[81] Atouts Tarn n°95 mai/jun 2013
[81] Atouts Tarn n°95 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°95 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Tarn

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur l'agriculture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier Questions à Georges Paulin (Salvagnac) Vice-président du Conseil général En quoi le Plan Tarnest-il utile à l’agriculture du département et quels sont les atouts et carences de l’agriculture tarnaise ? Le Plan Tarnest une nécessité qui correspond aux besoins du monde rural et aux orientations d’avenir. La diversité des productions agricoles est un avantage, mais elle a un contrepoint : nous n’avons pas de grandes entreprises en lien avec l’agriculture porteuses de notoriété nationale. Les vins de Gaillac, la charcuterie de Lacaune, l’ail rose de Lautrec ont une résonance régionale Pour les vins de Gaillac, il faudrait associer plus étroitement les caves particulières à la dynamique des coopératives. La renommée des salaisons de Lacaune est menacée par le risque de vente d’entreprises à des groupes qui pourraient délocaliser la production. Pour l’ail rose de Lautrec, il faut être vigilant face à la concurrence commerciale. L’agriculture doit faire face à l’équation de l’eau. Quelle est selon vous la meilleure façon d’appréhender la gestion de la ressource ? Avant de parler de la gestion de l’eau, il faut se questionner sur sa disponibilité et notre capacité à la mobiliser de façon efficiente. Le Tarnpossède une topographie propice à la mobilisation de l’eau. Il faut cependant trouver le bon équilibre entre l’augmentation croissante des besoins, notamment agricoles, et le bon usage de la ressource 18/atoutstarnn°95 Favorisons les petites structures locales en eau. Cela passe notamment par une sécurisation équilibrée des besoins, une meilleure simplification de l’organisation administrative et une gestion concertée entre les différents acteurs. Quelles seraient les priorités pour encourager l’agriculture tarnaise ? Communiquons sur nos produits pour inciter les consommateurs à les acheter, comme nous l’avons fait pour le Gaillac. Il s’agit d’accompagner les entreprises et les agriculteurs sur les marchés locaux mais aussi sur les débouchés nationaux. Les entreprises locales doivent apprendre à travailler ensemble, plutôt qu’en ordre dispersé. Et soyons vigilants sur les problèmes de succession en favorisant la création de structures familiales de 10 à 15 ha, sur des productions spécifiques comme le maraîchage, pour permettre à un ménage de créer son emploi et d’en vivre. Concilier la gestion de l’eau et l’agriculture durable L’accès à l’eau est pour les agriculteurs une sécurité et un facteur de diversification. En 2012, 1 300 agriculteurs irriguaient 28 700 ha (10% de la surface totale), une surface stable depuis 2007. Près de 40% des volumes provenaient de lacs collinaires, 25% des eaux de surface. Le coût des études et des investissements, les freins administratifs aux petits projets compromettent la réalisation de réserves pour les exploitants. Le programme s’est fixé comme objectifs de sécuriser leur approvisionnement en eau, mais aussi d’encourager la gestion concertée entre amont et aval et d’innover en matière de préservation et d’utilisation de l’eau. Développer la valeur ajoutée en cohérence avec les enjeux du développement durable Les circuits courts concernent 22% des exploitations (6% il y a dix ans). Quant à l’agroalimentaire, il représente 3 000 emplois directs dans 150 entreprises, dont une soixantaine de plus de 20 salariés. La progression des produits tarnais dans la grande et moyenne distribution, la présence d’un pôle de compétitivité tout proche (Agrimip sud-ouest innovation), le positionnement d’une marque « Saveurs du Tarn », le marché de la restauration collective (les « cantines » des collèges, sur l’initiative du Conseil général, depuis 2006), la coopération entre agriculteurs et artisans (par exemple pour le pain Lo Cantel) représentent des opportunités de développement. Le programme s’est donné pour mission d’accompagner les initiatives innovantes en lien avec le développement durable et la réduction du gaspillage alimentaire, d’encourager les démarches locales et labellisées, notamment en production fermière, et de soutenir les filières qui rapprochent agriculteurs, entreprises agroalimentaires et distributeurs. Valoriser la filière forêt-bois tarnaise La forêt avec 172 000 ha (dont 86% en forêt privée) représente un secteur économique de poids. L’exploitation concerne 12 établissements et 230 emplois, le sciage plus de 160 actifs, la fabrication de menuiserie 360 emplois. Le département peut tabler sur une ressource en croissance, une filière de formation (Lycée forestier, Compagnons, École des métiers) et des Plans-climat territoriaux qui valorisent le bois-énergie. Mais la filière souffre d’un manque de communication sur les bois locaux, d’un émiettement du parcellaire (90% des parcelles ont moins de 4 ha) et d’un manque de gestion d’une partie de la forêt, notamment les feuillus. Le Plan 2013-2015 vise à faciliter les regroupements du petit parcellaire, les approvisionnements directs en bois-énergie et accompagner la commercialisation des bois locaux, notamment en direction des bâtiments agricoles et de la construction. Ces propositions, assorties de tous les éléments statistiques, ont été envoyées à tous les partenaires de la réflexion et de la décision,
qui se sont retrouvés le 19 février 2013 à Cap Découverte, lors des « Rencontres départementales de l’agriculture », auxquelles assistaient plus de 130 participants. Les échanges ont été animés mais toujours constructifs. Chacun a pu exprimer ses remarques et ses propositions. Ce matériau, enrichi de remarques écrites dans les jours qui ont suivi, servira à affiner ou compléter les dispositifs d’intervention. Le document final sera soumis à l’Assemblée départementale qui devra le valider. Pour Thierry Carcenac, « le soutien à l’agriculture tarnaise, même s’il ne fait pas partie des compétences obligatoires du Conseil général, fait l’objet d’un consensus. L’agriculture doit rester un acteur économique de première importance, car les emplois qu’elle dégage ne sont pas délocalisables. Elle est aussi un garant de l’équilibre entre les territoires, de la préservation de l’environnement et d’une image de la qualité tarnaise. On mesure ce dernier atout à l’heure CREAGRI, une aide à la création ou à la reprise d’exploitations agricoles où éclatent les scandales de la malbouffe. Nous devons aider à faire connaître et consommer les produits de nos terroirs. Le Conseil général a décidé de le faire dans les restaurants scolaires des collèges. Chaque tarnais, en faisant ses courses, peut encourager l’agriculture de notre département ». n 600 000 € C’est le montant annuel du programme de prophylaxie animale d’intérêt général, dans le cadre du Plan Tarn. Un investissement qui vise à garantir la qualité sanitaire du cheptel tarnais. Une somme qui se rapproche de celle consacrée à la démarche qualité. En 2012, l’ensemble des aides en direction de l’agriculture dans le cadre du Plan Tarns’élevait à 2,4 millions d’euros. CREAGRI le dispositif d’aide à la création ou à la reprise d‘exploitations par des plus de 40 ans (hors cadres familiaux) bénéficie d’un soutien financier de Conseil général. Sur 34 candidats admis dans le dispositif, 27 sont en cours d’installation. 75% des candidats installés en 2008 sont aujourd’hui chefs d’exploitations, souvent sur moins de 5 ha (60%) et les trois-quarts favorisent la vente directe : maraîchage, apiculture, horticulture. atoutstarnn°95/19



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