[82] Tarn-et-Garonne mag n°89 jan/fév/mar 2017
[82] Tarn-et-Garonne mag n°89 jan/fév/mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de jan/fév/mar 2017

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (190 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : petite enfance, accompagner et protéger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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société et de la nécessité pour la collectivité d'adapter ses services  : « Avec la société, ce sont également les besoins qui évoluent. Nous devons inventer de nouvelles solutions pour les personnes âgées qui souhaitent rester le plus longtemps possible à leur domicile. Il nous faut réfléchir également sur le suivi psychologique et la prise en charge des enfants placés. Il y a des chantiers ouverts sur lesquels nous travaillons pour être toujours plus Maison Départementale des Personnes Handicapées Le Département assure l'avenir La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) exerce une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil auprès des personnes handicapées et de leurs familles. Ce sont des missions essentielles qui rendent chaque jour de grands services aux nombreux handicapés. On constate depuis plusieurs années une augmentation très sensible de l'activité de la MDPH et notamment le nombre de décisions qui a été multiplié par plus de 4 depuis 10 ans. Pour répondre à ces nouvelles demandes, le nombre d'emplois a lui aussi largement progressé puisque les effectifs ont été multiplié. le Département # 9 # efficaces, avec toujours le souci d'être utile au plus grand nombre. » Avec Maryse Baulu à la tête de la commission solidarité et avec l'ensemble des agents qui travaillent Malgré ce surcroît d'activité, ni la CNSA ni l'état n'a jugé bon d'augmenter leurs dotations de fonctionnement et c'est donc le Département qui doit, au travers de subventions, permettre à la structure d'atteindre un équilibre financier. Malheureusement, au cours des années précédentes le déficit s'était creusé et personne ne s'était préoccupé de cette situation budgétaire. Elle était pourtant suffisamment grave et préoccupante pour que le Président décide, dès le mois d'avril 2015, puis de nouveau en juillet 2015, d'alerter les instances concernées (Ministère des Affaires sociales et de la santé, CNSA, Préfecture du Tarn-et-Garonne) afin de rétablir les comptes. Des courriers qui sont restés sans réponse... au sein de la Direction de la Solidarité Départementale, la dimension sociale du Département est plus que jamais à l'ordre du jour. C'est pourquoi, lors de la session du mois d'octobre 2016, l'assemblée départementale, sous l'impulsion de son président, a pris ses responsabilités et a décidé d'accorder une subvention d'équilibre de plus de 700 000 euros à la MDPH afin de rétablir l'équilibre financier immédiat. Et, afin de pérenniser cet équilibre et d'assurer par là-même l'avenir d'une structure de plus en plus indispensable, l'assemblée a décidé d'octroyer une subvention annuelle de fonctionnement. Une démarche volontariste et responsable qui affirme une fois de plus la dimension sociale, au plus près des citoyens, de la collectivité départementale.
à la une TARN-ET-GARONNE Adoption Des racines et des ailes Parfois, lorsque la nature se fait rebelle, ou par conviction personnelle, des couples (ou des personnes seules) se tournent vers l'adoption afin de créer une famille. à ce moment-là, c'est à un service du Conseil départemental, dépendant de la Direction de la Solidarité Départementale, la cellule Adoption-Recherche des origines, que les futurs parents doivent s'adresser pour entamer le long parcours qui les mènera à l'adoption et à l'accueil de l'enfant tant attendu. La cellule Adoption-Recherche des Origines accompagne les personnes seules ou en couple qui souhaitent engager une démarche d'adoption, ou qui sont titulaires de l'agrément et en attente d'un enfant, ou encore ceux qui ont adopté et sont demandeurs de conseils par rapport à la fonction parentale. En Tarn-et-Garonne, cette cellule adoption est composée de quatre personnes, quatre femmes qui s'engagent tous les jours auprès des enfants et des (futurs) parents pour apporter la meilleure solution à chacun d'entre eux. La directrice du service, Marie-Laure Pécharman, est psychologue ; c'est elle qui reçoit les candidats à l'adoption et qui procède à leur évaluation psychologique pour savoir s'ils sont assez « armés » pour entamer cette démarche. Elle anime également les réunions avec les candidats qui ont obtenu l'agrément. Mme Carole Champagne reçoit également les candidats à l'adoption ; elle les informe et les conseille en vue de leur démarche. D'autre part, elle est la correspondante départementale de l'Agence Française de l'Adoption. Mme Florence Clamens est assistante sociale. Elle procède à l'évaluation sociale des candidats et de leur projet. Elle est aussi chargée du suivi des enfants venant de l'étranger ainsi que des enfants « placés » dans le département. Mme Claire Aillas est la secrétaire du service et c'est elle qui s'occupe de la recherche des origines pour les personnes adoptées qui le désirent. Un parcours de roses et d'épines En premier lieu, les candidats à l'adoption doivent obtenir un agrément d'adoption. En 2016, en Tarn-et-Garonne, il y a eu 25 demandes d'agrément, alors que 42 candidatures étaient en attente d'un enfant. Il faut mettre ces chiffres en rapport avec les adoptions effectives ; 6 enfants sont arrivés en Tarn-et-Garonne dans le cadre d'une adoption internationale, et si le département compte 12 pupilles de l’État âgés de 2 mois à 17 ans, des enfants dont la situation familiale (délaissement parental, décès du ou des parents, abandon, retrait de l'autorité parentale suite à des mauvais traitements) leur permet d'être adoptés, seulement 5 d'entre eux l'ont été. Car, il faut le savoir, il n'y a pas d'enfants pour tous les candidats à l'adoption, mais il n'y a pas non plus de futurs parents pour tous les enfants adoptables. # 10 # Pour les candidats comme pour les enfants, la procédure qui conduit à l'adoption est longue et difficile et elle naît la plupart du temps d'une souffrance. Une souffrance qu'il faut dépasser, d'un coté comme de l'autre, pour arriver à composer une famille. Les candidats à l'adoption doivent être très solides psychologiquement pour répondre à tous les besoins, en particulier de sécurité, que vont manifester ces enfants qui se sont construits sur l'absence et l'abandon. Ils doivent se confronter aux spécificités de l'adoption ou comment passer de l'enfant rêvé (un nourrisson en bonne santé) à l'enfant réellement adoptable (ayant des besoins spécifiques du fait d'un parcours chaotique qui laisse toujours des traces). La cellule Adoption-Recherche des Origines est là pour les aider et les conseiller et surtout, elle reste présente tout au long d'un parcours complexe qui ne s'arrête pas mais, au contraire, commence à l'arrivée de l'enfant. le Département



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