[82] Tarn-et-Garonne mag n°74 sep à déc 2011
[82] Tarn-et-Garonne mag n°74 sep à déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de sep à déc 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : environnement... les espaces naturels sensibles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mieux les connaître pour mieux les gérer Les zones humides, espaces de transition entre la terre et l’eau, sont de véritables réservoirs de biodiversité. Ce sont également des espaces stratégiques pour la conservation de la ressource en eau. Malheureusement, ces milieux ont été fortement altérés par l’action de l’homme. Ainsi, en France, 50% des zones humides ont été détruites ces 50 dernières années. En Tarn-et- Garonne, environ 5% d’entre elles auraient disparu sur la seule période de 2007 à 2009. Face à cette situation, et au vue des enjeux liés à leur conservation, le Conseil Général a engagé un inventaire des zones humides du département afin de révéler au grand public et aux élus la présence de ces milieux remarquables sur leur territoire. La réalisation de cet inventaire a été confiée au Service d’assistance au traitement des effluents et au suivi des eaux (SATESE). 470 zones humides déjà répertoriées Ainsi, depuis le 1er juin 2010 et jusqu’au 31 décembre 2012, des agents du Département sillonnent le territoire afin d’établir la cartographie la plus précise possible de ces milieux aux multiples visages. Pour optimiser les prospections sur le terrain, un pré inventaire par photo-interprétation a permis d’identifier les sites potentiellement humides : bas-fonds, zones de Du nouveau Zones humides dans la gestion des déchets ménagers Avant la fin de l’année, le Conseil Général s’engagera dans la révision du Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés réalisé en 2003. Le document présentera un état des lieux de la production de déchets et de leur traitement actuel et futur. Mais il proposera surtout des actions visant à limiter cette production et à augmenter le recyclage. En 2010, 125 000 tonnes de déchets ménagers ont été produites en Tarn- et-Garonne. à ce jour, 21 structures confluences, ruptures de pentes… présentant une végétation dense. Au total, ce sont environ 4 200 sites qui ont été ainsi sélectionnés et qui doivent être visités. Fin juin 2011, les visites de terrains réalisées sur un millier de sites ont déjà permis d’identifier 470 zones humides. Lorsque ces zones humides seront toutes localisées et inventoriées, un pôle Zones humides 82, constitué des services du Conseil Général, des collectivités intéressées par la gestion de ces zones et des services de l’État, proposera des actions à mener pour leur protection ou leur restauration. L’ensemble des données récoltées sera mis à la disposition du grand public et des collectivités afin que ces espaces soient pris en compte dans les documents d’urbanisme et les projets des aménageurs. 3 raisons de protéger les zones humides : - Réduire les risques d’inondation, - Diminuer les périodes d’assèchement des cours d’eau, - Améliorer la qualité de l’eau et la biodiversité. Quelques chiffres En France, 30% des espèces végétales remarquables et menacées vivent dans les zones humides. Environ 50% des oiseaux dépendent d’elles. Deux tiers des poissons consommés s’y reproduisent ou y vivent. - syndicats ou communautés de communes - se chargent de les collecter et les éliminer. Trois sites de traitement sont en fonctionnement : les Centres d’enfouissement techniques de Montech et de Reyniès et l’incinérateur de Montauban. Les déchets issus des collectes sélectives sont traités au centre de tri de la DRIMM* à Montech. De plus, 23 déchetteries sont ouvertes aux usagers. * Déchets récupération industriels et ménagers de Montech. 20
Surveillance de la radioactivité Un dispositif d’information exceptionnel Suite à l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, le laboratoire vétérinaire départemental a renforcé sa surveillance de l’air grâce à trois balises situées à Valence d’Agen, Montauban et Agen. Ces détecteurs enregistrent et analysent l’évolution de la radioactivité ambiante, artificielle et naturelle. Toutes les données recueillies arrivent 24h/24 au laboratoire et alertent, en cas de problème, le personnel d’astreinte. Ainsi, les retombées du passage du nuage radioactif sur notre département ont pu être mises en évidence. Des traces d’iode 131, de césium 137 et de césium 134 ont été relevées dans l’air et sur certains végétaux. Le rôle majeur du laboratoire vétérinaire départemental Relevant de l’autorité du Conseil Général, le laboratoire vétérinaire départemental agit dans différents domaines à l’échelle du département : la surveillance sanitaire des animaux, des aliments et de l’environnement. Depuis 1989, il est également engagé dans le contrôle de la radioactivité grâce à l’installation d’un service de surveillance de la radioactivité autour de la centrale nucléaire de Golfech. Une vigilance accrue et plus que jamais d’actualité ces derniers mois. Nucléaire : une première pour plus de transparence C’est une première en France : un laboratoire indépendant peut désormais réaliser des prélèvements d’eau sur un site nucléaire en vue de les analyser. Le 13 mai 2011 à Golfech, Jean-Michel Baylet, Président du Conseil Général et Président de la communauté de communes des Deux-Rives, Alexis Calafat, Maire de Golfech et Président de la Commission locale d’information (CLI) et Caroline Bernard, Directrice de la centrale de Golfech, ont signé en présence de Jean Cambon, Président du Comité de gestion du laboratoire vétérinaire départemental, un protocole tripartite permettant à la CLI de faire réaliser des prélèvements et des analyses dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire EDF de Golfech. La CLI pourra ainsi surveiller, de sa propre initiative, et de manière indépendante, les paramètres radioactifs ou chimiques des eaux sous le site de la centrale. Elle a choisi pour cela de s’appuyer sur l’expertise du laboratoire vétérinaire départemental. C’est en effet ce service du Conseil Général qui assure, depuis le raccordement de la centrale nucléaire au réseau électrique en 1990, une surveillance radiologique indépendante de 21 Balise de mesure en continu de la qualité de l’air. Pour informer la population et les médias, le Conseil Général a mis en place un dispositif exceptionnel en publiant sur son site internet les résultats d’analyses actualisés toutes les deux heures aux premiers jours de la catastrophe puis quotidiennement. Cette communication, dans un contexte hors normes, a répondu à l’attente des concitoyens. La consultation du site internet s’est en effet considérablement accrue en quelques jours. Le Conseil Général et la Comission locale d’information (CLI) de Golfech ont également reçu des sollicitations d’autres départements. Une volonté commune Né de la volonté de la CLI, l’accord signé en mai à Golfech s’inscrit dans une démarche locale commune de transparence et d’information conformément aux dispositions législatives de la loi du 13 juin 2006 et aux préconisations du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire. Jean-Michel Baylet, Président du Conseil Général et Président de la communauté de communes des Deux-Rives, Caroline Bernard, Directrice de la centrale de Golfech, et Alexis Calafat, Maire de Golfech et Président de la CLI, le 13 mai 2011 à Golfech. l’environnement - atmosphérique, terrestre et aquatique - autour du site. Les prélèvements ont démarré le 7 juillet et se poursuivront jusqu’à début novembre 2011 par la réalisation d’un point zéro des eaux souterraines. Il servira de référence au suivi annuel ultérieur, à raison de six campagnes régulières de prélèvements. Des contrôles ponctuels pourront également être réalisés par la CLI si un événement survenu sur le site devait avoir une influence sur les eaux souterraines.



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