[83] Var Mag' n°211 mars 2015
[83] Var Mag' n°211 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°211 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Var

  • Format : (205 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : insertion professionnelle, du nouveau !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À LA UNE Défis : surmonter les freins surmonter les freins "L'accompagnement socio-professionnel personnalisé s'adresse à des personnes très éloignées de l'emploi rencontrant des freins avérés sur le plan de la santé, mais aussi social... Des personnes en souffrances psychiques, qui les empêchent de se mobiliser dans une démarche d'insertion", explique Nadine de Boisgelin, directrice de l'association Défis. C'est à La Valette dans les centres de solidarité du Conseil général du Var que les bénéficiaires seront accueillis. 600 au total sur deux ans. Pour une durée de 5 à 12 mois selon les besoins. "Notre objectif est de soutenir et d'accompagner dans la résolution des problématiques personnelles et de leur apporter une nouvelle dynamique vers une intégration socio-professionnelle. Nos intervenants sont des conseillers en insertion sociale et professionnelle, des psychologues, médecins du travail". Un handicap, des solutions Défis met aussi en place un bilan et un accompagnement à l'emploi personnalisé pour les bénéficiaires de l'obligation d'emploi (art. L5212-13 code du travail) également bénéficiaires de minima sociaux, sans projet professionnel ou en difficulté dans leur recherche d'emploi. 144 personnes installées sur le territoire Provence Méditerranée en bénéficieront. "L'objectif est de formaliser un ou plusieurs projets professionnels compatibles avec le handicap et cohérents avec le marché de l'emploi", souligne Nadine de Boisgelin. Pour cela, des ateliers collectifs, et aussi "un suivi individuel avec des entretiens hebdomadaires par un référent sont mis en place avec des entretiens psychologiques. Et aussi une visite médicale pour confirmer un projet au regard des contre-indications médicales. Nous leur proposons également une mise en situation professionnelle." 12 - mars 2015 - VarMag’211 Un jour, vous trouverez peut-être l'association En chemin à Hyères sur votre parcours. Depuis plusieurs années, son président Paul Lambert travaille à réconcilier l'économie et la solidarité. En bref, ce grand chef d'entreprise, par le biais de sa fondation abritée par la Fondation de France, puis par celui du fonds de dotation Le chemin, reverse les dividendes de son entreprise pour aider entre autres les personnes en grande précarité. "Le fonds de dotation Le Chemin finance tous les investissements nécessaires au fonctionnement de l'association En chemin. Quant au dispositif, il est financé par nos partenaires publics", résume Paul Lambert. "Notre public, ce sont des personnes en très grande précarité, des SDF. Notre association regroupe trois pôles, un pôle précarité santé, un pôle logement et un pôle activités insertion dans lequel s’inscrit l’opération Agire, accompagnement global et individualisé vers le retour à l'emploi", explique Anne Bouthors, directrice de l'association. Ce dispositif retenu par le Conseil général est prévu pour 200 bénéficiaires du RSA sur deux ans sur le secteur de Carqueiranne, Hyères, La Crau, Collobrières, Le Lavandou, Bormes les Mimosas, Cuers et Pierreufeu. "Six ateliers sont proposés dont des ateliers de remobilisation par l'acquisition des savoirs de base, la revalorisation estime de soi... Une auto-école sociale est aussi créée pour répondre à des besoins de mobilité. Et puis, nous proposons une mise en activité avec de la cuisine et du maraîchage", explique la directrice. Pour ce faire, le domaine viticole, le Château de Brégançon à Bormesles-mimosas met à disposition de l'association 4 hectares pour l'activité maraîchage. Tous les autres ateliers sont proposés au sein d'une même structure à Hyères. Et Paul Lambert de conclure, "il est prévu de poursuivre ce dispositif par des actions de retour effectif à l'emploi. Et ce, grâce à la mise en place de chantiers d'insertion, mais aussi à travers un réseau d’employeurs potentiels." En binôme En binôme En chemin ! Ne pas agir à la place du candidat mais avec lui. Voilà la volonté première du projet IDEEa - Inclusion durable par l'emploi dans l'entreprise et l'activité - porté par l'Ifape. Destinée aux demandeurs d'emploi rencontrant de grandes difficultés qu'ils peuvent estimer insurmontables, l'action sera centrée sur la valorisation de l'image de l'entreprise. Le suivi se fera avec l'aide d'un accompagnateur pour chaque demandeur d'emploi. Il partagera ainsi son expérience du monde du travail, sa connaissance de l'entreprise et de son environnement. L'objectif est de mettre en adéquation l'emploi à pourvoir et le profil du candidat. L’embouchure de l’Argens.
