 M € 100,7 M € Le 16 octobre, le Département a signé un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens avec l’Agence régionale de santé (ARS) et l’Association ressources pour l’accompagnement médicosocial et social (Areams). L’objectif global est d’améliorer la prise en charge des usagers et des résidents afin qu’ils soient au maximum acteurs de leurs projets de vie.



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