[82] Tarn-et-Garonne mag n°73 mai à aoû 2011
[82] Tarn-et-Garonne mag n°73 mai à aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de mai à aoû 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : votre nouvelle Assemblée Départementale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pour trois années, jusqu’en 2014, la moitié du Conseil Général a été renouvelée. Et la majorité autour du Président Jean-Michel BAYLET s’en est trouvée confortée. Pour les amateurs de score, 28 votes positifs et 2 abstentions en faveur du Président sortant : un rare résultat dans les Conseils Généraux de France. D’ailleurs, Radicaux et Apparentés, à eux seuls, « pèsent » pour 15 voix, soit exactement la moitié de l’Assemblée Départementale. Les socialistes totalisant 7 sièges, le Rassemblement pour le Tarnet-Garonne 6 et 2 non inscrits marquent, au final, un fort consensus autour des politiques, des actions et du mode de gouvernance du Conseil Général. On pourrait croire que lorsque rôdent les dangers d’une réforme annoncée pour 2014, les Conseils Généraux serrent les rangs pour mieux défendre leur pré carré. La réalité est tout autre. C’est à un travail collectif au service du développement du Tarn-et-Garonne, sur une volonté d’aménagement du territoire et un souci de préserver les équilibres que l’adhésion se matérialise. C’est vrai que l’institution départementale, déjà largement sevrée en ressources financières, devra « inventer » de nouveaux modes d’action et procéder à des arbitrages et des choix compatibles avec ses recettes. Il est aussi vrai que 50% de notre budget est affecté à notre compétence dominante, c’est à dire au social. Aujourd’hui, plus que jamais, nos compatriotes attendent que la solidarité s’exerce pleinement. Depuis des années, le Conseil Général s’y emploie avec succès à travers l’APA, le RSA, les politiques en faveur du handicap, etc... S’il veut ainsi accompagner plus de 12 000 Tarn-et- Garonnais pour traverser des moments difficiles, le Conseil Général doit aussi participer à la création de richesses. Que ce soit à travers les zones d’activités à aménager, les entreprises qui se modernisent ou les secteurs en mutation, notre Assemblée veille sur un meilleur développement économique et, surtout, sur l’équité entre les territoires. Nos concitoyens attendent de cette mandature qu’elle permette au département de Midi-Pyrénées possédant la plus forte évolution positive démographique d’accueillir, de s’équiper et d’offrir à tous les habitants un même service. C’est à une mise à jour permanente pour répondre aux nouveaux administrés que doivent s’attacher les élus du secteur urbain Sud et Sud-Est du département. C’est le défi 2025 que nous devons relever. C’est aussi à un combat qu’il faut mener dans les zones rurales avec le maintien des services publics. Ce mandat qui s’ouvre, fut-il réduit à trois ans, doit nous engager à mettre les bouchées doubles afin de préparer cet avenir et d’assurer aux Tarn-et- Garonnais la mutation que tous les Conseillers Généraux, réunis, ambitionnent de réaliser. Sur ce point, comme sur d’autres, la volonté de rassemblement du Président a été largement affirmée lors de la mise en place de la nouvelle Assemblée. Un climat serein et apaisé permettra d’engager ce vaste chantier, avec pour seul objectif, le bien-être des Tarn-et-Garonnais dans un cadre de vie qui nous est envié. GROUPE DES RADICAUX ET APPARENTÉS 26
Les élections cantonales de cette année auront été marquées par un fort taux d’abstention partic ulièrement dans les grandes agglomérations. C’était donc la dernière fois que cette élection se déroulait sous cette forme. Les uns ont prétexté que cela justifiait une réforme tandis que les autres dénonçaient le peu d’intérêt qu’ont manifesté les médias nationaux pour cette élection. Ce qui est certain c’est que si la gauche remporte les élections présidentielles et législatives l’année prochaine, il faudra annuler cette réforme. La première raison qui la condamne c’est la défense de la parité. En effet, le mode de scrutin uninominal à deux tours pour l’élection des conseillers territoriaux favoriserait la gent masculine. La démonstration en a été faite dans notre département où malgré les efforts faits par les partis de gauche, aucune candidate n’a obtenu la majorité au