[82] Tarn-et-Garonne mag n°62 oct 07 à fév 2008
[82] Tarn-et-Garonne mag n°62 oct 07 à fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°62 de oct 07 à fév 2008

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général deTarn-et-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les bons points de la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TARN-ET-GARONNE PLAQUE TOURNANTE DU GRAND SUD Le Conseil Général exerce ses compétences dans plusieurs directions. On retient le plus souvent la solidarité qui représente la moitié de ses dépenses de fonctionnement et également les collèges, le réseau routier (désormais intégralement départemental), l'économie, même si la Région est devenue le coordonnateur, et, enfin le Conseil Général veille sur les grands équilibres du territoire départemental. Avec les décentralisations successives, ses missions multiples ne s'arrêtent pas à cette longue liste. Demeurent encore des marges d'initiatives. Dans la réalité, le Conseil Général est la seule collectivité qui garde la main sur l'ensemble du territoire départemental y compris sur son devenir. Ce n'est pas la moindre des préoccupations de notre Assemblée. Depuis quelques mois, le Président du Conseil Général a voulu hausser le niveau de nos ambitions en portant notre regard sur le futur à l'horizon 2025. A ce terme, nos successeurs mesureront la pertinence de cette démarche. A vingt ans, de grands bouleversements attendent le Tarn-et-Garonne à travers le phénomène dit de la métropolisation désormais en marche dans un rayon de 30 à 50 kilomètres de Toulouse et même au-delà ; le carrefour des deux autoroutes l'A20 et l'A62 venant accentuer l'impact sur le territoire départemental. Notre collectivité, durant une année, accompagnée par des experts universitaires, un cabinet spécialisé et en associant élus et population, va tenter d'y voir clair sur l'horizon 2025. Le bouleversement sera important. En plus des phénomènes aujourd'hui visibles, les constructions nouvelles qui sortent de terre, nos propres projets : la zone logistique de 300 hectares de Montbartier, deux grands projets d'Etat vont complètement changer la donne. On connaît assez bien celui de la ligne à grande vitesse qui mettra Montauban et le Tarn-et-Garonne à moins de trois heures de Paris. Le dernier calendrier connu donne pour 2020 cette réalisation. Vient s'ajouter au T.G.V. un élément tout aussi structurant : le grand contournement autoroutier de Toulouse. Rien n'est encore décidé sur le tracé même si trois hypothèses sont à l'examen. Le premier contournerait la ville rose par l'Ouest et le Sud, le second par l'Est et le troisième par l'Est et le Sud. Quel que soit le tracé retenu, le point de départ choisi par l'étude se situe sur les schémas actuels en Tarn-et-Garonne après la jonction des Autoroutes A20 et A62. Soit au Sud Est ou au Sud Ouest de Montauban notre département se trouvera sur le tracé du grand contournement de Toulouse. Le débat public se déroulera du 4 septembre au 22 décembre, la réunion de Montauban est prévue le 23 octobre, et la décision de l'Etat interviendra en mai 2008. L'objectif étant de réaliser le contournement autoroutier à péage en moins de 15 ans. Le point d'entrée se situant en Tarnet-Garonne donnera à notre département encore plus d'impact dans son rôle, désormais reconnu, de "plaque tournante" du Grand Sud. C'est dire s'il est indispensable et pertinent de préparer le grand rendez-vous de 2025. GROUPE DES RADICAUX ET APPARENTÉS Les conditions climatiques de cet été ont eu de lourdes conséquences sur l’agriculture départementale. Des tornades se sont abattues sur les cantons de Saint-Nicolas-de-la-Grave et de Nègrepelisse, une météo maussade qui n’a pas favorisé la vente des fruits …Alors que nous pourrions nous réjouir de la montée des cours des céréales, notre agriculture locale souffre : cultures fruitières, vigne. Comme à chaque catastrophe la profession se tourne à juste titre vers le département pour demander la solidarité dans l’épreuve. Mais encore une fois nous déplorons le désengagement de l’état. Les difficultés de l’économie agricole qu’elles soient conjoncturelles ou climatiques devraient être prises en compte par la solidarité nationale. Si l’on rendait l’assurance grêle obligatoire pour tous et toutes les cultures alors les cotisations seraient abordables. Ce métier difficile qui demande un engagement physique important vient maintenant se compliquer d’une paperasserie tatillonne. On nous dit toujours « on va simplifier les démarches administratives » mais de nouvelles normes apparaissent, de nouvelles contraintes s’ajoutent. L’agriculture reste un pôle économique important de notre département, elle est pourvoyeuse d’emploi. Que serait notre environnement si les friches s’étendaient. Nous soutenons toutes les politiques départementales qui peuvent aider à maintenir la profession agricole. GROUPE DES SOCIALISTES ET APPARENTÉ 26
