[85] Journal de la Vendée n°211 novembre 2015
[85] Journal de la Vendée n°211 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°211 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Vendée

  • Format : (290 x 410) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : quand manger local devient incontournable.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais/Georges Meguerditchian LJ Événement EXPOSITION À L’HISTORIAL DE LA VENDÉE/« 1914-1918, 1939-1945, ARTISTES EN GUERRE » regards d’artistes vendéens sur les guerres mondiales Du 11 novembre 2015 au 6 mars 2016, le Département présente à l’Historial de la Vendée l’exposition « 1914-1918, 1939-1945, Artistes en guerre ». L’occasion de se plonger dans la vie et les œuvres d’artistes vendéens qui ont témoigné ou illustré avec force les conflits mondiaux. À travers leurs œuvres, ce sont des pages de l’Histoire du XX e siècle qui vont se dévoiler sous vos yeux. Jean Launois, Claude Delaunay, Maurice de la Pintière, Benjamin Rabier, Arthur Gueniot... Tous ces artistes vendéens ont, chacun à leur manière, porté un regard singulier sur la guerre. L’exposition « 1914-1918, 1939-1945, Artistes en guerre » vient réunir leurs œuvres. « Cette exposition se tient dans le cadre des commémorations nationales, explique François Bon, président de la commission Culture au sein du Conseil départemental. Elle vient mettre en lumière les deux conflits mondiaux par le prisme de l’art, un art qui vient rendre hommage aux victimes des atrocités de la guerre ». Des témoignages de la vie dans les camps Au fil de l’exposition, vous pourrez explorer différents univers artistiques mais aussi mieux connaître ces artistes  : soldats, résistants, prisonniers ou déportés. En effet, certains artistes étaient directement engagés sur le front, tel Jean Launois qui a réalisé des portraits de poilus. D’autres artistes comme Benjamin Rabier ZOOM SUR QUATRE ARTISTES JEAN LAUNOIS, un artiste au front Né aux Sables-d’Olonne, Jean Launois est très tôt passionné par le dessin. Fin 1916, il se porte volontaire pour partir sur le front. Il y réalise plusieurs portraits de poilus. L’influence du peintre vendéen Charles Milcendeau, qu’il avait personnellement connu, se ressent dans la plupart de ses dessins. Les traits du visage sont précis, le regard est expressif. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Jean Launois est affecté en Alsace à la section camouflage. Il réalise là encore quelques dessins dont des autoportraits. Jean Launois, Caporal au bonnet de police. Mine graphite sur papier, 1918. DEMANDEZ LE PROGRAMME ! min Album Rabier, « Flambeau, 1916. chien de guerre », par S'enta- Pour accompagner cette exposition, le service médiation de l’Historial propose de nombreuses animations pour tous et pour tous âges. Ateliers artistiques Marielle Filaudeau, de l’Atelier du Port, propose de s’inspirer des styles picturaux et des sujets choisis par les artistes de l’exposition afin de guider les visiteurs dans leurs créations artistiques. Renseignements  : les 13 décembre et 17 janvier à 15h (ateliers adultes) et les 30 décembre et 17 février à 14h30 et 16h (ateliers pour les 5/10 ans). 5 € /personne – Sur inscription au 02 51 47 61 61 Journal de la Novembre 2015/n°211 Lecture et conférence - « Paroles Tranchées », lecture autour de la Première Guerre mondiale par Alain Merlet, le dimanche 14 février à 15h. - Conférence « Les artistes et la Grande Guerre » par Claire Maingon, maître de conférences à l’université de Rouen, le dimanche 31 janvier à 15h. Renseignements  : Tarifs d’entrée au musée – Sur inscription Le mensuel du Département BENJAMIN RABIER, un artiste engagé Originaire de La Roche-sur-Yon, Benjamin Rabier est un illustrateur, affichiste, publisciste et auteur de bandes-dessinées. Quand la Première Guerre mondiale éclate, il participe à ce formidable courant d’humoristes qui tournent en dérision l’armée allemande. L’artiste livre également de nombreuses planches pour des affiches, en particulier pour les emprunts de la défense nationale. En 1916, Benjamin Rabier sort un album intitulé « Flambeau, chien de guerre », annonçant dans sa conception la bande-dessinée moderne. Benjamin Rabier crée également les emblèmes de plusieurs escadrilles et de la Wachkyrie sur les camions de ravitaillement en viande fraîche en 1914. Cet emblème est à l’origine de la représentation de la Vache qui rit ! Patrick Durandet, Conseil départemental de la Vendée, conservation des musées Album « Flambeau, chien de guerre », par Benjamin Rabier, 1916. Visites contées Découvrez l’exposition à travers une visite contée les dimanches 7 et 21 février à15h et 16h30. Renseignements  : Tarifs d’entrée au musée