deuxième tour. Rappelons que les conseillers départementaux étaient les représentants de territoires et pas seulement des populations. Souhaitons que les élus concernés soient associés aux réflexions et à l’élaboration d’une nouvelle loi. Quant à la réforme de la fiscalité locale avec la suppression de la taxe professionnelle elle est rentrée en vigueur cette année. Elle montre ses effets pervers dés la mise en place des budgets dans les collectivités locales. Elle ampute les budgets des conseils généraux. Pour les communes c’est un incroyable imbroglio qui supprime la taxe d’habitation des départements pour la reverser aux communes qui elles même la reversent à un fond de compensation. Une vraie « usine à gaz » sans aucune lisibilité et sans la moindre notion de justice. Ceux qui avaient espéré une meilleure répartition des ressources fiscales sont encore une fois très déçus. Au-delà des inégalités qui frappent nos concitoyens dans la vie de tous les jours, demain il sera indispensable qu’une nouvelle majorité que nous appelons de tous nos vœux, s’attelle à une juste répartition de la fiscalité entre les collectivités locales. 27 GROUPE DES SOCIALISTES Nous le savons tous, ce début de mandat n’est pas comme les précédent parce que c’est peut-être la dernière fois que nous pouvons nous retrouver entre vrais conseillers départementaux ; la dernière fois que des élus de terrain auront pour mission de gouverner vraiment un département et non de gérer de façon subalterne une assemblée annexe… Pour la suite, la réforme nous propose une assemblée totalement politique, où quelques conseillers territoriaux, délaissant occasionnellement Toulouse, s’arrêteront « à Montauban » pour expédier les affaires courantes. Notre Groupe du Rassemblement s’y est toujours opposé et il continue à le proclamer avec la plus grande force. Cette démarche s’inscrit d’ailleurs dans un combat plus large pour préserver l’organisation et les entités des collectivités locales de France, surtout en province, tout particulièrement dans nos zones rurales : - Il faut sauvegarder notre Département et nos Cantons en tant que tels. - Il faut garder la place de nos Communes dans le contexte départemental. - Il faut prolonger cette logique dans nos organisations intercommunales de proximité. Peut-on accepter, de la sorte, et parallèlement, toujours dans le cadre des « fameuses réformes territoriales », un redécoupage intercommunal bousculé, imposé à marche forcée, alors que les communautés de communes actuelles en sont à peine à l’aube de leur existence... ? Il faut arrêter cette précipitation et faire entendre nos préoccupations auprès du Préfet et des représentants de l’État, avec d’autant plus de chance de succès que nous avons, en Tarn-et- Garonne, un préfet de dialogue, sensible aux conséquences de terrain. Sauvegarder les cantons, les départements, les communautés, les communes... bref, l’esprit de proximité des collectivités territoriales... qui, quoi qu’on en dise, n’a jamais été un contre argument économique en plus d’être un véritable argument social. Tous les critères habituels de positionnement politique deviennent secondaires pour les conseillers généraux que nous sommes, en particulier les étiquettes ou parrainages politiques supposés ; secondaires au regard de ces préoccupations majeures dont dépend directement notre capacité d’action et les intérêts essentiels pour lesquels nous avons été élus. Hier, et peut-être pour la dernière fois, les « Tarnet-Garonnais » ont pu choisir leurs représentants en fonction de leur personnalité, de leurs capacités, de leur implication à défendre leurs intérêts dans une assemblée départementale qui les connaît bien. De notre point de vue, ce serait une bien mauvaise formule démocratique si, à l’avenir, les électeurs n’avaient d’autre choix qu’entre des candidats investis par un parti, assujettis à des disciplines de vote, fagotés dans un camp partisan et dépersonnalisé, perdus dans une vaste assemblée générale régionale où nos petites collectivités rurales ne pèseront plus rien. Cet objectif de sauvegarde de nos cantons et de nos territoires, ce sera un de nos combats absolu d’indépendants, pour nos trois années de sursis... RASSEMBLEMENT POUR LE TARN-ET-GARONNE



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