[83] Var Mag' n°208 décembre 2014
[83] Var Mag' n°208 décembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°208 de décembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Var

  • Format : (205 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... spectacles de fin d'année.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION - Tribune libre réservée au groupe de l’opposition départementalet 1 *=. 22 - décembre 2014 - VarMag’208 511 J Il peut sembler un peu artificiel de parler des institu- 4 tions et notamment du/Conseil général, au cœur d'une crise qui voit nos concitoyens affronter des difficultés bien immédiates et concrètes. Nous rencontrons fréquemment des électrices et électeurs qui pensent que les conseillers généraux qui s'élèvent contre la réforme territoriale ont surtout peur pour leurs avantages réels ou supposés. Le problème est pourtant plus sérieux et affectera directement et lourdement le quotidien de nos populations. L'idée de réformer les conseils généraux n'est pas nouvelle. Ainsi, les disparités, parfois surprenantes, de la démographie, ont très tôt suscité des critiques bien compréhensibles. Souvenons-nous du rapport de la Commission Mauroy sur la Démocratie Locale, à l'orée des années 2000. Un travail considérable avait permis d'esquisser de nouvelles perspectives. Certains avaient préconisé la suppression pure et simple du département, emportés, sans doute, par leur enthousiasme pour la Région... Mais qu'en est-il vraiment ? Même si cela fait sourire certains, le conseiller général, en milieu rural voire urbain, procède d'une élection fortement personnalisée qui le place en représentant direct et légitime d'un territoire dont la taille permet une identification forte des candidats et la création d'un lien avec la population. J'ai une longue expérience du vécu des Conseils généraux où j'ai passé, dans le cadre professionnel puis dans l'exercice du mandat lui-même, de longues années. J'ai été Conseillère régionale. J'ai donc pu mesurer les différences entre la perception par les populations rurales de ces deux mandats. Le rapport avec le conseiller général est évident et constaté. Le lien avec le conseiller régional est d'une autre sorte, moins lié à des espaces précis, marqué par le fait politique que renforce la proportionnelle. Les élus qui vont se présenter dans les nouveaux cantons pourront-ils conserver les liens précieux avec les acteurs du terrain ? Ou la taille nouvelle et parfois un certain gigantisme des cantons vont-ils couper la relation qui existait auparavant entre le territoire et l'élu ? Va-t-on assister à la politisation un peu caricaturale d'une élection, qui dans certains territoires de l'arrière-pays, ouvrait tant soit peu la voie à des relations plus conviviales si importantes dans des petites communautés ? Pourquoi pas. Mais alors pourquoi ne pas faire le pas supplémentaire tout de suite et réformer complètement le paysage électoral ? Les solutions mixtes sont souvent compliquées et peu opérantes. L'essentiel est ailleurs. Posons-nous la vraie question : celle de l'intérêt des populations et de la légitimité de leurs attentes. Qui nierait que les populations du littoral sont largement plus nombreuses que celles du Moyen et du Haut Var ? Le Conseil général outil privilégié de la démocratie locale Pour autant ces dernières doivent-elles être peu à peu marginalisées ? Leurs besoins seraient-ils de moindre nature que ceux des urbains ? D'année en année on dépiaute ce qui était l'assise de la vie et de la démocratie locale. Les élus connaissent bien les suppressions de services publics qui semblent ouvrir la route à l'anémie sociale et économique de territoires souvent, eux aussi, meurtris par la crise. La démocratie locale n'est pas une simple formule, une incantation. C'est une nécessité si l'on souhaite conforter l'action spontanée des citoyens, si l'on veut favoriser la créativité locale. La proximité entre les élus et ceux qui les ont, justement, choisis, n'est-elle pas un gage de réactivité, de souplesse ? Dans un temps où le peuple en vient à douter des valeurs de la République en doutant de ses institutions hier vraiment représentatives et aujourd'hui tant contestées, est-il bon de favoriser l'éloignement du citoyen et de rendre toujours plus abstrait le processus électoral ? Chacun sent bien qu'une immense aspiration se lève pour développer, dans l'esprit d'un authentique développement durable, de nouvelles pratiques qui placent la coopération au centre de la vie locale. L'économie sociale et solidaire sort du ghetto de l'utopie pour affirmer au grand jour sa vitalité et ses ambitions. Pensez-vous qu'il sera plus facile de soutenir et de suivre les micro-projets qui demain seront en première ligne en rompant les liens de proximité ? L'écoute d'élus confrontés à de vastes ensembles territoriaux qu'ils ne connaissent pas au travers d'une pratique quotidienne sera-t-elle meilleure et plus efficace que celle d'hommes et de femmes enracinés dans des ensembles qui au fil des années ont pris une singulière consistance ? C'est du terrain que naîtront les initiatives qui peuvent nous aider à relancer nos communes, à y réintroduire enfin l'emploi et, disons-le, la confiance et l'espoir. Les élus du monde rural n'ont pas seulement en charge l'administration des hommes mais la préservation des espaces naturels dont nous n'avons -rappelons-le- que l'usufruit. Il