Reconstitution historique Reconstitution d’un camp militaire de la Seconde Guerre mondiale par l’association Véhicules Militaires Historiques de Vendée les 5 et 6 mars. n’étaient pas mobilisés mais ont tout de même participé à travers leur art à « l’effort de guerre ». Différents artistes ont également utilisé leur talent pour témoigner comme Maurice de la Pintière, déporté en Allemagne. Certaines œuvres sont particulièrement étonnantes à l’image de celles de Claude Delaunay, prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale dans un camp en Bavière qui, avec quelques morceaux de linoléum, a su concevoir de très belles gravures. Enfin, l’exposition évoque le devoir de mémoire. Un devoir notamment incarné par les monuments aux morts sculptés par Arthur Guéniot et les frères Martel. Gaston Dolbeau dessinant sur les ruines de l’Hôtel de Ville d’Arras. MAURICE DE LA PINTIÈRE, témoin de la déportation Natif de Vouvant, l’illustrateur Maurice de la Pintière réalise au début de la Seconde Guerre mondiale une série de dessins et de caricatures sur les occupants allemands. À partir de 1943, il entre en résistance mais il est arrêté à la frontière espagnole en juin. Il est interné au camp de Dora où il parvient encore à créer. Il réalise notamment une fresque dans un block à la demande d’un kapo. Libéré, Maurice de la Pintière met son art au service du témoignage. Il produit de nombreuses œuvres autour de l’univers concentrationnaire. Témoin de l’horreur, Maurice de la Pintière a fait sienne une maxime de Georges Braque  : « l’art est une blessure qui devient lumière ». Maurice de la Pintière, « C'est beau, hein ? ». Gouache sur papier, 1939. Collection particulière. Ce numéro est une publication du Département. Tél. 02 51 44 79 10 - Directeur de la publication  : Yves Auvinet. Responsable de la rédaction  : Julien Loubaresse. Rédaction  : Laure Ganuchaud, Catherine de Lamberterie, Julien Loubaresse. Conception  : David Levron, Sylvain Hay, Alexandre Engerbeau. Direction de la communication - Service Editions. Impression  : Imaye Graphic - Dépôt légal à parution - ISSN  : 1957-0112 - Crédit Photos  : David Fugère, Remy Chautard, Patrick Durandet/Serge Bauchet, Conseil départemental de la Vendée – Conservation des musées et expositions, iStockphoto.com- RyanKing999/Savas Keskiner/uchar/Yuri/LordRunar/Sturti/Mediaphotos/Highwaystarz-Photography/SolStock/PeopleImages, Ad’missions Vendée, TVE, Edumoov, Protection Civile de Vendée, Echappe toi si tu peux, Rüdy Waks, Yves Rousseau, Tino Cacopardo -ctphotos.fr, Reuters-Philippe Wojazer, FFTT-Remy Gros, FFTT-Julien Crosnier, Véronique Braud, Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais/Georges Meguerditchian, BDIC, Adagp, Alexandre Lamoureux, Vendee Expansion, Pascal Baudry, Lizambard, Dan Souillard et Loren Tarillon. Patrick Durandet, Conseil départemental de la Vendée – Conservation des musées et expositions INFORMATIONS PRATIQUES EXPOSITION « 1914-1918, 1939- 1945, Artistes en guerre », du 11 novembre 2015 au 6 mars 2016 à l’Historial de la Vendée, aux Lucs-sur-Boulogne. 02.51.47.61.61, http://historial.vendee.fr Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h - Fermé les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier. Tarifs  : 8 euros/5 euros/gratuit pour les moins de 18 ans LES FRÈRES MARTEL, artistes de la mémoire Originaires de la région de Challans, les frères Martel vont durablement marquer l’histoire de la sculpture d’inspiration art déco ou cubiste. Pendant la Grande Guerre, alors que Joël est réformé, son frère Jan est mobilisé. Après la guerre, ils réalisent une douzaine de monuments aux morts dont quatre sont visibles en Vendée (Olonne-sur-Mer, La Roche-sur-Yon, Saint- Gilles-sur-Vie, Saint-Hilaire-le-Vouhis). Au fil de l’exposition, vous pourrez notamment découvrir plusieurs dessins préparatoires qui permettent de bien comprendre la démarche des sculpteurs. Les monuments créés par les frères Martel se distinguent par leur parti pris pacifiste. La figure de la femme ou du paysan est souvent mise en avant. Patrick Durandet, Conseil départemental de la Vendée, conservation des musées Maurice de la Pintière, « C’est beau, hein ? ». Gouache sur papier, 1939. Collection particulière. Droits réservés. Reproduction Serge Bauchet, Conseil départemental de la Vendée, conservation des musées Détail de Maurice de Becque, Pierre Bertrand en poilu. Benjamin Rabier, « L’observateur. En voilà une idée ». Encre, plume et crayons de couleurs sur papier, 1915. CE JOURNAL EST IMPRIMÉ SUR UN PAPIER RESPECTANT L’ENVIRONNEMENT Joël et Jan Martel, Monument aux morts, Olonne-sur-Mer. Adagp/2015 BDIC



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