[82] Tarn-et-Garonne mag n°68 oct/nov/déc 2009
[82] Tarn-et-Garonne mag n°68 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : le collège Manuel Azaña flambant neuf.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le couvent des Augustins est l’un des sept établissements monastiques implantés à Montauban aux 13 ème et 14 ème siècles et le seul dans ce qui était jadis le faubourg d’Outre- Tarn, devenu Villebourbon à la fin du 16 ème siècle. Succession de constructions et de propriétaires... Les quatorze premiers frères augustins se sont installés ici entre 1335 et 1345. Propriétaires d’un enclos considérable qui allait jusqu’à l’actuelle rue du chanoine Miquel, ils firent bâtir une grande église gothique à partir de 1349. En 1561, l'église et les bâtiments conventuels sont incendiés lors des guerres de Religion et les moines chassés de la cité par les protestants. Ce n'est qu'un siècle plus tard, que les frères retournent dans la ville. Ils édifient une nouvelle église et un couvent dans les années 1668-1689. De cette période date le bâtiment conventuel avec son unique galerie de cloître du côté de la piscine Nautica. La chapelle est édifiée en 1729. La terrible et historique crue du Tarnde 1766 l'emporte et une nouvelle construction est lancée en 1769. Ainsi commence le chantier de la troisième église (celle qui existe encore aujourd’hui et qui vient d’être réaménagée par le Conseil Général). Les travaux des autres bâtiments - cloître, réfectoire, bibliothèque... - prennent du retard, tant et si bien qu'en 1791, les Augustins se voient une fois de plus chassés de leur monastère par les lois révolutionnaires, De belles pierres Les Augustins Au cœur de Montauban, les Augustins. Un bâtiment qui reprend âme jour après jour, grâce aux lourds travaux de rénovation qu'a entrepris le Conseil Général en 2008. Après des siècles de vocations religieuses, les Augustins se destinent à accueillir un programme culturel en 2010. alors que les bâtiments sont à peine sortis de terre. Cette même année, le couvent, vendu comme bien national, est acquis par Pierre Bergis, négociant protestant. Les bâtiments sont aménagés en résidence privée. La chapelle est affectée au culte protestant au 19 ème siècle et est rachetée au 20 ème siècle par le Conseil Général. Un avenir culturel en ce début de 21 ème siècle Le Conseil Général a décidé, en 2006, de réhabiliter cet ancien bâtiment religieux sis 27 rue des Augustins, en un lieu à vocation culturelle, avec une salle de spectacle d'une capacité de 164 places au rez-de-chaussée, et une vaste salle d'exposition de 220 m² à l'étage. La restauration de l'immeuble a été traitée de façon à lui redonner sa valeur architecturale et historique tout en respectant l'obligation de mise aux normes. Le programme des travaux s'élève à 1 481 000 euros et son achèvement est prévu en 2010. Une réflexion est en cours pour définir le projet artistique et culturel du bâtiment, qui circonscrira la vocation multifonctions de salles de spectacle et d'exposition. Il s'agit de donner une identité et une vocation départementale à cet édifice réhabilité, pour en faire une vitrine et un outil de la politique culturelle du Conseil Général, dont le principal objectif est d'offrir une ouverture sociale et culturelle à chacun et notamment aux jeunes. 22
chargées d'histoire Depuis 16 ans, le Conseil Général a entrepris la restauration progressive de l'abbaye de Belleperche et son ouverture au public, accompagnées d'un programme muséographique axé sur les arts de la table au travers du temps. Le Conseil Général a décidé de poursuivre le programme de travaux avec la restauration intérieure du premier étage, avec sa grande galerie desservant les anciennes chambres d'hôtes et de l'aile des jardiniers au rez-de-chaussée. Le chantier se déroulera en quatre phases de 2009 à 2012 pour un montant de près de 1,7 millions d'euros. Ce programme, reconnu d'intérêt national, a été retenu parmi 151 projets en France, pour être financé dans le cadre du plan de relance gouvernemental : la participation de l'Etat se monte ainsi à 360 000 euros. Accueillir les enfants, expliquer, expérimenter Au terme des travaux, ces espaces seront destinés aux visiteurs grand public, mais aussi aux élèves qui sont accueillis en nombre chaque année. Le service éducatif, dont l'évolution constante nécessitait de nouveaux espaces fonctionnels, puisqu'il est fréquenté par environ 2000 enfants chaque année, sera installé dans l'aile des jardiniers. Désormais, les classes seront reçues dans deux salles spacieuses de cette aile ajoutée au 18 ème siècle, munies des équipements requis pour aborder l'histoire de l'abbaye et créer dessins, moulages ou copies des carreaux de pavements du Moyen Age. Les enfants resteront directement au contact des collections et des expositions, sans plus avoir à quitter l'abbaye. Une galerie de graffitis exceptionnelle A l'étage, au centre de l'ancienne hôtellerie, les visiteurs de Belleperche découvriront ce que certains d'entre eux connaissent déjà un peu puisqu'elle a été ouverte exceptionnellement en 2008 lors des expositions du Bicentenaire du département : la galerie des graffitis, qui desservait les chambres d'hôtes, il y a 250 ans. Dans cet immense espace fermé par une large baie vitrée, ils pourront découvrir sur les murs les traces écrites de ceux qui vécurent en ces lieux ou ne firent qu'y passer. Du graffiti de 1756 à celui de la compagnie militaire témoignant de la débâcle en juin 1940, en passant par les prostituées du nord logées ici sur ordre du préfet de Tarn-et-Garonne en 1915, c'est comme un livre qui s'ouvre sur le passé de l'abbaye. Et ce n'est pas sans émotion que l'on suivra, au fil de graffitis enflammés, les amours contrariées d'Alceste et Clémence, entre 1827 et 1832... Un nouvel éclat pour l'hôtellerie De part et d'autre de la galerie, les chambres, où logeaient au 18 ème siècle les hôtes de Belleperche, n'ont conservé de leur état initial que quelques belles hottes de cheminée en plâtre d'époque Louis XVI. Des traces repérées ici et là permettront de reconstituer certains enduits colorés et quelques décors de bas de murs du 19 ème siècle, mais la nudité des salles, privées de tout décor ancien, autorise un aménagement selon les besoins de l'établissement. Du côté nord, où les fenêtres offrent une vue imprenable sur la Garonne et sa plaine vers Castelsarrasin, quatre grandes salles seront dévolues aux expositions temporaires du musée des arts de la table. Du côté sud, les trois principales pièces, plus petites, formeront un espace pour de petites expositions ciblées sur un thème particulier des collections. D'ici à 2013, l'abbaye de Belleperche sera dotée d'un ensemble indispensable et pourra remplir pleinement les missions assignées par le Conseil Général : faire découvrir, connaître et rayonner, bien au-delà des frontières de Midi-Pyrénées, un site d'exception du patrimoine de Tarn-et-Garonne, grâce à son histoire et son musée des arts de la table.



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