[81] Atouts Tarn n°92 oct/nov/déc 2012
[81] Atouts Tarn n°92 oct/nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Tarn

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : la lecture publique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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portraits Ph. : L. Frézouls. Les parrainés sportifs du Conseil général En 1989, le Conseil général du Tarn, dans le cadre de sa politique de soutien aux associations sportives, a créé un fonds spécifique d’interventions destiné au parrainage sportif. La Collectivité départementale axe ses aides en priorité vers des dossiers de jeunes sportifs tarnais dont la situation scolaire ou professionnelle témoigne de bonnes dispositions à l’accession au sport de haut niveau. 18 parrainés l’ont été pour l’année 2012 pour un montant global de 13 200 €. Service jeunesse et sport 05 63 45 65 94 24/atoutstarnn°92 Adeline BENNE Le judo comme choix de vie Elle aurait pu faire une autre carrière de sportive de haut-niveau. Elle a choisi de rester à Montredon-Labessonnié. De rester parmi les siens, privilégier ses études et un choix de vie. Sans jamais abandonner ce pour quoi elle est faite, le judo. L e regard est clair et franc, la mâchoire volontaire, la poignée de main vigoureuse. Elle est un peu comme chez elle au dojo de Montredon- Labessonnié. Sa seconde maison, celle qu’on ne veut jamais quitter ou que l’on retrouve toujours avec plaisir. Adeline Benne, 25 ans, parmi les dix meilleures judokates françaises de sa catégorie (78 kilos), en est pourtant partie mais elle est toujours revenue. Partie à Toulouse, au Pôle espoir, puis à Poitiers au Pôle France. Toujours licenciée au Judo-club de Montredon, malgré les sollicitations de grands clubs français, lorsqu’elle était membre de l’équipe de France en cadette et en junior. C’est à cette époque là qu’elle fut une athlète parrainée par le Conseil général. Une question d’équilibre Le judo, Adeline y est tombée dedans quand elle était petite. Elle avait pourtant commencé par la danse, mais une démonstration de judo lui a fait troquer le justaucorps pour le kimono. Elle avait cinq ans et venait de trouver, déjà, sa voie. Et un compagnon de route, Thierry Fabriès, fondateur du club, cadre technique au Comité départemental de judo, qui n’allait plus la lâcher et façonner son talent. D’aucuns pourraient dire qu’Adeline a gâché ses qualités en choisissant de rester, ou de revenir, au bercail. « Mais pratiquer le haut niveau, c’est être une machine » dit-elle. « Je n’ai pas de regrets d’être ici, à Montredon-Labessonnié. C’est juste une question d’équilibre. » Après son bac S décroché lorsqu’elle était au Pôle France à Poitiers, elle revient « Deux entraînements par semaine, loin de la préparation quotidienne de l’élite. » à Toulouse, décroche une maitrise STAPS, option sport adapté, et accessoirement un brevet d’état 1er degré, option judo. Et depuis la rentrée scolaire, Adeline enseigne à l’institut Saint Jean à Albi. Elle se prépare aussi à participer à ses quatrièmes championnats de France de première division, le haut du panier du judo français, lequel a bien brillé aux derniers Jeux olympiques. Le rugby aussi « Le podium est inaccessible pour moi, reconnaît-elle, mais terminer entre la 5 e et la 7 e place serait énorme. » Pour cela Adeline s’entraîne, pas énormément, deux fois par semaine, loin des préparations quotidiennes des meilleures de la discipline, toujours sous la conduite de Thierry Fabriès. Deux fois par semaine, c’est peu. Mais elle ne se contente pas de çà. Deux autres soirs de la semaine c’est... rugby. Car pour sortir de son environnement et de sa routine, soulager son dos aussi, Adeline tâte du ballon ovale, après s’être essayée au tennis, au basket, au football. Une « reconversion » qui lui a plutôt bien réussi, sous les couleurs rouge et noir de l’UA Gaillac Rugby, devenant même championne de France la saison dernière. Une ligne de plus à son palmarès sportif après un titre de championne de France de judo, 2 e division (2008) et un autre en judo entreprise (2007). « Je trouve dans le rugby cet esprit collectif qui me manque un peu au judo », rappelle celle qui donne aussi, on s’en serait douté, des cours aux nombreux licenciés (ils sont plus d’une centaine en tout) de son club de toujours. Une manière de renvoyer la balle à une structure, à un club, à un village, qui lui ont beaucoup apporté. n