est encore temps d'éviter d'enclencher une mécanique qui, qu'on le veuille ou non, aboutira à des remises en cause encore plus hasardeuses. Dans un paysage où domineront les métropoles aura-t-on longtemps encore besoin des maires ? La démocratie n'a pas toujours été là. Elle nous guide, heureusement, aujourd'hui. Elle pourrait cependant s'amoindrir dans l'avenir en achevant d'éloigner les citoyens des urnes. La réforme en cours n'affectera pas seulement une poignée d'élus considérés à tort comme des « campagnards » grincheux qui pestent contre le changement. Elle privera les territoires les plus fragiles d'une bonne part de la maîtrise de leur avenir ● Nicole Fanelli, Conseillère générale du canton de Salernes Maire de Salernes Vice-présidente de la Communauté d'Agglomération Dracénoise déléguée à la Culture
Noob la BD officielle de la web série la plus populaire du moment, s'étoffe d'un tome 9, intitulé Mauvaise réputation. Publié chez l'éditeur varois Soleil, l’album a été écrit par Fabien Fournier, scénariste varois, et illustré par Patrick Boutin-Gagné. C'est à un voyage dans l'épaisseur du temps, à la rencontre de la vie, hors des sentiers battus, que nous invite Virginie Langlois. Avec son 3 ème roman, Anna des miracles, la Mandréenne nous entraîne sur les chemins de Compostelle où Anna, ancienne caissière se découvre un nouveau pouvoir... Chez Buchet Chastel. Une nouvelle année démarre bientôt. Pourquoi ne pas l'organiser au rythme de la Provence ? L'agenda 2015 Provence, illustré des aquarelles de Pierre Pellet, reproduit les lieux emblématiques de la région et du Var. Aux éditions Ouest France. Toulon. La Seyne. Mais comment étaient ces villes au siècle dernier ? Jacques Brachet et Olivier Bouze ont réuni d'anciennes photos, des histoires et des anecdotes, pour vous faire remonter le temps. Toulon d'antan et La Seynesur-mer à travers la carte postale est publié chez HC éditions. Le même ouvrage existe sur Saint-Tropez, écrit par l'historien tropézien Henri Prévost-Allard. Une trentaine d'histoires courtes et poétiques, accompagnées de jolies illustrations : AnnVilliers Collombqui vit à Sanary a imaginé un bel ouvrage à lire aux enfants, et pour les amoureux des ânes. Sonate pour un titane dans la lune est publié aux Éditions Persée. En 1959, quatre jeunes Parisiens découvrent par hasard les ruines du château de Vins-sur-Caramy. Leur coup de cœur aboutira à la restauration de cet édifice Renaissance aujourd'hui dédié à l'art. Bernard Lucquiaud raconte cette histoire, avec Jean Clotaire Bonnet, l'acteur principal de cette grande et belle aventure de restauration. Une vie, une passion... et les pierres revivent à Vins, éditions du Panthéon. De la basilique de Saint-Maximin débutée en 1295, au sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942, c'est la grande histoire de La Provence des origines à nous jours qu'évoque Régis Bertrand. Édité chez Ouest France. Les habitants du 18 rue du Parc empêcheront-ils la destruction de leur maison, la dernière du quartier ? C'est la perte sous toutes ses formes qu'évoque Jacques Koskas. Éditions Il est des jours. 3"j"./M jtil La Proveue Parus ALbink PIIATT. Rumeurs dam la ewer ef kale Mais L1BERTi wicAisti Les Embiez, Saint-Cyr, La Seyne, Saint-Mandrier… Envie d'une ballade sur le littoral ouest Var ? Suivez les parcours proposés par Patrick Mérienne dans Les plus beaux sentiers littoraux, des Saintes-Maries-de-la-Mer à Toulon. Aux éditions ouest France. Une sexagénaire, mise à la retraite pour inadaptation à l'informatique, prend sa revanche en devenant leader anonyme d'une encyclopédie mondiale en ligne. Avec La belle Hélène, princesse du web, le Lucois Georges-François Hacherez traite des mutations de notre société et de la fiabilité du Net. Éditions Persée. La plume de Martine Pilate est habitée par la mémoire. Avec Rumeurs dans la cour d’école, publié par Lucien Souny, l'auteure varoise évoque la quête de vérité d'une enfant sur ses origines. Une vérité douloureuse mais qui lui donne les clés de son avenir. Soledad Payno Galvarriato habite Carcès. Dans les années 60, elle quitte l'Espagne traditionaliste et la petite bourgeoisie madrilène dont elle issue pour vivre en France une existence hors norme. Son témoignage autobiographique, Mais quelle Liberté aux éditions Persée, explore l'âme humaine et la capacité à changer de vie. Grippy, le chat des P’tits Diables, vous connaissez ? Oui, c’est ça, le gros matou rondouillard, blagueur, gourmand et paresseux. Si vous l’aimiez dans Les P’tits Diables, vous allez l'adorer dans sa propre série ! Le tome 1,'Y ad'lajoie !, dessiné et scénarisé par Dutto est sorti chez Soleil. Intelligente, jolie, curieuse, énigmatique, Élisabeth, 30 ans, vit plus dans un monde de rêves que dans le domaine familial. Avec Dans les arcanes de la toile, le Toulonnais Daniel Léon crée un puzzle captivant. Édité par la Société des écrivains. Le 2 décembre 1959, peu après 21 heures, le barrage de Malpasset au dessus de Fréjus, cède sous l'accumulation des pluies diluviennes d'automne. Une vague de 60 mètres emporte blocs de béton, rochers, arbres, et tue sur son passage 450 personnes. Malpasset, causes et effets d'une catastrophe rend sous la plume de Corbeyran & Horne, un remarquable hommage aux victimes. Émouvant ! Aux éditions Delcourt. décembre 2014 - VarMag’208 - 23



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