27 CONSIDÉRATIONS ET RÉFLEXIONS Regardons avec acuité le paysage sombre de notre agriculture, marchés aux volailles interdits, grippe aviaire, fièvre aphteuse, crise viticole, agriculteur pollueur, d’une part...comices, fêtes agrestes diverses, labels, terroir, opulences des animaux de concours, d’autre part… Le tout coiffé par un Agro-business et une grande distribution, pensant que le produit agricole est à charger sur le camion, presque gratuit ou au moindre coût. Aujourd’hui, existent deux sortes d’êtres humains : ceux qui produisent et ceux qui consomment, avec, entre les deux, le commerce. Voilà, si nous n’y prenons pas garde, des réalités qui risquent, demain, d’être néfastes pour l’économie et la sécurité alimentaires. La réalité se devrait d’être tout autrement. Dans notre économie départementale et régionale, la part de l’agriculture diminue pour se rapprocher de la moyenne nationale. Cependant : - le secteur agro-alimentaire est dynamique et structurant, mais très mal réparti sur le territoire régional, dépendant de groupes nationaux et multinationaux, - de jeunes ruraux sont de mieux en mieux formés et leur important potentiel de recherche offre des perspectives d’emploi et d’agro-activité importantes. Le rapport d’une des dernières Assemblées Plénières du Conseil Economique et Social Régional fait ressortir un déséquilibre croissant entre Toulouse et le reste de la région. Il mentionne que hors « Toulouse », l’emploi est polarisé autour de l’agriculture et de la petite économie artisanale, secteur bénéficiant, dit-on, d’une mauvaise image et où les conditions de travail et de rémunération sont peu attractives. Réfléchissons, non pas aux conditions d’un « Développement Durable » à tout prix, mais à la gestion d’une activité plus intelligemment réfléchie, prenant en compte les problèmes environnementaux : - un produit agricole très mal payé, très peu valorisé, c’est « zéro » pour l’emploi local et « zéro » pour le revenu de l’agriculteur. Le produit prend de la valeur en le distribuant et en le transformant. Alors, il devient générateur d’emploi et de richesses qui doivent bénéficier aux territoires, si nous nous en donnons les moyens. Il est temps, maintenant, d’orienter les actions publiques de nos Fonds d’Intervention dans cette voie. Nous devons, agriculteurs, ruraux, collectivités locales, départementales et régionales, prendre conscience qu’à travers des actions de type Comités de développement économiques locaux, Pépinières d’entreprises rurales, etc., nous avons la possibilité et les moyens de donner aux zones dites déshéritées, un nouveau potentiel : - pourquoi pas 30 à 40 emplois par canton rural ? - écoles et services publics en seraient renforcés par des populations jeunes et actives, à qui l’Etat doit aussi donner sa chance à travers une politique de l’habitat en milieu rural, compatible avec les valeurs et les aspirations de ce milieu. GROUPE DES NON INSCRITS CONTRIBUTION SANS CONFUSION Au terme de la dernière session du Conseil Général, le Groupe Alliance Positive a pu préciser ses positions sur un certain nombre de points, dans la logique de sa politique de contribution critique : - En soulignant sa volonté de participer à la commémoration du Bicentenaire du Département ; le Groupe appuiera, bien sûr, tous les efforts qui viseront à rendre consensuel l’ensemble des rendez-vous festifs, afin que tous les Tarn-et-Garonnais se sentent associés à ces manifestations. - En approuvant la prise en compte par le Département des aides à l’agriculture, qui permettront de panser quelque peu les plaies et des dégâts occasionnés par les intempéries énormes du printemps dernier. - En exprimant son intérêt pour le travail préparatoire de longue haleine que représentent les infrastructures liées au contournement autoroutier, au TGV et à la préparation des schémas départementaux à l’horizon de 15 ou 20 ans. Les conseillers généraux des cantons ruraux proches du Groupe Alliance Positive ont souhaité encore que soit préparé pour les prochaines sessions un débat sur la présence des services publics en zone rurale (poste et gendarmerie notamment), présence qui subrepticement est remise en cause, dans l’organisation pratique de la vie locale de ces services. Le Groupe Alliance Positive a remarqué aussi, avec une pointe de malice, combien son souci originel de « participation critique mais positive » aux affaires du Conseil Général, avait un côté prémonitoire dans la manière moderne de faire de la politique, comme il est « tendance » de le dire depuis les résultats de la présidentielle. Pour autant, le Groupe Alliance Positive s’est abstenu dans le vote final de la Décision Modificative N°1, afin que ses positions politiques ne prêtent pas à confusion dans les débats « coincés » entre deux échéances électorales majeures. GROUPE ALLIANCE POSITIVE



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