La tête et les jambes Être une sportive de haut-niveau n’empêche pas de poursuivre des études. À 19 ans, Manon Souyris est élève ingénieur mais aussi une des toutes meilleures cyclistes françaises de sa catégorie d’âge. V ous l’avez peut-être croisée, du côté de Gaulène, Valence-d’Albigeois ou Valdériès. Au cœur du Ségala tarnais auquel elle est si attachée. Sur ses routes d’entraînement qui ont fait d’elle un des plus sûrs espoirs du cyclisme féminin français. Depuis 12 ans, Manon Souyris fait du vélo. Depuis qu’elle fut en âge de voir les exploits de Laurent Jalabert à la télévision aux côtés de son papa, féru de sport cycliste. Étudiante à l’INSA Toulouse À sept ans, à l’âge où certains enlèvent à peine les roulettes de leur bicyclette, Manon Souyris prenait sa première licence, à Albi Vélo Sport. Le virus était en elle. Il y est encore. Comme il a touché toute la famille, son frère jumeau et sa petite sœur, d’un an sa cadette. Et malgré quelques escapades au foot ou à la natation, elle n’a jamais abandonné la bicyclette. Aujourd’hui licenciée au Saint-Juéry olympique cyclisme, Manon Souyris s’est forgé un joli palmarès chez les jeunes. Elle fut d’abord championne de France chez les cadettes, en 2009, puis chez les juniors en 2011, apogée d’une saison où elle fut vainqueur de la Coupe de France (c’est à dire la cycliste la plus régulière de la saison), 4 e des championnats du monde et 7 e des championnats d’Europe. 2011 année bénie, qui l’aura vu obtenir son bac S avec mention bien et intégrer l’INSA Toulouse avec le statut de sportive de haut niveau. À dix-neuf ans, Manon Souyris traverse des semaines bien remplies. Les cours à l’INSA, les cinq sorties d’entraînement hebdomadaires quand ceux-ci lui en laissent la possibilité, sous la direction de son nouvel entraîneur Jean-Sébastien Abbal (qui a succédé au Saint-Juéryen Irénée Naves). « Je bénéficie du statut de sportif de haut niveau », explique Manon. « Mon emploi du temps me permet de m’entraîner grâce à des horaires un peu aménagés. » Mais le week-end, foin de vie toulousaine. C’est à Gaulène, auprès de ses proches, qu’elle vient se ressourcer. Ressembler à Maryline Salvetat Manon SOUYRIS Et puis il y a la finalité de tout ça, la compétition. Même si elle reste fidèle aux couleurs saintjuéryennes, Manon a intégré en 2012 une structure professionnelle, le team Vienne – Futuroscope. « C’est une des meilleures équipes françaises. Elle est très structurée, même si elle manque encore de moyens. Je peux ainsi bénéficier d’un suivi médical, d’un bon matériel et de bonnes conditions de déplacements pour me rendre sur les courses », explique-t’elle. Ainsi Manon a-t’elle pu participer à certaines épreuves de la Coupe du monde, chez les seniors, comme la Flèche Wallonne. « C’est dur pour une fille de 19 ans, je manque « Je suis très jeune par rapport d’expérience, je suis très jeune par rapport aux filles les plus fortes » aux filles les plus fortes, qui elles sont vraiment professionnelles et qui ne font que ça. » Manon Souyris espère bientôt être à leur niveau et porter le flambeau d’un cyclisme féminin français qui se cherche un peu. « Une nouvelle génération arrive, prévient-elle. Les trois filles sélectionnées pour les Jeux de Londres avaient à peine plus de vingt ans. » Pourquoi pas elle un jour ? La saison est maintenant quasiment terminée, mais Manon, études obligent, n’est pas près de prendre des vacances. Peut-être laissera-t’elle un peu le vélo, le cyclo-cross n’étant pas au programme hivernal de la demoiselle. Le cyclo-cross, spécialité de son idole, la Castraise Maryline Salvetat qui fut championne de monde en son temps. Championne cycliste devenue médecin. Manon pourrait avoir pire comme référence. n Un soutien diversifié au sport tarnais Outre les actions de parrainage, le Conseil général soutient les Comités départementaux par le biais de conventions pour le développement de leur discipline sur l’ensemble du territoire tarnais. 56 comités sportifs bénéficient de ce soutien, dont 12 par conventions pluriannuelles 2010-2013. La quasi totalité des 97 000 licenciés tarnais bénéficient dont indirectement des aides du Conseil général. Le montant global de ces conventions s’élève à près de 790 000 €. Par ailleurs, l’Assemblée départementale soutient les organisations de manifestations de niveau départemental, régional, national ou international favorisant l’animation du territoire et la promotion des savoir-faire tarnais (Décanation d’athlétisme, Grand prix d’Albi, Moto cross de Castelnau-de-Lévis, Route du Sud cycliste). atoutstarnn°92/25



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