S'insérer ar le sport S'insérer par le sport Moniteur de tennis, de fitness, animateur polyvalent, cordiste... Les domaines du sport, de l'animation et du tourisme offrent de belles perspectives de débouchés. Pour Alain Ortali, directeur de l'Institut méditerranéen du sport, de l'animation et du tourisme (IMSAT),"dans nos métiers, il y a souvent un problème d'orientation, parfois de confusion entre la pratique d'un sport par exemple, et son enseignement. Nous devons aider à mieux orienter les gens". C'est pourquoi, avec son organisme, il met en place, grâce au financement du FSE, une plate-forme varoise d'orientation et d'accompagnement à la professionnalisation. "Elle s'adresse aux personnes éloignées de l'emploi, allocataires du Rsa ou demandeurs d'emploi, de tout le Var", poursuit Pascal Lameth, directeur adjoint de l'IM- SAT, en charge de ce projet. "L'idée, c'est d'intégrer des personnes en rupture avec le monde professionnel dans un dispositif complet, les positionner dans des formations qualifiantes". Après des premiers entretiens, des stages permettent d'obtenir les premières qualifications comme le BAFA et le PSC1*. "Ça permet une imprégnation dans le secteur qui montre aux stagiaires de quoi il s'agit vraiment", continue Pascal Lameth. Et Alain Ortali de préciser : "a minima, ils sortiront avec ces diplômes". Tout au long de la formation, le suivi est régulier et surtout individualisé. Ce que nous confirme Jean Michel Ducase, 27 ans, actuellement en formation BPJEPS pour devenir éducateur dans une salle de sport : "j'étais au chômage. Comme le milieu sportif m'a toujours attiré, on m'a orienté vers l'IMSAT. Je suis entré dans le dispositif. Les formateurs sont très proches des stagiaires. Ils sont à notre écoute. Tous les 2 mois, on a des entretiens et des échanges avec d'anciens stagiaires". Sa formation, qui s'élève à 3 500 €, est totalement prise en charge. "Sans ce financement, je n'aurais pas pu suivre cette formation. On m'a donné la chance d'y arriver, de faire quelque chose qui me plaît ! " 150 personnes par an seront concernées par cette plate-forme. * Formation aux premiers secours Dans le Mouv'En plein cœur de Toulon, le centre de formation UFCS accueille, depuis plus de 30 ans, un public en grande difficulté sociale et professionnelle. Sylvie Scifo en est la directrice. Avec les 10 salariés de la structure, elle est quotidiennement sur le terrain : "ça fait une quinzaine d'années que je suis là. Et notre priorité est d'aider les personnes les plus éloignées de l'emploi, à retrouver confiance en elles, à sortir de chez elles, à recréer des liens sociaux..." Et l’accueil est très convivial. "On y croit ! Toute l’équipe est toujours très motivée notamment quand on voit de belles réussites". L'action Mouv'emploi-projet est financée par le FSE. Elle s’adresse uniquement aux allocataires du Rsa sur Toulon et La Seyne. Elle se décompose en deux strates. Tout d'abord, il y a Mouv'projet. "Cela concerne des publics peu autonomes mais qui ont une réelle envie de s'en sortir. Grâce à nos différents ateliers, d'informatique, de français, de savoir-être et de citoyenneté mais aussi de relooking, nous les remobilisons vers un projet professionnel valide". Ensuite, il a Mouv’emploi qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas besoin de remise à niveau et qui sont directement dans une recherche d’emploi plus classique. "Mouv’emploi concerne un public plus autonome. Nous leur proposons des mises en situation dans des entreprises. Ce sont souvent des personnes venant du Cedis alors que pour Mouv’projet ce sont les assistantes sociales qui nous les adressent". 230 allocataires par an seront concernés par ce projet. Tous les intervenants suivent de manière personnalisée le parcours des stagiaires, avec "un grand respect et une empathie naturelle ! " mars 2015 - VarMag’211 - 13



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