[82] Tarn-et-Garonne mag n°65 oct 08 à mai 2009
[82] Tarn-et-Garonne mag n°65 oct 08 à mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de oct 08 à mai 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : bicentenaire du Tarn-et-Garonne... 1808 à 2008... 200 ans !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Instruction publique : des questions et des solutions neuves La première préoccupation des élus départementaux va à l'enseignement secondaire pour souhaiter un corps enseignant de qualité. Sa médiocrité handicape l'enseignement dispensé dans les trois collèges alors existants, Castelsarrasin, Caussade et Montauban, qui fonctionnent aux frais des chefs d'établissement ou des communes. Moissac, qui jouissait avant la Révolution d'un bon collège tenu par les Doctrinaires, est privé de tout établissement secondaire. Partant du constat que les collèges ne pourront se développer grâce au seul financement des communes, le Conseil Général propose un cofinancement du fonctionnement : 1/3 à la charge de l'Université, 1/3 à la charge du département, 1/3 à la charge des communes. Sur sa lancée, il esquisse un réseau idéal des établissements, primaires et secondaires : « que le chef-lieu de la Préfecture eût un lycée, chaque chef-lieu d'arrondissement un collège, et que des écoles primaires et secondaires fussent distribuées dans les communes considérables... en graduant ces établissements suivant l'importance des dites communes ». On remarquera que l'assemblée prend en compte tôt dans le siècle l'enseignement primaire, dont les élites se désintéressaient à cette époque. Qui plus est - faut-il y voir une résurgence de l'esprit des Encyclopédistes ? -, les conseillers demandent la mise en place d'une bibliothèque publique digne de ce nom à Montauban, celle qui avait été léguée par l'abbé de La Tour en 1779 étant jugée riche en livres précieux, mais, manquant d'« ouvrages nouveaux », c'est-à-dire « de la fin du XVIII e siècle et par conséquent du XIX e ». Pour y remédier, ils proposent de ponctionner les « dépouilles littéraires » des confiscations révolutionnaires et d'acquérir des ouvrages récents de « littérature moderne ». Un tableau mitigé du jeune département Une économie en repli Lorsque son histoire commence, le Tarn-et-Garonne voit l'un des deux piliers de son économie, le négoce, s'effriter. Le produit phare de l'industrie textile, le cadis, ne trouve plus grâce auprès des consommateurs français. Les fabricants, au lieu de modifier leurs produits, demandent à l'Etat de leur passer commande. L'agriculture devient le moteur unique de l'activité en s'appuyant sur le blé et la vigne. Les méthodes culturales, déjà archaïques au XVIII e siècle, génèrent de faibles rendements et de faibles revenus. Les grands propriétaires ne modernisent pas pour ne pas congédier leurs employés. Dans un département quasi surpeuplé, les salaires trop bas - ou le chômage dans l'industrie - incitent la population à gagner les départements voisins. Loin des bassins producteurs de matières premières, la métallurgie ne se développe pas. Le crédit manque aux entrepreneurs. Les notables abandonnent les « entreprises hasardeuses » du négoce et de l'industrie pour la magistrature, la haute fonction publique, la carrière politique pour les plus aventureux. Une unité à construire Pour asseoir le nouveau département, Napoléon a donné des signes forts : création d'un évêché et d'une faculté de théologie ; mise en chantier de deux ponts et de trois écluses sur le Tarn. Très vite, les nouvelles administrations vont se concrétiser par des bâtiments : préfecture et sous-préfectures, tribunaux puis gendarmeries. Montauban qui doit servir d'exemple, est particulièrement choyée. Le Conseil Général, qui doit établir des priorités pour les routes départementales, choisit de bâtir un réseau à partir de Montauban en privilégiant les liaisons avec le Tarnet la Haute- Garonne. Illustration : femme de Montauban, ADTG 23 J IV/1/22 24
Illustration : ADTG 3 P 2101 Les besoins et les vœux Les conseillers généraux ne détiennent plus désormais les leviers de l'économie locale. Gros contribuables, ils demandent assez logiquement à être dégrevés d'impôts. Ils tentent aussi d'atténuer les effets de la désindustrialisation en faisant fonctionner les organismes d'assistance (hospices et hôpitaux, dépôt de mendicité), bien conscients de leur insuffisance. Avec une certaine avance sur leur temps, ils appellent de leurs vœux la mise sur pied d'un système scolaire efficace et cofinancé qui, tout en privilégiant le secondaire, qui forme les Lamothe-Capdeville en 1805 (extrait). 25 enfants des couches aisées, n'oublie pas le réseau des écoles primaires et sera complété par une bibliothèque pourvue des ouvrages les plus récents. C'est le Second Empire qui engagera les grands travaux d'infrastructures : initiés par l'Etat et financés par de grandes compagnies (canaux, chemins de fer), ils amèneront après 1850 une prospérité certaine dans les campagnes.



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